Hanoï approuve un plan pour une zone à faibles émissions à l'intérieur du périphérique n° 1

Le Conseil populaire de Hanoï (capitale vietnamienne) a adopté le 15 juin une résolution portant sur la création d’une zone à faibles émissions (ZFE) à l’intérieur du périphérique n°1.

Quatrième session spéciale le 15 juin du Conseil populaire de Hanoï. Photo : VNA.
Quatrième session spéciale le 15 juin du Conseil populaire de Hanoï. Photo : VNA.

Cette mesure vise à réduire les émissions liées au trafic routier, améliorer la qualité de l’air et accélérer la transition vers une mobilité plus durable dans la capitale vietnamienne.

Conformément à la résolution approuvée, la ZFE couvrira la zone délimitée par le périphérique n° 1 de Hanoï, englobant neuf quartiers du centre-ville : Hoan Kiem, Cua Nam, Ba Dinh, Giang Vo, Ngoc Ha, Tay Ho, O Cho Dua, Hai Ba Trung et Van Mieu – Quoc Tu Giam.

Ce secteur constitue le cœur urbain de la ville, caractérisé par une forte densité de population, un trafic dense et une pollution atmosphérique persistante.

Le Comité populaire municipal a indiqué que les activités de transport contribuent fortement à la pollution de l'air à Hanoï.

Des études menées entre 2023 et 2025 ont révélé que les émissions liées au trafic routier représentaient environ 25 % des concentrations de PM2,5 dans la ville.

Si l'on considère uniquement les sources de pollution intra-hôpitaux, la contribution des transports atteint 59 %.

La mise en œuvre de cette zone à faibles émissions relève de la responsabilité du Comité populaire municipal, qui devra assurer l’efficacité du dispositif, optimiser l’utilisation des ressources publiques et éviter tout chevauchement avec d’autres programmes en cours.

Les autorités municipales seront également chargées d’évaluer régulièrement les résultats obtenus et de proposer, si nécessaire, des ajustements aux mesures adoptées.

La création de zones à faibles émissions (ZFE) est conforme à la Loi sur la capitale de 2026 et à la réglementation environnementale en vigueur.

La mise en œuvre pilote, qui débute le 1er juillet dans certains secteurs du périphérique n° 1, est une étape indispensable pour atteindre les objectifs de réduction des émissions, améliorer la qualité de l'air et protéger la santé publique, selon un rapport de vérification du comité scientifique, technologique et environnemental du Conseil municipal.

Le projet prévoit un déploiement progressif accompagné de mesures de soutien, notamment le développement des transports publics, des infrastructures destinées à la mobilité verte, des bornes de recharge pour véhicules électriques, des parkings-relais et des systèmes de surveillance numérique.

Les autorités entendent également encourager les habitants à remplacer progressivement les véhicules fonctionnant aux énergies fossiles par des moyens de transport utilisant des énergies propres.

La ville mobilisera des ressources publiques et privées tout en intégrant ce plan aux programmes et initiatives existants en matière de transport, de protection de l'environnement, de transition écologique et de transformation numérique.

Les autorités de Hanoï estiment que la période 2026-2030 permettra de mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre du projet dans des conditions compatibles avec les capacités budgétaires de la ville.

L’adoption de cette zone à faibles émissions devrait contribuer à réduire les émissions polluantes dans le centre de la capitale, améliorer durablement la qualité de l’air et préparer l’extension progressive de ce modèle à d’autres secteurs de Hanoï dans les années à venir.

VNA/NDEL
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