Lors de la la cérémonie d'offrande de robes aux moines avant la retraite des pluies (Vassa). Photo : VnExpress
Lors de la la cérémonie d'offrande de robes aux moines avant la retraite des pluies (Vassa). Photo : VnExpress

Hô Chi Minh-Ville :

La pagode khmère Chantarangsay lors de la Vassa

Vêtus de robes safran et portant des cierges ainsi que divers objets de la vie quotidienne, les fidèles ont effectué une procession autour de la pagode Chantarangsay afin de les offrir aux moines, dans l'espoir de recevoir bénédictions et mérites.

Récemment, près d'une centaine de fidèles se sont réunis à la pagode Chantarangsay (ou Candaransi), située dans le quartier de Xuan Hoa, à Hô Chi Minh-Ville, pour participer à la cérémonie traditionnelle de l'offrande de la robe de pluie et de l'offrande des cierges de retraite, selon les rites du bouddhisme theravāda khmer.

Cette cérémonie est célébrée à la veille de l'entrée des moines dans la période de retraite monastique de la saison des pluies (Vassa).

À cette occasion, les fidèles apportent des robes monastiques ainsi que divers objets de première nécessité afin de soutenir matériellement la communauté monastique, de prier pour la paix et le bonheur, et de permettre aux moines de se consacrer pleinement à leur pratique durant les trois mois de retraite.

La retraite monastique correspond à une période pendant laquelle les moines interrompent leurs déplacements pour demeurer dans un même monastère et approfondir leur pratique spirituelle.

Dans la tradition bouddhique theravāda khmère, cette cérémonie, dont l'origine remonte à l'époque où le Bouddha était encore en vie, marque le début de la retraite de la saison des pluies. Cette retraite dure trois mois et débute généralement du 16e jour du 4e mois lunaire au 16e jour du 7e mois lunaire, ou du 16e jour du 5e mois lunaire au 16e jour du 8e mois lunaire, selon les usages propres à chaque région.

Les fidèles apportent à la pagode des robes safran, de grands cierges ainsi que de nombreuses fournitures indispensables, notamment du dentifrice, du shampoing, des couvertures et des nattes. Selon leurs moyens et leur dévotion, chacun prépare des offrandes différentes, soigneusement disposées dans des coffrets cérémoniels avant d'être présentées aux moines. Ces présents expriment le respect envers les Trois Joyaux (le Bouddha, le Dharma et la Sangha), tout en apportant un soutien concret à la communauté monastique durant la retraite. Photo : VnExpress
Les fidèles apportent à la pagode des robes safran, de grands cierges ainsi que de nombreuses fournitures indispensables, notamment du dentifrice, du shampoing, des couvertures et des nattes. Selon leurs moyens et leur dévotion, chacun prépare des offrandes différentes, soigneusement disposées dans des coffrets cérémoniels avant d'être présentées aux moines. Ces présents expriment le respect envers les Trois Joyaux (le Bouddha, le Dharma et la Sangha), tout en apportant un soutien concret à la communauté monastique durant la retraite. Photo : VnExpress
Avant le début de la cérémonie principale, les fidèles assistent à un enseignement du Dharma. Au cours de son sermon, le vénérable Chau Hoai Thai explique la signification de l'offrande des cierges de retraite et de la robe de pluie, ainsi que les mérites spirituels que les fidèles peuvent acquérir en soutenant les moines pendant cette période. « La retraite est un temps consacré à l'introspection et au perfectionnement de soi, afin de mieux servir ensuite la communauté et la société », souligne-t-il. Photo : VnExpress
Avant le début de la cérémonie principale, les fidèles assistent à un enseignement du Dharma. Au cours de son sermon, le vénérable Chau Hoai Thai explique la signification de l'offrande des cierges de retraite et de la robe de pluie, ainsi que les mérites spirituels que les fidèles peuvent acquérir en soutenant les moines pendant cette période. « La retraite est un temps consacré à l'introspection et au perfectionnement de soi, afin de mieux servir ensuite la communauté et la société », souligne-t-il. Photo : VnExpress
Après près d'une heure d'enseignement, les fidèles accomplissent le rite de la circumambulation (pradakshina), en effectuant trois tours autour de la salle principale du temple avant de prononcer leur déclaration d'intention et de présenter leurs offrandes aux vingt moines résidant à la pagode Chantarangsay. Photo : VnExpress
Après près d'une heure d'enseignement, les fidèles accomplissent le rite de la circumambulation (pradakshina), en effectuant trois tours autour de la salle principale du temple avant de prononcer leur déclaration d'intention et de présenter leurs offrandes aux vingt moines résidant à la pagode Chantarangsay. Photo : VnExpress
La procession rituelle dure une dizaine de minutes. Les fidèles portent leurs offrandes sur la tête et avancent lentement autour du sanctuaire dans une atmosphère empreinte de recueillement. Photo : VnExpress
La procession rituelle dure une dizaine de minutes. Les fidèles portent leurs offrandes sur la tête et avancent lentement autour du sanctuaire dans une atmosphère empreinte de recueillement. Photo : VnExpress

Dans la tradition theravāda, les moines reçoivent les robes qu'ils porteront tout au long de la retraite monastique de la saison des pluies. Pour le bouddhisme theravāda khmer, la cérémonie d'offrande de robes ouvre officiellement la saison du Vassa et rappelle aux religieux l'importance de préserver la pureté du corps et de l'esprit tout en vivant conformément aux enseignements du Bouddha.

