Les prix de l'énergie et du café ont simultanément augmenté la semaine dernière

Selon la Bourse des matières premières du Vietnam (MXV), le marché mondial des matières premières a poursuivi ses transactions en plein essor du 17 au 23 mars. L'indice MXV-Index a progressé de près de 0,4 %, atteignant 2 291 points, avec les secteurs de l’énergie et des matières premières industrielles jouant un rôle moteur.
Photo d'illustration: nhandan.vn
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Les prix du pétrole poursuivent leur forte hausse

Le marché de l’énergie a enregistré une 2e semaine consécutive de hausse en mars 2025, engendrée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et les réductions de production de l'OPEP+.

Le prix du pétrole Brent a clôturé la semaine à 72,16 dollars /baril (+2,24 %), tandis que le WTI a progressé de 2,05 %, atteignant 68,28 dollars/baril, son niveau le plus élevé depuis début mars. Les attaques aériennes américaines contre les forces houthis au Yémen et les avertissements du Président Donald Trump à l’égard de l’Iran ont rapidement transformé la mer Rouge en un point de tension dès le début de la semaine. L'escalade s’est poursuivie avec les frappes israéliennes sur Gaza, menaçant l'approvisionnement pétrolier de la région.

Le 20 mars, les États-Unis ont imposé de nouvelles sanctions sur le secteur pétrolier iranien, ciblant les entités chinoises qui importent du pétrole d'Iran. Cette mesure a ravivé les inquiétudes concernant l'offre mondiale. Le même jour, l'OPEP+ a annoncé une réduction de la production de 189 000 à 435 000 barils/jour, prolongée jusqu'en juin 2026, visant principalement les pays dépassant leurs quotas d'exportation, notamment le Kazakhstan.

Les prix du pétrole ont également été soutenus par les perspectives de reprise économique en Chine, le plus grand consommateur mondial de pétrole. Des indicateurs économiques favorables, comme l’augmentation des ventes au détail et de la production industrielle, ainsi que la politique monétaire accommodante de la Banque centrale chinoise, ont renforcé la confiance dans la demande pétrolière future.

Le café en forte hausse, le cacao en forte baisse

Au cours de la semaine de négociation du 17 au 23 mars, le marché des matières premières industrielles a continué d’enregistrer des évolutions contrastées. Le café a maintenu sa dynamique d’augmentation impressionnante, en particulier le Robusta, qui reste à des niveaux de prix historiquement élevés en raison des préoccupations liées à l’offre. En revanche, les prix du cacao ont poursuivi leur forte baisse après avoir atteint un sommet à la fin de l'année 2024.

Sur le marché du café, le prix de l’Arabica a augmenté de 3,76 % pour atteindre 8 628 dollars/tonne, tandis que le Robusta a clôturé à 5 515 dollars/tonne, en hausse de 2,19 % par rapport à la semaine précédente.

Les conditions météorologiques défavorables dans les deux principaux pays producteurs de café, le Brésil et le Vietnam, ont contribué à la hausse des prix cette semaine. Selon l’agence météorologique Somar Meteorologia, la principale région productrice d’Arabica au Brésil, Minas Gerais, a enregistré un niveau de précipitations représentant seulement 71 % de la moyenne historique au cours de la semaine se terminant le 15 mars. Par ailleurs, le Vietnam, premier producteur mondial de Robusta, devrait faire face à des températures élevées et à de faibles précipitations entre le 21 et le 31 mars. Cette situation pourrait avoir un impact négatif sur la production de café cette année.

Au 21 mars, les stocks d’Arabica enregistrés par l’ICE sont tombés à leur plus bas niveau en un mois, avec 777 708 sacs. En revanche, les stocks de Robusta ont atteint leur niveau le plus élevé en six semaines, s’élevant à 4 360 lots au 21 mars.

Sur le marché intérieur, les prix du café dans les hauts plateaux du Vietnam étaient ce matin (24 mars) compris entre 132 900 et 134 000 dôngs/kg, stables par rapport à la veille, mais en hausse d’environ 2 000 de dôngs/kg par rapport au début de la semaine précédente.

L’exportation du café vietnamien montre des signes positifs. Selon les statistiques préliminaires du Département général des douanes, au cours de la première moitié du mois de mars, les exportations de café ont atteint 93 898 tonnes, pour une valeur de 544,9 millions de dollars, soit une augmentation de 25,6 % en volume et de 28 % en valeur par rapport à la même période du mois précédent. Depuis le début de l’année, le volume total des exportations de café s’élève à plus de 406 600 tonnes, pour une valeur totale de plus de 2,2 milliards de dollars.

À l’inverse, le prix du cacao a poursuivi sa baisse, enregistrant une diminution de 1,3 % sur la semaine et clôturant à 7 765 USD/tonne. En particulier, lors de la séance de négociation du vendredi 22 mars, le cacao a chuté de 3,79 % par rapport à son prix de référence. Depuis son sommet de 12 193 USD/tonne atteint le 18 décembre 2024, le prix du cacao a plongé de plus de 36 %.

La principale cause de cette chute réside dans un déséquilibre entre l’offre et la demande. L’Organisation internationale du cacao (ICCO) prévoit un excédent de production de 142 000 tonnes pour la campagne 2024-2025, après trois années consécutives de déficit. L’augmentation des précipitations en Afrique de l’Ouest a favorisé la croissance de nouvelles plantations, contribuant à une hausse de la production. Les dernières données montrent que les stocks de cacao surveillés par l’ICE dans les ports américains ont retrouvé leur niveau le plus élevé en quatre mois et demi, atteignant près de 1,8 million de sacs à la fin de la semaine.

Du côté de la demande, la forte hausse des prix du cacao depuis fin 2024 a engendré des risques financiers liés aux coûts, aux prix et aux marges pour les opérateurs du marché. À la mi-janvier, les principales associations régionales de cacao en Europe, en Amérique du Nord et en Asie ont signalé une baisse des volumes de broyage trimestriels, indiquant un affaiblissement des consommateurs.