Sourire aux lèvres, les soldats remettent avec attention les cadeaux du Têt aux habitants. Photo : QĐND.
Sourire aux lèvres, les soldats remettent avec attention les cadeaux du Têt aux habitants. Photo : QĐND.

Aux confins du pays, les gardes-frontières portent le printemps aux populations

Acheminer les présents du Têt jusqu’aux villages n’a jamais été chose aisée. Mais sur les épaules des soldats en uniforme vert, ces cadeaux ne sont pas seulement matériels, ils représentent aussi un engagement et une affection profonds.

La route sinueuse menant à la commune de Son Vi (dans la province de Tuyen Quang, au nord-ouest du Vietnam), à l’approche du Nouvel An lunaire, se voile d’une brume blanche.

Les montagnes se succèdent à perte de vue, tandis que les villages sont nichés au cœur des forêts primaires.

Là où l’on pourrait croire ne trouver que pierre et vent, des habitants persévèrent pourtant, attachés à leur terre et à leur village, veillant sur chaque parcelle sacrée du territoire national.

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Les cadres et soldats du poste-frontière de Sam Pun préparent activement les cadeaux du Têt destinés aux habitants de Son Vi. Photo : QĐND.

En assistant de visu aux cadres et aux soldats du poste-frontière de Sam Pun préparant avec minutie chaque cadeau du Têt pour les remettre directement aux habitants, nous avons ressenti encore plus clairement que derrière chaque sac des cadeaux (composant du riz, vêtements chauds, banh chung ou sachets de bonbons), se cachait bien davantage : l’affection profonde et sincère des soldats en uniforme vert envers les populations de la région frontalière.

Pour ces soldats, il ne s’agit pas seulement d’un soutien matériel, mais d’une responsabilité et d’un engagement affectif envers les habitants des zones frontalières.

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Avec ces cadeaux, les soldats du poste-frontière de Sam Pun expriment leur responsabilité et leurs sentiments à la population locale. Photo : QĐND.

Le commandant adjoint chargé des affaires politiques du poste, le commandant Hung Dinh Ngoc, a partagé : « le poste assure la gestion de plus de 23 kilomètres de frontière, jalonnés de 72 bornes. Le territoire est vaste, les conditions climatiques sont rigoureuses. Veiller au bien-être des habitants, en particulier à l’occasion du Têt traditionnel, constitue donc une mission essentielle pour renforcer les liens étroits entre les gardes-frontières et la population. »

À Son Vi, le Têt ne se résume pas aux banh chung ni aux repas de fête : il est aussi l’espoir d’un peu plus d’abondance après une année de labeur.

Pour de nombreuses familles démunies dans ces régions frontalières reculées, les cadeaux offerts par les gardes-frontières sont comme une prémisse du printemps, une marque de bienveillance discrète de la part des soldats qui veillent jour et nuit sur les frontières du pays.

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Des cadres du poste-frontière de Sam Pun se rendent au domicile des habitants pour leur remettre des cadeaux du Têt. Photo : QĐND.

Le programme « Aider les enfants à aller à l'école - les enfants adoptés par les gardes-frontières » est une initiative humanitaire vietnamienne lancée partout dans le pays visant à soutenir la scolarisation des enfants défavorisés dans les zones frontalières reculées. Les soldats fournissent des fournitures scolaires, des vêtements, et un soutien financier pour éviter l'abandon scolaire.

Dans le cadre de ce programme, le poste-frontière de Sam Pun soutient actuellement 23 élèves en situation difficile.

Parmi eux figure Vang Mi Sung, élève de sixième au collège de Xin Cai. Son père est décédé lorsqu’elle n’avait que neuf ans. Recevant un manteau neuf, elle a confié timidement : « Aujourd’hui, les soldats m’ont apporté des cadeaux, je suis très heureuse. Je ferai de mon mieux à l’école pour aider ma mère et mon village plus tard. »

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Lo Thi Sua, 60 ans, du village de Mo Co, est heureuse avec les cadeaux du Têt offerts par les cadres et soldats du poste-frontière de Sam Pun. Photo : QĐND.

La joie se lit également sur le visage de Lo Thi Sua, 60 ans, du village de Mo Co : « Chaque année, pour le Têt, les soldats font preuve d'une telle attention et d'une telle bienveillance, cela me touche beaucoup. Ils sont comme des membres de ma famille. »

Acheminer les présents du Têt jusqu’aux villages n’a jamais été chose aisée. Certains villages sont situés à des dizaines de kilomètres du poste-frontière, les routes de montagne sont glissantes et le brouillard est épais.

Mais sur les épaules des soldats en uniforme vert, ces cadeaux ne sont pas seulement matériels, ils représentent aussi un engagement et une affection profonds.

Le commandant Diep Van Quang, chef du poste-frontière de Xin Cai, a précisé : « Malgré le long et difficile voyage, les soldats font tout leur possible pour apporter des cadeaux du Têt à la population. Car il ne s'agit pas seulement d'un soutien matériel, mais aussi des sentiments des gardes-frontières envers les habitants de la zone frontalière. »

Serré contre elle son sac de cadeaux, Mme Tho Thi Say, du village de Mo Phang, a déclaré avec émotion : « Ma famille traverse encore de nombreuses difficultés. Voir les soldats venir nous rendre visite et nous offrir des cadeaux me rend très heureuse. Grâce à leur attention, le Têt est plus joyeux et plus chaleureux. »

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Le lien étroit entre l’armée et la population contribue à nourrir la confiance et la sérénité aux confins de Son Vi. Photo : QĐND.

Dans ces régions frontalières reculées, les soldats ne se contentent pas de veiller sur chaque borne et chaque ligne de démarcation ; ils constituent également un appui moral essentiel pour les populations locales.

Le commandant Hung Dinh Ngoc a souligné : « Outre la distribution de cadeaux pour le Têt, l'unité aide régulièrement les populations à développer leur économie, mène des actions de sensibilisation juridique, fournit des soins médicaux et soutient les élèves défavorisés. Ces actions contribuent à renforcer la solidarité entre l'armée et la population, et à tisser des liens solides avec les habitants des régions frontalières de la patrie. »

Et malgré le froid rigoureux des montagnes et des forêts, le lien entre l'armée et la population demeure comme une flamme ardente, réchauffant chaque foyer et chaque village, permettant aux habitants de demeurer attachés à leur terre et de préserver, aux côtés des soldats, chaque parcelle du territoire national.

Un nouveau printemps revient aux frontières, porteur d’une confiance sereine aux confins du pays, un espoir nourri par les actions discrètes et bienveillantes des soldats et par les liens étroits et le soutien indéfectible des populations des groupes ethniques frontaliers.

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