Participant à l'offrande des grands cierges d'environ 1,5 mètre de long, Danh Truong An, membre de la communauté khmère, explique que le cierge, acheté au prix de 2,6 millions de dongs, porte les noms des membres de sa famille ayant participé à cette offrande pour implorer paix et protection. Selon lui, dans la cérémonie de l'offrande de la robe de pluie, la lumière du cierge symbolise la sagesse et l'enseignement du Bouddha. Offrir un cierge est une manière d'exprimer sa foi et de souhaiter clairvoyance, sérénité et bonheur à sa famille. Photo : VnExpress
Participant à l'offrande des grands cierges d'environ 1,5 mètre de long, Danh Truong An, membre de la communauté khmère, explique que le cierge, acheté au prix de 2,6 millions de dongs, porte les noms des membres de sa famille ayant participé à cette offrande pour implorer paix et protection. Selon lui, dans la cérémonie de l'offrande de la robe de pluie, la lumière du cierge symbolise la sagesse et l'enseignement du Bouddha. Offrir un cierge est une manière d'exprimer sa foi et de souhaiter clairvoyance, sérénité et bonheur à sa famille. Photo : VnExpress
À l'issue de la circumambulation, les fidèles regagnent la salle principale pour écouter les moines réciter les sûtras et invoquer les bénédictions. Photo : VnExpress
À l'issue de la circumambulation, les fidèles regagnent la salle principale pour écouter les moines réciter les sûtras et invoquer les bénédictions. Photo : VnExpress
Les moines procèdent ensuite au rite de l'aspersion d'eau bénite sur les participants. Dans la tradition khmère, l'eau est considérée comme un vecteur de bénédictions : elle emporte les influences néfastes et apporte santé, bonheur, prospérité et récoltes abondantes. Photo : VnExpress
Les moines procèdent ensuite au rite de l'aspersion d'eau bénite sur les participants. Dans la tradition khmère, l'eau est considérée comme un vecteur de bénédictions : elle emporte les influences néfastes et apporte santé, bonheur, prospérité et récoltes abondantes. Photo : VnExpress
La cérémonie s'achève lorsque l'ensemble des offrandes est remis aux moines de la pagode. Cet acte est considéré comme une occasion d'accumuler des mérites tout en permettant à la communauté monastique de disposer des conditions nécessaires pour poursuivre sereinement sa retraite pendant toute la saison des pluies. Photo : VnExpress
La cérémonie s'achève lorsque l'ensemble des offrandes est remis aux moines de la pagode. Cet acte est considéré comme une occasion d'accumuler des mérites tout en permettant à la communauté monastique de disposer des conditions nécessaires pour poursuivre sereinement sa retraite pendant toute la saison des pluies. Photo : VnExpress

Le bouddhisme theravāda est la religion traditionnelle de la communauté khmère et demeure étroitement lié à sa vie spirituelle et culturelle. Ses cérémonies expriment la vénération envers le Bouddha, tout en contribuant à préserver l'identité culturelle et à renforcer la cohésion de la communauté.

Les pagodes sont non seulement des lieux de culte, mais aussi des espaces de préservation du patrimoine culturel, artistique et architectural traditionnel. Les moines y jouent un rôle essentiel dans la vie spirituelle des fidèles.

Construite en 1946, la pagode Chantarangsay, également connue sous son nom khmer Candaransi (« Clair de lune »), est la première pagode bouddhiste khmère de la branche Theravāda établie à Hô Chi Minh-Ville. Chaque année, elle célèbre les principales fêtes religieuses et culturelles de la communauté khmère, notamment le Chol Chnam Thmay (Nouvel An khmer), Vesak, Ok Om Bok et Sene Dolta. Photo : VnExpress
Construite en 1946, la pagode Chantarangsay, également connue sous son nom khmer Candaransi (« Clair de lune »), est la première pagode bouddhiste khmère de la branche Theravāda établie à Hô Chi Minh-Ville. Chaque année, elle célèbre les principales fêtes religieuses et culturelles de la communauté khmère, notamment le Chol Chnam Thmay (Nouvel An khmer), Vesak, Ok Om Bok et Sene Dolta. Photo : VnExpress

Selon les statistiques de 2023, Hô Chi Minh-Ville compte plus de 42 000 habitants d'origine khmère. Cette communauté figure parmi les groupes ethniques les plus importants de la métropole, aux côtés des communautés chinoise et cham, contribuant ainsi à la richesse et à la diversité du patrimoine culturel de la ville.

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