Le Vietnam obtient une bonne note de crédit nationale

Lundi, 20 juin 2022 à 14:18:53
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De 2013 à 2021, la note de crédit du Vietnam a toujours été à la hausse. Photo : VNA

Nhân Dân en ligne – Les perspectives positives placent le Vietnam dans une excellente position pour viser une bonne notation d’investissement en 2030. L’accès aux capitaux financiers internationaux pour un coût modéré lui offre de grandes opportunités.

Les trois principales agences de notation de crédit au monde : Moody’s, Standard & Poor’s et Fitch Ratings ont annoncé que les perspectives de crédit 2021 du Vietnam étaient au niveau “positif”. Cela s’explique par l’amélioration de son environnement des affaires et une stabilité financière ces derniers temps. Le Vietnam est l’unique pays du monde qui a reçu une note de perspective positive de ces trois institutions.

La note de crédit national est l’un des indicateurs importants évalués de manière objective et indépendante par des organismes internationaux. Une note élevée signifie la bonne capacité de gestion de la dette budgétaire et publique.

Ces dernières années, la note de crédit du pays a toujours montré une tendance à la hausse, avec des perspectives passant de “stables” à “positives”. Le Vietnam s’est vu attribuer la note BB par Standard & Poor’s et Fitch Ratings, avec une perspective “positive”. L’agence de notation Moody’s a annoncé le maintien de la note de crédit à “Ba3” pour les émissions en devises nationales et étrangères et les prêts à prime non garantis. Elle a aussi annoncé l’ajustement des perspectives de crédit au niveau “positif”.

Résilience et reprise économiques

Le Vietnam est le seul pays de l’ASEAN dans la catégorie de notation “BB” à avoir enregistré une dynamique de notation positive en 2021, ce qui reflète sa force et sa résilience économique. Maintenir des opportunités de croissance à long terme et renforcer l’attraction des investissements étrangers joueront un rôle important dans l’édification d’une économie plus forte et placeront le pays dans une meilleure position pour les notations d’investissement à moyen terme.

Le pays s’est fixé comme objectif d’atteindre d’ici 2030 une note de crédit “BBB-” évaluée par Standard & Poor’s et Fitch Ratings, et “Baa3” par Moody’s. Cela témoigne de la bonne gestion de sa dette budgétaire et publique, ainsi que son succès dans le contrôle de l’épidémie de COVID-19 et sa relance économique post-épidémie.

De 2013 à 2021, la note de crédit du Vietnam a toujours été à la hausse. Concrètement, elle est passée de B2 à Ba3 selon l’évaluation de Moody’s, de BB- à BB d’après Standard & Poor’s, et de B à BB selon Fitch Ratings. Les mises à niveau de la note de crédit ces huit dernières années ont montré que les agences de notation font une évaluation très positive de ses politiques macroéconomiques. Les agences de notation conviennent toutes que le pays a une économie durable, un taux de croissance élevé et une bonne capacité d’attirer les investissements directs étrangers (IDE). Elles ont également fortement apprécié l’amélioration de l’indice de la dette et de la solvabilité de la dette, ainsi que la stabilité des finances publiques. Cette perspective positive témoigne de la capacité du gouvernement à répondre à l’impact du COVID-19 et à dynamiser l’économie après la crise sanitaire mondiale.

Réduire les risques de crédit

Le vice-Premier ministre Lê Minh Khai a signé la décision N°412 du 31 mars 2022 sur l’amélioration de la note de crédit nationale d’ici 2030. Objectif : réduire les coûts de mobilisation des capitaux et les risques de crédit. Plus précisément, le Vietnam vise une note à partir de Baa3 (donnée par Moody’s) ou de BBB- (par Standard & Poor’s et Fitch Ratings) d’ici 2030. D’autres objectifs comprennent un taux de croissance moyen du Produit intérieur brut (PIB) d’environ 7%/an sur l’ensemble de la période, un PIB par habitant d’environ 7.500 USD en 2030, et des investissements sociaux représentant en moyenne 33% à 35% du PIB.

Ladite décision vise également à contrôler le déficit budgétaire de l’État, en s’efforçant d’atteindre un déficit maximum d’environ 3% du PIB d’ici 2030, et à faire en sorte que la dette publique ne dépasse pas 60% du PIB. Pour ce faire, il est impératif d’édifier une structure financière publique solide, de continuer à améliorer la transparence de la politique budgétaire, de renforcer la gestion des risques du portefeuille de la dette publique... Une autre solution consiste à améliorer la structure et la qualité du secteur bancaire et des entreprises publiques pour réduire les risques. Parallèlement, il est important de poursuivre l’amélioration du cadre juridique concernant l’octroi de crédit, et d’assurer un contrôle strict des secteurs à haut risque.

VNA/NDEL

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