Le secteur pétrolier et gazier affirme sa position dans le développement de l’économie maritime

Huit ans après la mise en œuvre de la Résolution sur le développement durable de l’économie maritime, le secteur pétrolier et gazier vietnamien a produit plus de 155,2 millions de tonnes d’hydrocarbures et généré un chiffre d’affaires de 6 300 mille milliards de dôngs, confirmant son rôle de moteur de l’économie maritime.

Plateforme pétrolière offshore de Petrovietnam. Photo : NDEL.
Plateforme pétrolière offshore de Petrovietnam. Photo : NDEL.

Afin d’exploiter pleinement ce potentiel, il est indispensable, parallèlement aux efforts des entreprises, d’accélérer l’amélioration du cadre institutionnel afin de créer un environnement plus favorable à l’investissement.

Des résultats remarquables

Le directeur général de Petrovietnam, Le Manh Cuong, a indiqué qu’entre 2018 et 2025, le groupe avait extrait plus de 155,2 millions de tonnes de pétrole et de gaz et fourni 37,2 milliards de mètres cubes de gaz naturel sec destinés à la production d’électricité, couvrant environ 33 % de la production nationale d’électricité, 60 % des besoins en carburants et 70 % de la demande nationale en engrais.

Au cours de cette période, Petrovietnam a enregistré un chiffre d’affaires de 6 300 mille milliards de dôngs, un bénéfice avant impôts supérieur à 414 500 milliards de dôngs et versé 1 080 mille milliards de dôngs au budget de l’État.

Les investissements totaux se sont élevés à 256 000 milliards de dôngs, tandis que quatre des cinq projets auparavant classés parmi les projets en difficulté du secteur de l’Industrie et du Commerce ont été retirés de cette liste.

Plusieurs projets stratégiques, notamment la chaîne intégrée gaz-électricité du bloc B, Ca Voi Xanh, le terminal de GNL de Son My et la centrale thermique Long Phu 1, sont actuellement en cours de développement.

Le groupe accélère également sa transition énergétique à travers des projets d’éolien en mer, de centrales alimentées au gaz naturel liquéfié (GNL) et des recherches sur les technologies de captage, d’utilisation et de stockage du carbone (CCUS).

En parallèle, il poursuit ses activités pétrolières et gazières offshore, contribuant ainsi à affirmer la souveraineté nationale sur les espaces maritimes.

Au cours du premier semestre 2026, l’ensemble des indicateurs de production et d’activité a dépassé les objectifs fixés de 5 à 23,1 %. Fait particulièrement notable, la production de pétrole brut a progressé de 14,2 %, mettant fin à onze années consécutives de baisse.

Le chiffre d’affaires du groupe a atteint 734 700 milliards de dôngs, en hausse de 49 % sur un an, tandis que le chiffre d’affaires consolidé s’est établi à 445 400 milliards de dôngs, soit 22 % au-dessus des prévisions. Les recettes versées au budget de l’État ont atteint 88 900 milliards de dôngs, en progression de 27 %.

Exploitation pétrolière et gazière sur le gisement de Rang Dong.

Selon Le Manh Cuong, Petrovietnam poursuivra ses investissements dans l’exploration et la production d’hydrocarbures, les énergies renouvelables, la production d’électricité, le GNL ainsi que le raffinage et la pétrochimie afin de créer de nouveaux moteurs de croissance.

Perfectionner le cadre institutionnel et élargir la chaîne de valeur

Le secteur pétrolier et gazier est confronté à plusieurs défis : les réserves diminuent de 10 à 15 % par an, les coûts d’exploitation augmentent et les nouvelles filières énergétiques nécessitent des ressources importantes ainsi que des mécanismes réglementaires plus souples.

Les experts recommandent donc d’accélérer l’élaboration des politiques relatives au GNL, à l’éolien offshore, à l’hydrogène, au CCUS et à l’énergie nucléaire. Ils préconisent également la mise en place de mécanismes préférentiels pour l’exploration des zones maritimes profondes, des gisements marginaux et des projets d’énergies renouvelables en mer.

Par ailleurs, l’instauration d’un mécanisme financier spécifique et l’adaptation de la politique fiscale permettraient d’améliorer l’efficacité opérationnelle de Petrovietnam.

Ta Dinh Thi, vice-président de la Commission des sciences, des technologies et de l’environnement de l’Assemblée nationale, estime que l’amélioration du cadre institutionnel, notamment par l’expérimentation de mécanismes réglementaires sous contrôle (sandbox), offrira aux entreprises un environnement propice au déploiement de nouveaux modèles économiques et de technologies innovantes.

La révision des lois relatives à l’énergie au cours de la XVIe législature de l’Assemblée nationale constitue également une occasion majeure de mettre en place un cadre juridique plus favorable au développement du secteur.

Selon lui, l’industrie pétrolière et gazière doit élargir son champ d’action au-delà de sa chaîne de valeur traditionnelle pour investir dans des domaines tels que l’éolien offshore, la production d’électricité au gaz, l’hydrogène, l’ammoniac vert et les énergies propres. Elle doit également valoriser les importantes bases de données géologiques, géophysiques et océanographiques accumulées au fil des années afin de soutenir le développement de l’économie maritime.

Le Dr Nguyen Huu Luong, expert principal à l’Institut vietnamien du pétrole, estime que la Loi sur le pétrole et le gaz (révisée) devrait considérer ce secteur comme un véritable moteur de l’économie maritime. Elle devrait fournir une base juridique permettant de renforcer les synergies entre l’exploitation pétrolière et gazière et des secteurs tels que l’éolien offshore, le GNL et les services techniques maritimes.

Les données issues des campagnes d’exploration et de prospection marines accumulées par le secteur au cours de plusieurs décennies constitueront un socle essentiel pour le développement futur de pôles industriels dédiés aux énergies marines.

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