Le Japon et l’UNESCO soutiennent le Vietnam dans la prévention des catastrophes naturelles

L’UNESCO et le gouvernement japonais soutiennent la mise en oeuvre d'un projet visant à renforcer les capacités du Vietnam en matière d’alerte précoce, de réduction des risques de catastrophe et de garantie d’un environnement d’apprentissage sûr.

Le représentant en chef de l’UNESCO au Vietnam, Jonathan Wallace Baker (à gauche), et l'ambassadeur du Japon au Vietnam, Ito Naoki, lors de la cérémonie de signature. Photo : VNA.
Le représentant en chef de l’UNESCO au Vietnam, Jonathan Wallace Baker (à gauche), et l'ambassadeur du Japon au Vietnam, Ito Naoki, lors de la cérémonie de signature. Photo : VNA.

Le 12 février à Hanoï, l’UNESCO et le gouvernement japonais ont officiellement signé un accord portant sur la mise en œuvre d’un projet visant à renforcer les capacités du Vietnam en matière d’alerte précoce, de réduction des risques de catastrophe et de garantie d’un environnement d’apprentissage sûr.

Doté d’un budget total de 533.333 dollars, ce projet sera mis en œuvre sur une période d’un an, de mars 2026 à mars 2027, avec des activités concentrées dans la province de Nghe An, une localité régulièrement touchée par les catastrophes naturelles et revêtant une importance stratégique, qui abrite la Réserve de biosphère de l’Ouest de Nghe An reconnue par l’UNESCO ainsi que l’ancienne ville de Vinh, membre du Réseau mondial UNESCO des villes apprenantes.

Le projet vise principalement à améliorer les systèmes d’alerte précoce quasi en temps réel pour les crues soudaines et les glissements de terrain dans les zones à haut risque, tout en renforçant la résilience des établissements scolaires. Les activités comprennent notamment la cartographie des risques, l’élaboration de plans de préparation au niveau des écoles et le renforcement des capacités des gestionnaires et des enseignants, afin de garantir la continuité de l’apprentissage face aux catastrophes.

Lors de la cérémonie de signature, le représentant en chef de l’UNESCO au Vietnam, Jonathan Wallace Baker, a souligné l’importance de passer d’une approche axée sur la réponse d’urgence à un investissement accru dans la prévention.

Il a précisé qu’au niveau provincial, le projet soutiendra l’examen et la mise à jour des plans de gestion des risques de catastrophe et d’intervention d’urgence, le renforcement de la cartographie des risques ainsi que des systèmes de surveillance en temps réel et d’alerte précoce pour les inondations et les glissements de terrain. Au niveau communal, il contribuera à renforcer les capacités des autorités locales et des personnels techniques de première ligne grâce à des formations spécialisées en prévention des catastrophes et en planification des interventions, en priorité dans les zones à haut risque. Au niveau communautaire et scolaire, le projet encouragera une approche participative dans la cartographie des risques, l’élaboration de plans d’intervention et la sensibilisation, tout en soutenant les écoles et les communautés dans la mise en place de mesures concrètes de préparation et de réponse, afin que les informations d’alerte précoce soient correctement comprises et suivies d’actions appropriées avant, pendant et après les catastrophes.

L’ambassadeur du Japon au Vietnam, Ito Naoki, a exprimé sa conviction que le projet contribuera à renforcer les capacités du Vietnam en matière de réduction des risques de catastrophe.

De son côté, le vice-ministre des Affaires étrangères et président de la Commission nationale vietnamienne pour l’UNESCO, Ngo Le Van, a affirmé que l’adaptation au changement climatique constitue une priorité majeure de la stratégie de développement et de garantie de la sécurité nationale du Vietnam à l’horizon 2050, ajoutant que cet accord traduit une volonté politique concrétisée par des actions pratiques au service direct des communautés.

Environ 15.000 personnes, dont des habitants locaux, des élèves, des enseignants et des cadres de gestion scolaire, devraient bénéficier directement du projet, tandis que de nombreuses autres en tireront des bénéfices indirects.

Les expériences et les enseignements tirés de ce projet serviront de référence pour d’autres localités et à l’échelle nationale, tout en contribuant à la mise en œuvre des cadres internationaux tels que le Cadre d'action de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe et les Objectifs de développement durable (ODD).

VNA/NDEL
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