Nui Thanh : les agriculteurs redonnent vie aux terres en friche

Grâce à la mise en œuvre des politiques efficaces, le Front de la Patrie de la commune de Nui Thanh et les cellules du Parti des villages ont réussi à mobiliser les agriculteurs pour réhabiliter les champs abandonnés.

Photo d'illustration: baodanang
Photo d'illustration: baodanang

Les paysans donnent une seconde vie à Dong Sang

Il y a quelques années, l'abandon des terres par les agriculteurs de Nui Thành était une préoccupation majeure pour les autorités locales. Des plaines autrefois fertiles comme Dong Den, Dong Dong ou Hoc Bua se sont progressivement transformées en friches.

Situé au bord de la rivière Trau, le champ de Dong Sang (hameau de Tich Tay), d'une superficie de seulement 5 hectares, joue pourtant un rôle crucial pour la sécurité alimentaire de plus de 200 foyers du hameau. Ces terres étaient autrefois difficiles à cultiver en raison de l'acidité du sol et de l'absence de système d'irrigation, dépendant entièrement des conditions climatiques.

Luu Ba An, secrétaire de la cellule du Parti du hameau de Tich Tay, raconte : « En 2010, avec l'émergence des zones industrielles et des usines, la main-d'œuvre rurale a progressivement délaissé les champs. Les jeunes sont devenus ouvriers et les travailleurs d'âge moyen ont cherché des emplois plus rémunérateurs. Par ailleurs, les problèmes d’irrigation a fini par vider Dong Sang de ses laboureurs. »

Délaissant le travail de la terre, les agriculteurs ont permis l’intrusion saline et à l’envasement des canaux, permettant aux mauvaises herbes et aux roseaux de proliférer. En 2015, Dong Sang est officiellement devenu une terre en friche.

Refusant de se résigner à cet abandon, le Comité du Parti, le Front de la Patrie et les organisations de masse du hameau de Tich Tay ont persévéré dans leurs efforts de sensibilisation pour ramener les habitants vers leurs champs. Après maintes discussions, les villageois ont finalement accepté de reprendre la culture lors de la campagne hiver-printemps 2020-2021. Le vrombissement des motoculteurs au milieu des roselières a réveillé Đồng Sang après des années de léthargie, porteur de joie et de l'espoir de restaurer ces terres que leurs ancêtres avaient jadis défrichées avec tant d'efforts.

« La terre ne trahit jamais ceux qui la travaillent » : les jeunes pousses ont grandi vigoureusement. « Cette saison-là, tout le monde était enthousiaste à l'idée de sentir à nouveau le parfum du riz Nang Huong sur nos terres. Alors que l'agriculture pluviale offrait autrefois des rendements aléatoires, chaque sào (=360m2) produit désormais 3 quintaux. Même ceux qui ne cultivent qu'un ou deux sào ont de quoi assurer leur consommation familiale, éliminant ainsi le souci d'acheter du riz au marché », confie le vieil agriculteur Nguyen Minh Le.

Aujourd'hui, Dong Sang s'étend à perte de vue, promettant une récolte été-automne 2026 exceptionnelle. Les zones en friche ont quasiment disparu ; le réseau de canaux, financé par l'État et régulièrement curé, garantit une irrigation optimale.

« Les agriculteurs sont revenus d'eux-mêmes à la terre, et les zones abandonnées se réduisent désormais à quelques cuvettes profondes. C'est le plus grand succès de notre travail de sensibilisation à la base. Il est réjouissant de voir qu'un champ autrefois « mort » affiche aujourd'hui un rendement moyen de plus de 60 quintaux/ha, contribuant ainsi au dynamisme économique local », affirme Luu Ba An.

Des terres sablonneuses salines transformées en zones de culture intensive

Autrefois dédiée aux cultures à cycle court comme l'arachide, le sésame ou le riz, une zone de plus de 15 hectares au hameau de Vinh Dai était restée à l'abandon depuis 2015 en raison de la salinisation par le fleuve Truong Giang et du manque d'infrastructures hydrauliques.

Fort de son expertise acquise au Centre de soutien aux agriculteurs de la province, M. Nguyen Thanh Tuan a nourri l'ambition de réveiller ces sables blancs grâce à un modèle de culture intensive de piment. Cependant, le défi majeur restait le remembrement foncier et le changement des habitudes culturales des habitants.

Grâce à l'intervention du Comité du Front de la Patrie de la commune, de l'Association des agriculteurs et des autorités locales, une campagne de sensibilisation coordonnée a été lancée. En suivant la devise « utiliser le court terme pour financer le long terme » et en s'appuyant sur des preuves concrètes de réussite, le Front a convaincu les propriétaires de prêter leurs terres tout en les encourageant à participer à la production sur leurs propres parcelles.

Les ateliers de formation technique et les politiques de soutien spécifiques ont servi de catalyseur au déploiement du modèle de culture de piments dès avril 2025. L'efficacité économique a été rapidement confirmée lors de la campagne hiver-printemps 2025-2026, avec un prix du piment oscillant entre 30 000 et 35 000 dôngs le kilo. Chaque sào a généré un bénéfice d'environ 15 millions de dôngs, soit l'équivalent de 300 millions de dôngs par hectare et par an, un chiffre bien supérieur à celui des cultures traditionnelles précédentes.

Nguyen Thi Nhuan, venue du hameau de Vinh Dai, précise que sa parcelle de piments a produit un rendement de 2 tonnes, pour un revenu brut de près de 70 millions de dôngs. « Une fois déduits les coûts de production tels que les semences et les engrais, et en comptant notre propre main-d'œuvre, le bénéfice net s'élève à environ 30 millions de dôngs par récolte. Par rapport à l'arachide ou au riz, la valeur de production par sào a été multipliée par deux ou trois », explique-t-elle.

Huynh Van Coi, président du Comité du Front de la Patrie de la commune de Nui Thanh, souligne que le succès rencontré à Dong Sang et Vinh Dai constitue une base solide pour que la localité continue de multiplier ces modèles de restauration des terres agricoles. L'objectif est de réhabiliter d'autres zones dégradées ou salines comme celles de Haa An, Dong An, Tich Tay ou An Tay, contribuant ainsi à la restructuration du secteur agricole et au développement économique durable de la commune.

Back to top