Afin de prévenir activement la maladie à virus Ebola, le Département de la gestion des examens et des traitements médicaux relevant du ministère vietnamien de la Santé a publié, le 24 mai, une dépêche urgente adressée aux établissements médicaux placés sous la tutelle du ministère, aux services de santé des ministères et secteurs concernés ainsi qu’aux départements de la Santé des localités du pays.
Selon ce document, la maladie à virus Ebola est une maladie infectieuse aiguë particulièrement dangereuse chez l’homme, se manifestant généralement par un syndrome hémorragique et une défaillance multiviscérale, avec un taux de mortalité pouvant atteindre 90%.
La transmission se fait principalement par contact direct avec le sang, les tissus ou les liquides biologiques d’animaux ou de personnes infectés, ainsi qu’à travers des objets contaminés tels que des vêtements, des couvertures ou des seringues usagées. Le virus Ebola peut également se transmettre d’une personne à une autre.
Le 17 mai 2026, Organisation mondiale de la santé a déclaré que l’épidémie du virus Ebola de souche Bundibugyo en République démocratique du Congo et en Ouganda constituait une urgence de santé publique de portée internationale.
Face au risque que la maladie à virus Ebola puisse pénétrer au Vietnam, le Département de la gestion des examens et des traitements médicaux a demandé aux unités sanitaires de déployer rapidement et de manière coordonnée les mesures de prévention et de lutte contre l’épidémie dans leurs domaines de compétence.
Les établissements médicaux sont ainsi appelés à renforcer la surveillance des patients, notamment ceux ayant séjourné ou étant revenus, au cours des 21 derniers jours, de pays ou de régions touchés par l’épidémie.
Les unités concernées sont en outre invitées à actualiser régulièrement les informations sur l’évolution de l’épidémie dans le monde, à renforcer la communication afin de fournir des informations précises et en temps opportun, et à guider la population dans l’application correcte des mesures préventives recommandées.
Parallèlement, elles doivent détecter rapidement les cas suspects afin de procéder à leur isolement à temps et de coopérer avec le système de médecine préventive pour les activités de dépistage, de diagnostic, de traitement et de contrôle de l’épidémie, conformément aux directives professionnelles du ministère de la Santé.