Hô Chi Minh-Ville redouble de vigilance face au risque d’importation du virus Nipah

Nguyên Van Vinh Châu, directeur adjoint du Département municipal de la santé, a déclaré que le risque d’une épidémie locale restait faible, mais a averti que la possibilité d’une importation du virus ne pouvait être exclue compte tenu de la reprise des voyages internationaux.

Le secteur de la santé a renforcé la surveillance épidémiologique à l’aéroport international de Tân Son Nhât à Hô Chi Minh-Ville. Photo : VNA
Le secteur de la santé a renforcé la surveillance épidémiologique à l’aéroport international de Tân Son Nhât à Hô Chi Minh-Ville. Photo : VNA

Les autorités sanitaires locales ont annoncé mercredi que Hô Chi Minh-Ville avait renforcé la surveillance épidémiologique et ses mesures de préparation afin de se prémunir contre une éventuelle importation du virus Nipah, tout en confirmant qu’aucun cas n’avait été détecté dans la ville.Le département municipal de la santé a indiqué avoir convoqué une réunion d’urgence avec des spécialistes des maladies infectieuses afin d’évaluer les risques épidémiologiques, de revoir les capacités de réponse et de mettre à jour les plans de prévention et de contrôle, suite aux signalements récents d’infections au virus Nipah en Inde.

D’après les évaluations de l’Unité de recherche clinique de l’Université d’Oxford (OUCRU) et de l’Hôpital des maladies tropicales de Hô Chi Minh-Ville, aucune circulation du virus Nipah n’a été constatée dans la ville ni dans le Sud du Vietnam.

Des études menées entre 1996 et 2018 sur des patients atteints d’encéphalite, notamment des recherches utilisant des techniques avancées telles que la PCR, la métagénomique et le séquençage génétique, n’ont pas permis de détecter le virus.

Nguyên Van Vinh Châu, directeur adjoint du Département municipal de la santé, a déclaré que le risque d’une épidémie locale restait faible, mais a averti que la possibilité d’une importation du virus ne pouvait être exclue compte tenu de la reprise des voyages internationaux.

« À ce jour, Hô Chi Minh-Ville n’a enregistré aucun cas de Nipah. Cependant, la vigilance reste de mise face à l’augmentation continue des déplacements et des échanges transfrontaliers », a-t-il précisé. Par mesure de précaution, les autorités sanitaires ont renforcé la surveillance médicale à l’aéroport international de Tân Sơn Nhất, en ciblant particulièrement les passagers en provenance ou en transit dans les zones où des cas de virus Nipah ont été signalés.

Les voyageurs présentant de la fièvre ou des symptômes respiratoires ou neurologiques anormaux seront orientés vers l’hôpital des maladies tropicales pour surveillance et traitement, conformément à la réglementation.

Les hôpitaux et établissements de santé de la ville ont reçu pour instruction de renforcer les mesures de prévention et de contrôle des infections, de garantir un équipement de protection individuelle adéquat pour le personnel soignant et de porter une attention particulière aux cas d’encéphalite aiguë d’origine inconnue.

Tout cas suspect doit être signalé rapidement et faire l’objet d’une consultation spécialisée afin d’éviter tout diagnostic manqué.

Le ministère de la Santé a également conseillé aux personnes revenant des zones touchées de surveiller leur santé pendant au moins 14 jours après leur arrivée et de consulter immédiatement un médecin en cas de symptômes tels que fièvre, maux de tête, toux, difficultés respiratoires ou altération de la conscience.

Les voyageurs se rendant dans les zones où des cas d’infection par le virus Nipah ont été signalés sont invités à éviter tout contact avec les chauves-souris frugivores, les porcs et les animaux malades, et à s’abstenir de consommer des aliments ou des boissons potentiellement contaminés.

Le virus Nipah, identifié pour la première fois en Malaisie en 1999, est une zoonose qui peut se transmettre de l’animal à l’homme, principalement par l’intermédiaire des chauves-souris frugivores, des porcs ou par contact direct avec les fluides corporels de personnes infectées.

Les autorités sanitaires ont indiqué que le virus ne se transmet pas par voie aérienne. L’Organisation mondiale de la Santé classe le virus Nipah comme un pathogène à haut risque, avec des taux de mortalité chez les patients hospitalisés allant de 40 à 75 %.

Il n’existe actuellement aucun vaccin homologué ni traitement spécifique. Les rapports internationaux de surveillance des maladies indiquent que l’Inde a enregistré deux cas confirmés d’infection par le virus Nipah parmi le personnel soignant du Bengale-Occidental entre fin décembre 2025 et fin janvier 2026. Ces cas étaient liés à l’exposition à un patient gravement malade, décédé par la suite et qui n’avait pas été testé pour le virus.

Les autorités sanitaires de Hô Chi Minh-Ville ont appelé la population à suivre les informations officielles et à garder son calme, soulignant que des mesures préventives sont mises en œuvre en fonction du niveau de risque actuel.

VNA/NDEL

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