Ces dernières années, le Parti et l’État vietnamiens ont mis l’accent sur l’allocation de ressources et le soutien au développement socio-économique des régions montagneuses et celles peuplées d’ethnies minoritaires.
Cela inclut notamment l’utilisation des fonds du Programme cible national de développement socio-économique de ces régions au cours de la période 2021-2030.
À tous les niveaux administratifs, plus de 180 politiques ont été harmonieusement déployées dans les régions habitées par les minorités ethniques et les zones montagneuses, dont 136 spécifiquement destinées à ces groupes ethniques.
Les investissements et les soutiens de l’État ont significativement réduit le taux de pauvreté dans ces régions, avec une baisse annuelle moyenne de 2% à 3%, atteignant 3% à 4% dans les communes les plus défavorisées.
Gros investissements
La mise en œuvre de la première phase (2021-2025) du Programme cible national de développement socio-économique des régions montagneuses et zones peuplées d’ethnies minoritaires a atteint quatre principaux objectifs.
Des logements sociaux ont été construits pour les ménages vulnérables dans les districts défavorisés, bénéficiant à près de 13 000 foyers.
De nombreux modèles de production et de coopération commerciale ont été encouragés et étendus dans les zones où vivent les minorités ethniques. Les investissements dans les écoles et les équipements éducatifs ont été maintenus.
Les projets médicaux, y compris la prévention des maladies, les soins de santé et le traitement des patients, ainsi que la sécurité alimentaire, continuent de faire l’objet d’une attention particulière et sont en cours de mise en œuvre, comme l’a constaté Le Thi Thanh Lam, députée de la province de Hau Giang, à l’Assemblée nationale.
“Les autorités à tous les niveaux ont mis en œuvre des mesures visant à maximiser la mobilisation des ressources nécessaires pour les projets de développement socio-économique, en intégrant les objectifs de réduction durable de la pauvreté et de développement des zones rurales et montagneues. Leurs initiatives ont bénéficié d’un large soutien de la population”, a-t-elle remarqué.
En 2025, les collectivités locales ont poursuivi la mise en œuvre des politiques ethniques, en mettant un accent particulier sur les objectifs prioritaires du programme national.
Parallèlement, elles ont achevé plusieurs projets spécifiques, notamment celui visant à renforcer la coopération en matière de formation avec des entreprises nationales et internationales, pour favoriser l’intégration professionnelle des étudiants issus des minorités ethniques après leurs études.
Également mentionné, le projet de réforme des modèles éducatifs dans les institutions d’enseignement.
Le Vietnam compte 53 ethnies minoritaires, soit 14,4 millions de personnes, réparties sur environ les trois quarts du territoire.
Ces régions, riches en potentiel (agriculture, sylviculture, tourisme…), souffrent encore d’infrastructures insuffisantes, d’un taux de pauvreté élevé et d’un accès limité aux services de base.
Dix projets majeurs
Lors de la récente conférence-bilan de la phase 2021-2025 du Programme cible national de développement socio-économique des zones peuplées de minorités ethniques et des régions montagneuses, le chef du gouvernement Pham Minh Chinh a souligné la portée profondément humaniste de ce programme, tout en relevant les limites liées à une mise en œuvre dispersée et manquant de cohérence.
Il a appelé à une évaluation complète des résultats et des difficultés, à un changement de mentalité, à un renforcement de la décentralisation, à une allocation ciblée des ressources, à l’application des sciences et technologies, ainsi qu’à une coopération étroite entre l’État, les entreprises et les populations locales pour améliorer les conditions de vie de ces dernières.
“Nous devons équilibrer et orienter les ressources de manière prioritaire vers ce programme. L’objectif pour les cinq prochaines années est d’augmenter le budget d’environ 10% à 15%”, a martelé Pham Minh Chinh.
Et de poursuivre : “Pour la période 2021-2025, nous avons mobilisé 137 000 milliards de dôngs. Pour ce mandat 2026-2030, nous visons entre 150 000 et 160 000 milliards. Il faut mettre en place un ensemble de crédits préférentiels afin d’éradiquer la pauvreté, de favoriser la prospérité, et de prévoir des politiques fiscales adaptées, un meilleur accès au foncier, ainsi que des réductions d’impôts, de taxes et de redevances pour permettre aux minorités ethniques et aux populations des zones montagneuses de sortir durablement de la pauvreté”.
Sur la période 2021-2025, ledit programme comprend dix projets majeurs portant sur divers aspects, dont la résolution des besoins en terres et logements, en terres de production et en eau potable ; la planification et la réorganisation des zones de résidence ; le développement durable de la production agricole et sylvicole ; l’investissement dans les infrastructures essentielles ; l’amélioration de l’éducation et des ressources humaines ; la préservation de la culture ; les soins de santé ; la promotion de l’égalité des sexes et le soutien aux femmes et aux enfants...
Les résultats incluent l’attribution de terres et de logements à des dizaines de milliers de ménages, l’accès à l’eau potable pour des centaines de milliers d’entre eux, la protection sous contrat de plus de 1,4 million d’hectares de forêts, la construction ou la rénovation de milliers d’ouvrages routiers, électriques, sanitaires et scolaires, ainsi que la formation professionnelle de plus de 115 000 travailleurs…
Par ailleurs, le programme a investi dans la préservation de 48 villages et de 69 sites touristiques emblématiques, soutenu 124 festivals traditionnels et des milliers de clubs et troupes artistiques.
En cinq ans, plusieurs objectifs ont été atteints ou dépassés, notamment une réduction de la pauvreté de 3,4% dans les zones peuplées de minorités ethniques et un revenu annuel moyen par habitant porté à 43,4 millions de dôngs, soit plus de trois fois le niveau de 2020.
Le taux de formation professionnelle a atteint 54,8%. Cependant, des défis subsistent, tels que la modernisation des infrastructures techniques et sociales, la résolution essentielle du manque de terres, etc.