L’ASEAN renforce sa sécurité énergétique dans un nouveau contexte grâce aux mécanismes de coopération

La demande énergétique de l’ASEAN devrait connaître une forte croissance au cours des prochaines décennies.

La demande énergétique de l’ASEAN devrait connaître une forte croissance au cours des prochaines décennies. Photo : nhandan.vn
La demande énergétique de l’ASEAN devrait connaître une forte croissance au cours des prochaines décennies. Photo : nhandan.vn

La demande énergétique de l’ASEAN devrait connaître une forte croissance au cours des prochaines décennies. Tel est le constat partagé par les intervenants lors de la session de discussion intitulée « Renforcer la sécurité énergétique dans un nouveau contexte », organisée dans la matinée du 10 juin dans le cadre du Forum sur l’avenir de l’ASEAN 2026 à Hanoi.

Dans un contexte mondial marqué par de nombreuses turbulences politiques menaçant la sécurité et la sûreté des chaînes d’approvisionnement énergétiques, la transition verte apparaît plus urgente que jamais.

Cette session visait à redéfinir la notion de sécurité énergétique en tant que défi stratégique étroitement lié à la croissance économique, aux engagements climatiques et à la résilience des économies.

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Seema Malhotra, sous-secrétaire d’État chargée de l’Indo-Pacifique au ministère britannique des Affaires étrangères, a évoqué les défis actuels auxquels le monde est confronté, notamment les conflits au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz, qui perturbent les approvisionnements et entraînent une hausse des prix de l’énergie ainsi qu’une pression accrue sur la production en Asie du Sud-Est. Elle a souligné la nécessité de réduire la dépendance aux combustibles fossiles afin d’atteindre les objectifs de réduction des émissions d’ici à 2030. Photo: nhandan.vn
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Elle a également proposé trois axes de coopération pour les années à venir : l’ouverture des marchés, la sécurisation des approvisionnements et le partage d’informations sur les réserves stratégiques ; la diversification des sources d’énergie et les investissements dans les énergies propres à travers les mécanismes du Partenariat pour une transition énergétique juste (JETP) au Vietnam et en Indonésie ; ainsi que le renforcement de la coopération multilatérale via le réseau électrique de l’ASEAN et les projets nucléaires soutenus par la Banque asiatique de développement (ADB) et la Banque mondiale. Photo: nhandan.vn
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Pour le Vietnam, le vice-ministre de l’Industrie et du Commerce Nguyen Hoang Long a souligné que la sécurité énergétique est aujourd’hui confrontée à des défis liés à la géopolitique, aux transformations des chaînes d’approvisionnement et aux pressions de la transition mondiale. Selon lui, le monde doit désormais adopter une nouvelle définition de la sécurité énergétique : celle-ci ne se limite plus à la disponibilité des ressources, mais doit également garantir la stabilité, la fiabilité, l’accessibilité économique et la durabilité. Photo: nhandan.vn
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C’est dans cette optique que l’ASEAN met en œuvre le Plan d’action pour la coopération énergétique de l’ASEAN (APAEC) à l’horizon 2030, destiné à renforcer la résilience régionale et l’interconnexion des réseaux électriques transfrontaliers. Les pays membres s’accordent sur la nécessité d’une transition inclusive, limitant les coûts pour les populations tout en tirant parti du soutien technologique des partenaires internationaux. Photo: nhandan.vn

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Frederic Kliem, directeur pour l’Asie du Sud-Est du magazine The Economist, a rappelé qu’« il ne peut y avoir de croissance sans consommation d’énergie ». Selon lui, l’ASEAN comme le reste du monde doivent réduire leur dépendance au charbon, au pétrole et au gaz, et développer des sources alternatives afin de prévenir de futurs chocs d’approvisionnement. Photo: nhandan.vn

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Lors de cette session, Christiana Hageneder, directrice du Programme de soutien à l’énergie de la GIZ (Allemagne), a estimé que les crises énergétiques pouvaient constituer un puissant moteur de transformation. Elle a encouragé l’ASEAN et le Vietnam à saisir chaque crise comme une opportunité d’accélérer la transition énergétique. Photo: nhandan.vn
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La responsable de la GIZ a également souligné que la croissance économique n’est pas nécessairement proportionnelle à l’augmentation de la consommation énergétique. Grâce aux technologies actuelles et à des approches innovantes, les pays peuvent réduire leurs besoins énergétiques tout en poursuivant leur développement économique, notamment à travers les énergies renouvelables et une meilleure efficacité énergétique. Photo: nhandan.vn

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Le docteur Nguyen Anh Tuan, vice-président de l’Association vietnamienne de l’énergie, a indiqué qu’en 2024, les énergies renouvelables représentaient 16 % du mix énergétique vietnamien, alors que le pays demeurait dépendant des importations pétrolières en provenance de Singapour à hauteur de plus de 26 %. Le Vietnam prévoit d’investir 136 milliards de dollars d’ici à 2030 afin de réduire sa dépendance au charbon, de développer l’éolien offshore et de renforcer les capacités de stockage de l’énergie. Photo: nhandan.vn
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Nguyen Anh Tuan a également présenté trois piliers stratégiques : l’optimisation des ressources nationales, la constitution de réserves stratégiques et le maintien d’une production électrique de base stable. Photo: nhandan.vn

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