Le secteur de la transplantation au Vietnam a enregistré des avancées notables, passant des greffes d’organes uniques à des interventions plus complexes, telles que les transplantations multi-organes et les transplantations en « domino ».
Selon le Département de la gestion des examens et traitements médicaux, relevant du ministère de la Santé, le pays compte désormais 34 centres de transplantation capables de réaliser des greffes de cœur, de foie, de poumon, de rein et de cornée. Au-delà des greffes d’un seul organe, le Vietnam maîtrise également les techniques de transplantation multi-organes et en « domino ».
Le Dr Ha Anh Duc, directeur de ce département, a affirmé que le pays avait atteint, dans la mise en œuvre de ces techniques, un niveau comparable à celui des plus grands centres de transplantation au monde.
La transplantation multi-organes consiste à greffer deux organes ou plus chez un même patient, lorsque cela est cliniquement indiqué. Par rapport à la transplantation d’un organe unique, elle impose des exigences accrues en matière de sélection des patients, d’évaluation des organes des donneurs, d’organisation chirurgicale et de gestion des complications.
La transplantation en « domino » est une forme spécialisée dans laquelle un organe prélevé sur un receveur peut être transplanté chez un autre patient, sous réserve du respect de critères professionnels stricts.
La réalisation de telles interventions repose non seulement sur la maîtrise des techniques chirurgicales, mais aussi sur une coordination étroite entre plusieurs équipes médicales, un système efficace de coordination des dons et des greffes d’organes, ainsi que la capacité à gérer des situations complexes.
Ces avancées témoignent du développement de la spécialité de la transplantation au Vietnam, qui intègre des techniques de pointe et réalise des interventions répondant à des exigences médicales toujours plus élevées.
Dans ce contexte de développement global de la spécialité, la transplantation hépatique constitue l’un des domaines les plus exigeants, tant sur le plan technique qu’en matière d’organisation des soins.
Un travail de recherche intitulé « Application, développement et transfert réussi des techniques de transplantation hépatique : contribuer à rehausser le prestige de la spécialité de la transplantation d’organes au Vietnam » se concentre sur l’application, le développement et le transfert de ces techniques, un domaine d’une importance capitale pour le traitement des maladies hépatiques graves et pour l’essor du secteur de la transplantation.
La candidature de ce travail au prix Hô Chi Minh implique un examen et une évaluation rigoureux, fondés sur des critères exigeants en matière de valeur scientifique et technologique, ainsi que d’efficacité pratique. Conformément à l’article 10 du décret gouvernemental n° 18/2024/NĐ-CP, un projet d’application technologique susceptible de recevoir le prix Hô Chi Minh doit présenter un caractère exceptionnel, une très haute valeur technologique et une contribution majeure à la cause révolutionnaire. Il doit également avoir une influence vaste et durable sur la vie de la population, contribuer de manière significative au développement socio-économique du pays et favoriser le progrès scientifique et technologique.
Ces critères démontrent que le prix Hô Chi Minh ne se limite pas à récompenser une prouesse technique ; il valorise également la créativité, l’applicabilité pratique et les contributions dont l’impact s’inscrit dans la durée.
Dans le domaine de la transplantation hépatique, les résultats de la recherche, les avancées techniques et le transfert de technologies doivent ainsi être appréciés à partir de dossiers scientifiques, de preuves d’efficacité en pratique clinique et de contributions clairement établies au développement de la spécialité.
À l’échelle du secteur, l’évolution, passant de la transplantation d’un organe unique à celle d’organes multiples, voire à la transplantation en « domino », permet une meilleure prise en charge des cas complexes. Toutefois, ces avancées sont le fruit du travail collectif de nombreux établissements médicaux vietnamiens et ne sauraient être attribuées exclusivement au seul projet de transplantation hépatique susmentionné.
Le développement de cette spécialité souligne également la nécessité de renforcer davantage le système de don, de prélèvement, de coordination et de transplantation d’organes, afin de garantir la qualité des soins et de préserver les intérêts des patients.
Des progrès réalisés dans la transplantation d’organes aux travaux de recherche candidats aux grandes distinctions scientifiques nationales, la science et la technologie jouent un rôle croissant dans le renforcement des capacités de la médecine vietnamienne.