S’exprimant depuis le Bureau ovale, le président américain Donald Trump a affirmé que les deux parties avaient réalisé des progrès importants dans les négociations et que les principaux termes d’un accord avaient déjà été définis.
Il a également indiqué que les discussions avaient été portées au plus haut niveau du pouvoir iranien et s’est dit convaincu que le Guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, donnerait son aval politique à l’accord.
Selon le président américain, le document actuellement en discussion constitue «un mémorandum de coopération très solide» qui pourrait être finalisé dans les prochains jours si les dernières questions techniques sont réglées.
Cette déclaration est intervenue seulement quelques heures après la décision de Donald Trump d’annuler de nouvelles frappes aériennes prévues contre l’Iran.
Le président américain a estimé que les principaux obstacles avaient été surmontés et que les négociations portaient désormais sur les derniers détails.
À l’inverse, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a démenti qu’un nouvel accord ait été conclu avec Washington. Il a confirmé que plusieurs points des négociations avaient fait l’objet d’un consensus, tout en soulignant qu’aucun accord final n’avait encore été approuvé.
Ces déclarations divergentes interviennent alors que les deux pays poursuivent parallèlement leurs opérations militaires.
Les 10 et 11 juin, les forces américaines ont mené d’intenses frappes contre plusieurs objectifs situés sur le littoral et à l’intérieur du territoire iranien, invoquant la légitime défense.
L’Iran a riposté par des attaques de missiles et de drones visant des bases américaines situées au Koweït, à Bahreïn et en Jordanie.
Téhéran a également annoncé la fermeture totale du détroit d’Ormuz, une mesure inédite depuis le cessez-le-feu conclu entre les deux parties le 8 avril.