Ho Chi Minh-Ville prête à assurer des bilans de santé pour plus de 15 millions d'habitants

Ho Chi Minh-Ville passe du curatif à la santé préventive et universelle. Avec 15 millions de bilans de santé prévus en 2026 et un cap fixé à 2030, les autorités sanitaires standardisent désormais l'ensemble des examens médicaux sur la mégapole.

Des médecins de l'hôpital ophtalmologique de Saigon examinent des patients dans le quartier de Xuan Hoa, à Ho Chi Minh-Ville. Photo : VNA.
Des médecins de l'hôpital ophtalmologique de Saigon examinent des patients dans le quartier de Xuan Hoa, à Ho Chi Minh-Ville. Photo : VNA.

Le programme de bilans de santé destiné à plus de 15 millions de personnes en 2026 et la feuille de route jusqu'en 2030 illustrent la détermination de Ho Chi Minh-Ville (au Sud du Vietnam) à passer du traitement des maladies aux soins de santé universels.

Le secteur municipal de la santé a élaboré des solutions adaptées afin de standardiser et de systématiser l'ensemble des activités d'examen médical sur son territoire.

Selon le professeur associé et docteur Tang Chi Thuong, directeur du Département municipal de la santé, dans la continuité de la campagne de dépistage organisée récemment à l’occasion de la Journée nationale de la santé, la mégapole du Sud déploiera le 17 avril une nouvelle opération à grande échelle, organisée simultanément dans 168 postes de santé locaux. Cette mobilisation impliquera les équipes de 101 hôpitaux publics et privés.

Les hôpitaux de niveau central et ceux relevant des ministères prendront en charge le dépistage des pathologies majeures comme les affections cardiovasculaires, endocriniennes, oncologiques, articulaires, dentaires et les maladies professionnelles.

Parallèlement, les hôpitaux municipaux proposeront des dépistages spécialisés en obstétrique, ophtalmologie, oto-rhino-laryngologie et psychiatrie, tout en assurant la prise en charge des maladies chroniques non transmissibles.

Enfin, les établissements privés participeront à l’élargissement de la couverture. Notamment, le dépistage du cancer du col de l'utérus destiné aux travailleuses indépendantes et ouvrières sera prioritaire dans seize quartiers et communes.

Cette campagne de bilans de santé ne vise pas seulement à faciliter l’accès des habitants à des services pluridisciplinaires au plus près de leur lieu de résidence, mais met également l’accent sur les groupes nécessitant une attention particulière, tels que les personnes âgées, les patients atteints de maladies chroniques, les travailleurs indépendants, les personnes vulnérables et les groupes à haut risque.

Elle permet ainsi un dépistage précoce des maladies et un suivi continu de la santé au sein de la communauté, a indiqué le professeur associé et docteur Tang Chi Thuong.

Les résultats seront directement intégrés dans des dossiers médicaux électroniques, garantissant des données exactes et continuellement actualisées. Les postes de santé assureront un suivi régulier.

Le professeur associé et docteur Nguyen Anh Dung, directeur adjoint du Département municipal de la santé, a indiqué que pour atteindre l’objectif de bilans de santé pour plus de 15 millions d’habitants d’ici 2026 et à l’horizon 2030, la ville privilégie des interventions à bon rapport coût-efficacité et adaptées au niveau de base.

Dès 2026, elle finalisera les réglementations professionnelles et les mécanismes financiers, déploiera un paquet de soins de base et les dossiers médicaux électroniques.

D’ici 2030, un système numérique automatisé permettra d’inviter activement la population aux dépistages ciblés.

Le Département de la santé de Ho Chi Minh-Ville déploiera des dépistages à grande échelle pour l’hypertension et le diabète (personnes à risque, plus de 40 ans), le cancer du col de l’utérus (femmes de 30 à 65 ans), ainsi que, selon les groupes cibles, les cancers du sein et colorectal (50–70 ans), la tuberculose, les hépatites B et C, et d’autres domaines comme la santé mentale, l’ophtalmologie et la santé bucco-dentaire.

La gestion des données reposera strictement sur le principe d'un identifiant unique et d'un historique centralisé par habitant.

Ce modèle, reposant sur une intégration public-privé, permettra aux habitants d’accéder aux soins dans différents établissements tout en garantissant une gestion unifiée des droits et des données, renforçant ainsi la transparence, l’optimisation des ressources et la limitation des doublons et du gaspillage.

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