L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a choisi le 13 août comme Journée mondiale du don d’organes afin de sensibiliser le public à l’importance du don de tissus et d’organes pour sauver des vies et de rendre hommage à ce geste altruiste.
Organisé par le Service de la santé de Hanoi en coordination avec le Centre national de coordination des greffes d’organes, le programme comprenait notamment une cérémonie en hommage aux donneurs ainsi qu’une campagne d’inscription au don d’organes et de remise de cartes aux personnes inscrites.
Selon le docteur Nguyen Duc Long, directeur de l’Hôpital général Saint Paul, l’établissement a progressivement affirmé son rôle dans le conseil, la mobilisation et la réalisation des activités de don et de transplantation de tissus et d’organes au sein du système de santé de la capitale et du pays.
À ce jour, l’hôpital a mobilisé et reçu avec succès cinq dons d’organes provenant de donneurs en état de mort cérébrale. Ces cinq dons ont permis de prélever, conserver et coordonner à temps des dizaines de tissus et d’organes, notamment des cœurs, foies, reins et cornées. L’établissement a également réalisé des transplantations rénales sur place et coopéré avec le Centre national de coordination et les hôpitaux centraux pour sauver 31 patients gravement malades.
À la mi-juillet 2026, un donneur en état de mort cérébrale à la suite d’un grave accident de la circulation a notamment permis de redonner espoir à sept autres patients.
Pour le docteur Nguyen Trong Dien, directeur du Service de la santé de Hanoi, le principal défi actuel n’est pas la maîtrise technique, mais la pénurie de tissus et d’organes, notamment ceux provenant de donneurs en état de mort cérébrale. Il a ainsi souligné l’importance de développer à Hanoi un réseau de don et de transplantation d’organes étendu, efficace et durable.
Le professeur et docteur Tran Van Thuan, vice-ministre de la Santé et président du Conseil médical national, a rappelé que derrière chaque transplantation réussie se trouvent non seulement les compétences médicales, mais aussi la décision d’un donneur et le consentement d’une famille dans un moment particulièrement difficile.
Après plus de trois décennies depuis la première transplantation rénale, le Vietnam a maîtrisé de nombreuses techniques complexes de transplantation. Près de 11.000 greffes avaient été réalisées à la fin de 2025, dont 1.368 en 2025, un record à ce jour.
Selon Tran Van Thuan, les capacités de transplantation progressent toutefois plus rapidement que les sources d’organes provenant de donneurs en état de mort cérébrale. Il a appelé à renforcer les institutions et politiques relatives au don, au prélèvement et à la transplantation, ainsi que les mécanismes financiers, la coordination et l’attribution des organes.
Il a insisté sur le maintien de principes fondamentaux : volontariat, humanité, équité, transparence et interdiction absolue de toute commercialisation des tissus et organes.
Le vice-ministre a également demandé de renforcer la capacité des établissements de réanimation à identifier les donneurs potentiels, diagnostiquer la mort cérébrale, accompagner les familles et coordonner les dons. Il a enfin appelé à développer les systèmes de données et les technologies, tout en renforçant la communication publique afin de mieux faire comprendre la mort cérébrale et le don d’organes.