Sous un soleil de plomb, les policiers de la route bravent la canicule pour fluidifier le trafic

Au cœur de la fournaise qui accable la capitale, ces agents de police maintiennent la cadence de la circulation.

Sous un soleil de plomb, les policiers de la route bravent la canicule pour fluidifier le trafic. Photo: NDEL
Sous un soleil de plomb, les policiers de la route bravent la canicule pour fluidifier le trafic. Photo: NDEL

Hanoï traverse actuellement des journées d'une chaleur suffocante, le thermomètre extérieur frôlant par moments les 40 à 50 °C. Malgré ces conditions dantesques, les policiers de la circulation restent fidèles au poste sur chaque axe routier pour réguler le trafic, veillant à la sécurité des usagers et de leurs véhicules.

Au plus fort de l'été, quelques minutes à peine passées à l’extérieur suffisent pour ressentir la lourdeur d’un air étouffant et une fatigue immédiate. Pour ces policiers en service, la pénibilité est démultipliée. Entre le poids de l’uniforme et les équipements réglementaires, ils doivent rester debout des heures durant, exposés aux rayons brûlants du soleil, pour accomplir leur devoir.

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Entre le poids de l’uniforme et les équipements réglementaires, ils doivent rester debout des heures durant, exposés aux rayons brûlants du soleil, pour accomplir leur devoir. Photo: NDEL

Aux carrefours névralgiques de la ville, tels que l’accès sud du pont Chuong Duong, Giai Phong ou Dại Co Viet, les effectifs restent mobilisés à 100 %. Fixés à leur poste de contrôle, ils veillent à ce que les voies demeurent parfaitement fluides et sûres.

Le commandant Hoang Minh Tuan, chef adjoint de l’équipe routière n°14, explique que face à cette vague de chaleur extrême, l’unité a mobilisé sa cellule logistique pour approvisionner en eau fraîche chaque point de contrôle afin de soutenir les hommes déployés sur le terrain. « Malgré la rigueur du climat, nous maintenons la totalité de nos effectifs sur les carrefours stratégiques. Notre priorité absolue est d’optimiser le filtrage et la régulation pour tuer dans l'œuf tout début d'embouteillage, garantissant ainsi une sécurité totale aux usagers de la route », insiste-t-il.

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Sans la présence rassurante et les consignes de ces agents, la circulation aurait vite sombré dans le chaos. Photo: NDEL

Cette abnégation suscite une vive admiration chez les usagers de la route, conscients de la dureté de la tâche dans une capitale transformée en véritable brasier. Mai Thuong, résidant rue Tran Phu, confie : « Même pour un court trajet, je sors emmitouflée dans mes vêtements de protection contre le soleil. Pourtant, ces policiers, engoncés dans leur uniforme officiel, restent postés de longues heures sur le bitume pour fluidifier la circulation. Je leur adresse un immense merci. »

Hoang Anh, habitant du quartier de O Cho Dua, abonde dans son sens : « Ces derniers jours, les médias rapportaient qu'à la mi-journée, la température ressentie flirtait avec les 50 °C, et que le bitume surchauffé atteignait parfois les 70 °C. Tout le monde se dépêche pour fuir cette chaleur. Sans la présence rassurante et les consignes de ces agents, la circulation aurait vite sombré dans le chaos. Un grand merci à eux de braver la canicule pour nous permettre de circuler sereinement. »

Leur chemise jaune, trempée de sueur, colle à leur peau. Sans jamais un mot de plainte ni de regret, ces gardiens de la route continuent d'œuvrer dans le silence, faisant fi des caprices du climat. Tous avancent guidés par le même idéal : « Servir le peuple », apportant leur pierre à l’édifice de la sécurité routière, kilomètre après kilomètre.

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