La XVIe législature de l'Assemblée nationale s'ouvre dans un contexte où le pays entre dans une nouvelle phase de développement, caractérisée par une imbrication d'opportunités et de défis. S'entretenant avec le reporter de VOV2, le Pr. Dr. Nguyen Ngoc Son, député de cette XVIe législature et membre permanent de la Commission de la Science, de la Technologie et de l'Environnement de l'Assemblée nationale, estime que cette situation constitue certes une pression, mais représente simultanément un moteur et une occasion pour chaque élu de consacrer davantage d'efforts et d'intelligence au développement du pays.
Il souligne que cette législature débute dans des circonstances exceptionnelles. Le pays fait face à une exigence de développement rapide et durable ; les aspirations à l'émergence sont immenses, mais les défis le sont tout autant.
Selon lui, dans ce contexte, la responsabilité d'un député ne peut se limiter à une simple participation formelle aux sessions. Il doit être le véritable porte-parole de la volonté et des aspirations du peuple, tout en contribuant activement à lever les goulots d'étranglement qui freinent la croissance.
« Chaque député doit être pleinement conscient de la triple responsabilité qu'il assume : contribuer au perfectionnement des institutions ; dynamiser le fonctionnement de l'appareil d'État ; et garantir que toute politique serve, en dernier ressort, les citoyens, les entreprises et l'avenir de la nation », a-t-il déclaré.
La réalité démontre que si, par le passé, les électeurs souhaitaient principalement que leurs députés relayent leurs préoccupations, leurs exigences sont aujourd'hui bien plus élevées. L'élu ne doit pas seulement parler avec justesse, il doit contribuer à rendre les politiques plus pertinentes, les lois plus applicables, le contrôle plus efficace, avec des résultats tangibles dans la vie quotidienne.
Pour répondre aux attentes du corps électoral, le Pr. Dr. Nguyen Ngoc Son estime que chaque député doit opérer une transition mentale : passer d'une logique de « participation » à une logique de « responsabilité ».
« Le député ne doit pas se contenter de s'insérer dans le processus parlementaire ; il doit être comptable devant ses électeurs de la pertinence de sa parole, de la qualité de ses décisions et de la rigueur de son action de contrôle », a-t-il indiqué.
Selon lui, toute innovation dans l'action découle d'un renouvellement de la pensée. Si le mode de réflexion reste obsolète ou craint la confrontation, il sera difficile d'accoucher de décisions novatrices, de critiques acerbes ou d'un contrôle rigoureux. À l'inverse, lorsque l'esprit de l'élu est guidé par l'intérêt supérieur de la nation et les droits légitimes des citoyens, il saura naturellement quoi dire, quoi demander, quoi débattre et quelle cause défendre.
Particulièrement dans cette phase charnière, le député doit faire preuve d'une vision constructive, d'une culture de l'État de droit et d'un esprit de réforme orienté vers le citoyen. C'est à cette condition que chaque décision politique sera tournée vers la population, répondant à des questions essentielles : qu'y gagne le citoyen, comment est-il protégé et quelles opportunités de développement lui sont offertes ?
« Une bonne politique n'est pas celle qui brille sur le papier, mais celle qui rend la vie humaine meilleure, plus juste et plus digne », a affirmé le Pr. Dr. Nguyen Ngoc Son.
Enfin, pour ouvrir cette nouvelle ère de progrès, il préconise de réinventer l'activité de contrôle parlementaire. La posture du député doit évoluer radicalement : il ne s'agit plus de « contrôler pour savoir », mais de « contrôler pour changer ». L'élu ne doit pas seulement pointer du doigt les lacunes, il doit en identifier les causes, les responsabilités, définir un calendrier de résolution et suivre les résultats jusqu'au bout.
« Le contrôle doit cibler les dossiers brûlants, les enjeux majeurs attendus par la population ; il faut impérativement éviter l'éparpillement et le formalisme », a conclu le Pr. Dr. Nguyen Ngoc Son.