La Commission électorale de Co To a récemment procédé à une inspection de l’avancement des préparatifs pour l’élection des députés de la XVIᵉ législature de l’Assemblée nationale et des représentants des conseils populaires à tous les niveaux. Les autorités ont analysé en détail les difficultés spécifiques liées à la géographie, aux conditions météorologiques et aux fluctuations démographiques propres aux zones maritimes et insulaires afin d’élaborer des scénarios d’intervention adaptés.
Située loin du centre administratif, l’île de Tran — l’une des cinq « îles de la jeunesse » du pays et un avant-poste stratégique dans le Nord-Est — fait l’objet d’une attention particulière lors de chaque scrutin. Pour assurer une direction efficace, la Commission électorale a décidé de confier la supervision de ces zones à des cadres expérimentés connaissant bien les réalités locales. Ces responsables jouent un rôle clé de relais entre les autorités et les électeurs vivant en première ligne maritime.
Parallèlement, la communication autour du scrutin sur les îles doit être menée plus tôt que prévu. Les méthodes de présentation des candidats ont également été modernisées. Au lieu de simples panneaux d’information textuels, les autorités préparent désormais des dossiers complets accompagnés de photos et de biographies des candidats, présentés lors des rencontres et réunions avec les électeurs. Cette approche plus visuelle permet aux citoyens de mieux comprendre les profils des candidats et d’exercer leur droit de vote de manière éclairée.
L’un des principaux défis pour Co To durant cette période électorale réside dans le facteur saisonnier. La campagne électorale coïncide avec la saison de la pêche aux méduses, ce qui entraîne une arrivée massive de travailleurs saisonniers dans la région.
Face à cette situation, Le Ngoc Han, secrétaire du comité du Parti de la zone spéciale et président de la Commission électorale, a demandé aux forces de police de renforcer les contrôles administratifs et la gestion de la résidence. Les listes électorales sont ainsi établies avec précision jusqu’au niveau de chaque foyer, avec des mises à jour régulières afin de garantir l’exactitude des informations et de préserver les droits électoraux des citoyens.
Contrairement aux zones continentales, l’organisation d’élections sur les îles comporte toujours des risques liés aux catastrophes naturelles ou aux contraintes techniques. La Commission électorale a donc demandé aux sous-comités de préparer des scénarios détaillés pour faire face à toutes les situations possibles, qu’il s’agisse de conditions météorologiques défavorables en mer, de coupures d’électricité ou d’incidents techniques dans les bureaux de vote.
Dans cette optique, les formations destinées aux équipes électorales privilégieront désormais les exercices pratiques. Une simulation grandeur nature devrait être organisée dans un bureau de vote type, avec la participation de toutes les parties concernées. L’ensemble du processus — de l’affichage des listes électorales au dépouillement des votes et à la gestion de l’information — sera testé afin d’identifier les éventuelles difficultés et d’améliorer les procédures.
Selon Le Ngoc Han, toutes les missions doivent être menées avec impartialité et sens des responsabilités, en plaçant l’intérêt collectif au premier plan. Les rapports d’inspection et de supervision des préparatifs devront être finalisés avant le 7 mars pour être transmis aux autorités compétentes.
Grâce à une préparation méthodique — depuis la mise en place de cinq comités électoraux jusqu’à l’élaboration de mécanismes de suivi de l’opinion publique — la zone spéciale de Co To ambitionne d’organiser un scrutin sûr, démocratique et transparent. Ces efforts témoignent de la volonté de garantir pleinement l’exercice du droit de vote des citoyens, y compris dans les territoires insulaires situés aux avant-postes du pays.