Après avoir achevé ses activités à Pékin, le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam (PCV) et président du Vietnam, To Lam, accompagné de son épouse et d’une délégation vietnamienne de haut niveau, a quitté dans la matinée du 16 avril la capitale chinoise pour se rendre à Nanning en train à grande vitesse.
L’accompagnaient notamment Liu Haixing, membre du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) et chef du Département international du Comité central du PCC, Chen Zhou, chef adjoint de ce département, ainsi que l’ambassadeur de Chine au Vietnam, He Wei, et son épouse.
À la gare, le dirigeant To Lam, son épouse et la délégation vietnamienne ont été salués par Yin Yong, membre du Comité central du PCC et maire de Pékin, ainsi que par de nombreux cadres et personnels de l’ambassade du Vietnam en Chine.
À bord du train, les responsables du secteur ferroviaire chinois ont présenté un bref rapport sur le développement du réseau ferroviaire de leur pays. Selon eux, au début de 2026, le réseau ferroviaire en exploitation en Chine atteignait 165.000 km, dont environ 54.000 km de lignes à grande vitesse, soit le plus vaste réseau au monde, représentant plus de 70 % de la longueur totale des lignes ferroviaires à grande vitesse dans le monde.
Depuis la mise en œuvre du « Plan de développement ferroviaire à moyen et long terme » en 2004, la Chine a, en deux décennies, construit un réseau moderne reliant la plupart des grandes zones urbaines, avec un taux de connexion de 99 % pour les villes de plus de 200.000 habitants et plus de 130 unités administratives de niveau de district désormais desservies par le rail. La longueur totale du réseau est passée de 68.700 km en 2000 à 165.000 km aujourd’hui, soit une multiplication par 2,4.
D’ici à 2035, la Chine prévoit de mettre en place un réseau de transport moderne et de haute qualité d’environ 700.000 km, dont 200.000 km de voies ferrées, jouant un rôle central dans le système de transport national et reliant l’ensemble des unités administratives de niveau de district, les postes-frontières et les zones d’infrastructures clés.
Impressionné par le développement du réseau ferroviaire à grande vitesse chinois, à la fois le plus long et le plus largement exploité au monde, To Lam a souhaité que les deux pays renforcent leur coopération en matière de connectivité des transports, y compris ferroviaire, au service d’un développement vert et d’une croissance nationale.
Soulignant l’importance de la coopération avec la Chine dans le domaine du rail à grande vitesse, il a proposé que les responsables et entreprises ferroviaires chinoises partagent leur expérience et soutiennent le Vietnam dans la construction et le transfert de technologies pour les grands projets ferroviaires du pays.
Récemment, lors d’une mission d’inspection sur la coopération ferroviaire Vietnam–Chine dans la province vietnamienne de Lang Son, To Lam a affirmé que cette coopération constitue à la fois un besoin et une opportunité. Bien menée et correctement gérée, elle permettra de réduire les coûts logistiques et les délais de transport, de stimuler le commerce et le développement économique frontalier, d’améliorer les capacités de dédouanement, de réduire les embouteillages aux postes-frontières routiers, tout en connectant le Vietnam au réseau ferroviaire Asie–Europe, et d’accroître la position du pays dans les chaînes d’approvisionnement asiatiques.