Cette orientation a été au cœur d'une séance de travail organisée le 26 mai par le Service municipal de l'Agriculture et de l’Environnement, en concertation avec les départements spécialisés et les localités côtières afin de définir des mesures d'exécution efficaces dans un futur proche.
Intervenant lors de cette rencontre, Pham Thi Na, directrice adjointe du Service municipal de l'Agriculture et de l’Environnement, a précisé que la mise en œuvre de ce dispositif numérique devra être synchronisée sur l'ensemble du territoire avant le 31 décembre 2026. Elle a exhorté les autorités locales à adapter ces mesures à la réalité des flottilles opérant fréquemment en dehors des eaux territoriales de la métropole.
Dans un premier temps, les unités compétentes doivent finaliser l'installation des équipements dans les délais prescrits, les frais de service étant initialement supportés par les pêcheurs eux-mêmes. Elle a également préconisé la création de cellules d'appui locales pour assister directement les professionnels et la mobilisation des prestataires pour un accompagnement technique continu.
La planification temporelle de l'installation entre les localités doit être optimisée pour éviter toute saturation logistique et assurer une progression cohérente du projet global. En collaboration avec le Service des Sciences et des Technologies, le choix des fournisseurs devra garantir des équipements certifiés et adaptés aux contraintes environnementales de la pêche hauturière afin d'éviter tout dysfonctionnement technique préjudiciable lors des activités en mer.
Selon le rapport de Nguyen Huu Thi, directeur adjoint du Département des pêches et de la surveillance des ressources halieutiques, tous les navires d'une longueur égale ou supérieure à 12 mètres seront soumis à cette obligation selon un calendrier spécifique. Les navires de 24 mètres et plus devront s’y conformer dès le 1er juillet 2026, suivis par ceux de 15 à 24 mètres le 1er septembre 2026, et enfin la catégorie des 12 à 15 mètres au 1er janvier 2027.
La municipalité recense actuellement 2 826 navires concernés, dont 2 601 de pêche et 225 de logistique, mais seulement 54 navires hauturiers disposent déjà du système.
Pour garantir l'efficacité de l'opération, la ville renforcera la communication médiatique, organisera des formations pour les armateurs et capitaines, et mettra à niveau les infrastructures technologiques des ports de pêche. Les fournisseurs agréés par le ministère de l'Agriculture et de l’Environnement assureront l'intégration des systèmes et le support opérationnel pour les usagers.
À l'issue des échéances obligatoires, tout navire n'ayant pas installé le dispositif se verra systématiquement refuser l'autorisation de sortie du port et de navigation pour ses activités halieutiques.
Les représentants locaux ont sollicité un soutien financier pour l'investissement initial et les frais d'abonnement. Ils ont souligné la nécessité d'un accompagnement pédagogique face aux difficultés de certains pêcheurs avec les outils numériques.
La convergence des données entre les trois prestataires actuels demeure un enjeu majeur pour simplifier la gestion administrative. Les autorités locales appellent à une collaboration étroite entre développeurs et ports de pêche pour assurer un soutien technique permanent et respecter les objectifs de transition numérique sectorielle.