Le XIVe Congrès du PCV : prévenir et alerter contre les dérives dès l’amont et à distance

À l’aube d’un nouveau mandat, les activités de contrôle et de supervision du Parti doivent connaître une réforme profonde en matière de pensée, de méthodes et de modes d’organisation.

Le membre du Comité central du Parti, vice-président permanent de la Commission centrale de contrôle, Tran Van Ron présente une intervention lors du XIVe Congrès du Parti. Photo : VNA.
Le membre du Comité central du Parti, vice-président permanent de la Commission centrale de contrôle, Tran Van Ron présente une intervention lors du XIVe Congrès du Parti. Photo : VNA.

Lors des débats en séance plénière sur les documents du XIVe Congrès national du Parti communiste du Vietnam (PCV), au nom du Comité du Parti de l’organe de la Commission centrale de contrôle, Tran Van Ron, membre du Comité central du Parti et vice-président permanent de la Commission centrale de contrôle, a présenté une intervention intitulée : « Renouveler le travail de contrôle et de supervision afin de renforcer la discipline et l’ordre, d’accroître la capacité de leadership et la combativité des organisations du Parti, et de répondre aux exigences des missions dans la nouvelle conjoncture ».

Selon Tran Van Ron, le XIIIe mandat a démontré que la direction et l’orientation étroites du Bureau politique, du Secrétariat et du secrétaire général constituent le socle le plus solide permettant aux commissions de contrôle à tous les niveaux de « s’attaquer aux zones d’ombre et aux bastions longtemps considérés comme intouchables ». Outre l’application de sanctions disciplinaires rigoureuses, les autorités compétentes ont également agi dans un esprit humaniste, visant à « traiter la maladie pour sauver le malade », à « sanctionner quelques-uns pour en préserver beaucoup d’autres ».

Abordant le nouveau mandat, le vice-président permanent de la Commission centrale de contrôle a souligné que le travail de contrôle et de supervision devait évoluer résolument en termes de réflexion, de méthodes et d’organisation. Il a appelé à maintenir strictement la discipline et l’ordre du Parti, à associer étroitement le contrôle et la supervision à la maîtrise du pouvoir, et à opérer un recentrage rapide et déterminé, passant de la logique d’« examen et traitement » à celle de la « prévention et de l’alerte précoces, dès la base ».

La Commission centrale de contrôle poursuivra l’amélioration des règlements relatifs à la prévention et à la lutte contre la corruption, le gaspillage et les comportements négatifs, en lien avec les mécanismes de contrôle du pouvoir et de discipline du Parti ainsi que de discipline administrative. Elle s’attachera également à élaborer et à perfectionner des mécanismes et des politiques à l’égard des cadres, fonctionnaires et agents publics, afin de faire en sorte qu’ils « ne puissent pas corrompre », « n’osent pas corrompre » et « n’aient pas besoin de corrompre ». Parallèlement, des dispositifs seront mis en place pour protéger et encourager les cadres et les membres du Parti qui osent penser et agir, prennent des initiatives et se placent à l’avant-garde de l’innovation au service du développement.

De son côté, le vice-chef de la Commission centrale des affaires intérieures, Dang Van Dung, a présenté une intervention intitulée « Mener avec détermination et persévérance la lutte contre la corruption, le gaspillage et les dérives ». Selon lui, pour prévenir et combattre efficacement ces fléaux, il convient d’appliquer strictement trois exigences, de se concentrer sur cinq priorités et de promouvoir trois percées, selon le mot d’ordre : « persévérance - détermination - consensus - approche globale - rupture ».

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