Les députés plaident pour une meilleure connectivité régionale et le développement de l’économie frontalière

Dans le cadre de la deuxième session de la XVIe Assemblée nationale vietnamienne, les députés ont poursuivi le matin du 31 octobre, leurs débats consacrés au plan de développement socio-économique et au budget de l'État pour 2026.

La députée Doan Thi Le An, de la province de Cao Bang, s'exprime. Photo : VNA.
La députée Doan Thi Le An, de la province de Cao Bang, s'exprime. Photo : VNA.

Saluant l’action du gouvernement ainsi que les efforts déployés par les ministères et les collectivités locales, qui ont permis de maintenir une croissance soutenue et la stabilité macroéconomique, les députés ont souligné l’importance de préserver ces acquis pour atteindre l’objectif d’une croissance d’au moins 10 % en 2027.

Ils ont également avancé des propositions concrètes visant à renforcer la connectivité régionale et à stimuler le développement socio-économique de la région moyenne et montagneuse et de l’économie frontalière.

Soulignant le rôle stratégique de la région moyenne et montagneuse du Nord en matière de défense, de sécurité et de préservation des forêts, la députée Ta Thi Yen, de la province de Dien Bien, a insisté sur la nécessité d'offrir des moyens de subsistance durables aux habitants locaux, en particulier aux minorités ethniques.

Elle a souligné les effets positifs de la politique de paiement des services environnementaux forestiers et salué la décision du gouvernement sur les services de séquestration et de stockage du carbone forestier, qui ouvre de nouvelles possibilités de mobilisation de ressources pour la protection et le développement des forêts.

Elle a appelé à mettre en œuvre efficacement ces politiques, à évaluer les bénéfices réels pour les communautés et les personnes qui protègent directement les forêts, et à garantir une gestion transparente et conforme à la réglementation des recettes générées. Ces mesures contribuent à améliorer les conditions de vie des populations montagnardes, tout en protégeant les ressources en eau et l’environnement écologique.

Évoquant les difficultés à attirer les investissements dans la conservation, la transformation et la commercialisation des produits agricoles, liées aux coûts de transport élevés, à la dispersion des zones de production et au manque d’infrastructures logistiques, la députée Ta Thi Yen a préconisé de développer les infrastructures de transport reliant les zones de production aux installations de transformation, aux postes-frontières et aux marchés.

Elle a également encouragé l'exploitation optimale des nouveaux espaces issus de la réorganisation administrative, en valorisant les atouts locaux tels que l'économie forestière, les plantes médicinales, l'industrie de transformation et le tourisme culturel et paysager.

De son côté, la députée Doan Thi Le An, de la province de Cao Bang, s'est concentrée sur le développement de l'économie frontalière en proposant des mécanismes relatifs à la création de fonds fonciers propres et à la sélection des investisseurs.

Malgré les opportunités de commerce offertes par les postes frontaliers de Ta Lung et Tra Linh ainsi que par la nouvelle autoroute, la topographie escarpée et les lourdeurs administratives ralentissent les projets.

Elle a proposé que le gouvernement soumette à l’Assemblée nationale un mécanisme pilote de constitution de réserves foncières dans certaines zones prioritaires des zones économiques frontalières, notamment pour les infrastructures logistiques et les entrepôts, avec des garanties en matière d’indemnisation, de réinstallation, de transparence et de contrôle de l’utilisation des terrains.

Concernant la sélection des investisseurs, la députée Doan Thi Le An a souligné la nécessité d’attirer dans les zones économiques frontalières montagneuses des entreprises disposant de solides capacités financières, d’expérience et aptes à organiser des chaînes de services.

Elle a préconisé d’appliquer pleinement les mécanismes de sélection des investisseurs et les procédures d’investissement spéciales prévus aux articles 23 et 28 de la Loi sur l’investissement de 2025, tout en étudiant des mécanismes de sélection d’investisseurs stratégiques pour certains projets d’infrastructures logistiques, d’entrepôts et de commerce à fort effet d’entraînement.

Enfin, la députée Thai Thi An Chung (Nghe An) a proposé de ne plus répartir séparément les crédits d’investissement public entre les différents programmes nationaux après leur fusion, notamment ceux consacrés à la culture, à l’éducation et à la santé.

Une allocation globale des ressources offrirait aux autorités locales davantage d’autonomie et de souplesse dans leur mise en œuvre.

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