Hanoï vise des bus 100 % propres d’ici 2030

Ce plan vise à assurer une transformation progressive des bus à l’intérieur des périphériques n° 1, n° 2 et n° 3. L’objectif est que, d’ici le 1er juillet 2026, l’ensemble des bus circulant à l’intérieur du périphérique n° 1 fonctionnent à l’électricité ou au gaz naturel.

Hanoï propose une feuille de route pour convertir l'intégralité de sa flotte de bus aux énergies propres d'ici 2030. Photo : NDEL.
Hanoï propose une feuille de route pour convertir l'intégralité de sa flotte de bus aux énergies propres d'ici 2030. Photo : NDEL.

Le Département de la Construction de Hanoï a reçu le 30 mars, un rapport détaillé du Centre de gestion et d’exploitation des transports publics concernant le plan de transition vers des véhicules à énergies vertes.

Ce plan vise à assurer une transformation progressive des bus à l’intérieur des périphériques n° 1, n° 2 et n° 3. L’objectif est que, d’ici le 1er juillet 2026, l’ensemble des bus circulant à l’intérieur du périphérique n° 1 fonctionnent à l’électricité ou au gaz naturel. À partir du 1er janvier 2028, cette exigence sera étendue aux quartiers situés à l’intérieur du périphérique n° 2. À l’horizon 2030, la transition des bus circulant dans la zone délimitée par le périphérique n° 3 devrait être finalisée.

Pour accompagner cette mutation, Hanoï prévoit une réorganisation profonde de son réseau. Dès la première phase, en 2026, 12 nouvelles lignes de bus seront créées, reliant des points névralgiques tels que l’Université des Mines, le parc Thong Nhat ou encore la gare de Hanoï. La deuxième phase verra l’ouverture de 6 lignes supplémentaires d’ici 2028.

À ce jour, en mars 2026, Hanoï dispose d’un réseau de 155 lignes couvrant l’intégralité des communes et quartiers de la ville. Le parc actuel compte 2 239 véhicules, dont près de 30 % fonctionnent déjà à l’électricité ou au gaz, et plus de 1 500 bus respectent les normes antipollution Euro IV. Le système de transport public de la capitale se distingue également par sa politique tarifaire inclusive.

Cinq groupes de personnes, dont les personnes âgées, les personnes handicapées et les enfants de moins de 6 ans, bénéficient de la gratuité totale. De plus, des réductions allant de 30 % à 50 % sont accordées aux étudiants et aux ouvriers des zones industrielles.

Selon Thai Ho Phuong, directeur du Centre de gestion des transports publics, la réorganisation du réseau est essentielle. Actuellement, 44 lignes subventionnées circulent à l’intérieur du périphérique n° 1, mais la majorité utilise encore du diesel. L'urgence de cette restructuration est dictée par les restrictions à venir sur les véhicules thermiques.

À titre d'exemple, dès juillet 2026, les deux-roues utilisant des carburants fossiles seront interdits de circuler à l'intérieur du périphérique n° 1.

Le renforcement de la capacité et de la qualité des « bus verts » est donc crucial pour garantir la mobilité des citoyens tout en assurant la sécurité énergétique et la protection de l'environnement de la capitale.

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