Les coureurs affichent leur enthousiasme lors de la course Happy Run, organisée pour soutenir la scolarisation des enfants issus de régions défavorisées. Photo : Vnexpress.
Les coureurs affichent leur enthousiasme lors de la course Happy Run, organisée pour soutenir la scolarisation des enfants issus de régions défavorisées. Photo : Vnexpress.

Des communes et des quartiers socialistes modernes où personne n’est laissé de côté

La construction de communes et de quartiers socialistes ne répond pas uniquement à l’exigence de rénover les modes de gouvernance locale, mais doit placer l’être humain au cœur du développement, en garantissant une croissance économique associée à la justice sociale, à une démocratie réelle et à un cadre de vie durable.

La construction de communes et de quartiers socialistes ne répond pas uniquement à l’exigence de rénover les modes de gouvernance locale, mais vise également à élever durablement la qualité de vie des citoyens.

Ce modèle doit placer l’être humain au cœur du développement, en garantissant une croissance économique associée à la justice sociale, à une démocratie réelle et à un cadre de vie durable.

Garantir une vie meilleure pour tous

Dans le processus de développement actuel, le Vietnam est confronté à de nouvelles exigences en matière de qualité de vie et de gouvernance moderne.

De nombreuses questions majeures se posent dès lors :

Comment concilier croissance et équité ?

Comment développer l’économie sans sacrifier l’environnement ni les valeurs culturelles ?

Comment moderniser la société sans affaiblir les liens communautaires ?

Comment permettre aux populations non seulement d’augmenter leurs revenus, mais aussi de vivre dans de meilleures conditions, en toute sécurité, avec davantage de bonheur et de possibilités d’épanouissement ?

Lors d’un colloque consacré à la construction des communes et quartiers socialistes, le professeur Nguyen Quoc Suu, de l’Académie nationale de politique Hô Chi Minh, a indiqué que d'après ses enquêtes et recherches, les habitants aspirent non seulement à un niveau de vie plus élevé, mais aussi à une meilleure qualité de vie.

Des habitants de Hanoï bénéficient d’examens de santé et de dépistages gratuits lors d’un événement organisé à l’occasion de la Journée mondiale de la santé, le 7 avril 2026. Photo : VTC News.

Des habitants de Hanoï bénéficient d’examens de santé et de dépistages gratuits lors d’un événement organisé à l’occasion de la Journée mondiale de la santé, le 7 avril 2026. Photo : VTC News.

Les communes et les quartiers socialistes ne se limitent pas à une simple désignation administrative ou à un modèle de gestion obsolète ; il s'agit d'un modèle de développement où les habitants peuvent percevoir concrètement les bénéfices du socialisme dans leur vie quotidienne, à travers l'éducation de leurs enfants, les services de santé auxquels ils ont accès, leur cadre de vie, la transparence de la gouvernance, la qualité du service public et le sentiment d'être respectés.

« Les communes et les quartiers constituent l’échelon où le socialisme prend sa forme la plus tangible, permettant ainsi à la population d'en constater les effets et d'en bénéficier. Ce modèle ne repose ni sur une gestion centralisée, ni sur l'égalitarisme, ni sur la bureaucratisation, mais sur une économie de marché à orientation socialiste ; sur l'innovation, la transformation numérique, une gouvernance moderne et la promotion du rôle souverain du peuple. C'est un modèle où l'économie se développe, une administration numérique moderne est mise en place, l'innovation est encouragée, le développement global de la population est assuré et la communauté est durablement renforcée », a déclaré le professeur Nguyen Quoc Suu.

miennui-vna.jpg
La construction de communes et de quartiers socialistes vise à élever durablement la qualité de vie des citoyens. Photo : VNA.

À partir de cette vision, le professeur Nguyen Quoc Suu a proposé six piliers pour le modèle de commune et de quartier socialistes.

Le premier pilier repose sur une économie inclusive, moderne et humaine. Celle-ci doit encourager la créativité, l’enrichissement légitime, le développement du secteur privé ainsi que l’application intensive des sciences, des technologies et de la transformation numérique.

Une telle économie garantit à chacun l’accès à l’emploi, à l’éducation, aux services publics et aux opportunités de développement.

Le deuxième pilier concerne l’administration numérique et la gouvernance moderne.

Il s’agit de bâtir un modèle de gouvernement numérique intégré, fondé sur une gestion transparente des données, une forte responsabilité dans l’action publique, une grande réactivité et une approche centrée sur le citoyen.

Cette orientation constitue le fondement d’une administration plus proche de la population, plus transparente, plus efficace et plus humaine.

Le troisième pilier vise le développement intégral de la personne. Ce modèle doit viser à former un nouveau type de citoyen : autonome, créatif, socialement responsable, apprenant tout au long de sa vie et compétent en matière de numérique.

laboratoire-vna.jpg
Des étudiants de l’Université de technologie (Université nationale du Vietnam à Hanoï) effectuent des travaux pratiques en laboratoire. Photo : VNA.

Le quatrième pilier est la construction d’une communauté forte et capable de s’autogérer.

Une communauté forte est une communauté fondée sur la confiance mutuelle, où les habitants agissent ensemble pour l’intérêt commun, résolvent collectivement les problèmes locaux et protègent leur environnement de vie.

Le cinquième pilier concerne la construction d’un cadre de vie écologique et humain.

Enfin, le sixième pilier est la construction d’une démocratie réelle et effective.

Les populations doivent avoir accès à une information transparente, participer aux débats sur les politiques publiques, prendre part aux décisions concernant leur communauté et exercer un contrôle sur l’action des autorités.

Une société moderne et prospère est indissociable de la justice sociale

Le professeur Tran Van Phong, ancien directeur de l’Institut de philosophie de l’Académie nationale de politique Hô Chi Minh, estime que les caractéristiques des communes et quartiers socialistes continueront de faire l’objet de recherches, de débats.

communes-socialistes.jpg
Des habitants de la commune frontalière de Nhi Son, dans la province de Thanh Hoa. Photo : VOV.

Toutefois, un principe demeure incontournable : tout doit être orienté vers l’être humain et vers le peuple.

« Les populations doivent disposer des opportunités et des conditions nécessaires à leur plein développement, mener une vie prospère, civilisée, heureuse et en harmonie avec leur environnement. Tel est notre objectif suprême », souligne-t-il.

Le professeur associé et docteur Nguyen Manh Hung, vice-directeur de l’Académie nationale de politique Hô Chi Minh et vice-président du Conseil théorique central, considère pour sa part que le critère le plus important, mais aussi le plus difficile à atteindre, est celui de l’inclusion associée à la capacité de diffusion.

Selon lui, bâtir une collectivité moderne et prospère où les personnes défavorisées conservent leur place, où les travailleurs vulnérables continuent d’avoir des opportunités, où les anciens résidents ne sont pas marginalisés, où des services publics de qualité ne deviennent pas un privilège réservé à quelques-uns et où les expériences réussies peuvent être reproduites ailleurs exige une capacité institutionnelle particulièrement élevée.

C'est là le principal défi de la construction de communes et de quartiers socialistes.

La difficulté ne réside pas dans la création d'un espace moderne, mais dans la démonstration qu'une société moderne et prospère peut coexister avec la justice sociale, des relations sociales progressistes et une véritable inclusion.

Back to top