Le réajustement du prix des services médicaux fait suite à la loi sur l’assurance-maladie, laquelle précise que les Ministères des Finances et de la Santé doivent publier une circulaire qui imposera la mise en place d’un prix unique pour la consultation médicale et les services médicaux.
Ainsi, tous les hôpitaux d’une même catégorie appliqueront le même tarif. La résolution 63 du Comité central du Parti communiste vietnamien, 11e exercice, a aussi demandé de réajuster le prix des services médicaux. Il propose que le budget d’État, qui était jusque-là versé aux hôpitaux, soit utilisé pour acheter des cartes d’assurance-maladie aux personnes pauvres et celles bénéficiaires des politiques sociales. L’arrêté numéro 16 du gouvernement insiste aussi sur la nécessité pour les hôpitaux de s’autofinancer et sur l’impératif de réajuster le prix des prestations médicales en 2015.
Selon la ministre de la Santé, Nguyên Thi Kim Tiên, la détermination du coût de la prestation médicale doit tenir compte de 7 paramètres que sont les médicaments, les frais d’électricité et d’eau, le traitement des déchets, l’entretien, l’amortissement des équipements, les salaires, la formation et la recherche scientifique. Actuellement, le coût n’est déterminé qu’en fonction de 3 éléments. Le réajustement présent concerne essentiellement le prix de la consultation et les frais hospitaliers.
Dans l’immédiat, ce réajustement ne sera appliqué qu’aux seuls titulaires d’une carte d’assurance-maladie. Pour la ministre Nguyên Thi Kim Tiên, ces personnes bénéficieront de meilleurs services. Car, conformément aux dispositions de la loi sur l’assurance- maladie, c’est l’État qui offre gratuitement cette assurance aux personnes démunies, celles bénéficiant des politiques sociales, aux enfants de moins de 6 ans, aux ethnies minoritaires, aux insulaires et à la population des régions montagneuses et lointaines.
Des instructions ont été données par le Ministère de la Santé pour améliorer la qualité des soins et des traitements médicaux. Le réajustement du prix des prestations médicales conjugué au renforcement de l’autonomie des hôpitaux, doit créer une concurrence entre les établissements publics et privés susceptible de contribuer à rehausser la qualité des services médicaux.