Lors de la conférence nationale consacrée au bilan d’un an et demi de mise en œuvre de la Résolution no 57-NQ/TW du Bureau politique (22/12/2024), sur les avancées décisives dans le développement des sciences et technologies, de l’innovation et de la transformation numérique nationale, le SG du PCV et et président d’État, To Lam, a souligné que les missions prévues par la résolution ne sauraient être considérées comme achevées que lorsqu’elles débouchent sur des produits opérationnels, des données vérifiables, des utilisateurs réels et des résultats mesurables.
Il a appelé à passer résolument de la mise en œuvre des missions à la création de produits, de résultats et de valeur concrète, contribuant directement à l’objectif d’une croissance à deux chiffres.
Cette orientation est progressivement concrétisée par les comités du Parti et les autorités locales à travers de nouvelles méthodes plus efficaces : évolution des modes de gouvernance, développement des données, réorganisation de la production et élargissement des marchés, afin de stimuler la croissance, renforcer la compétitivité et favoriser le développement durable du pays.
Transformer les orientations en résultats concrets
La mise en œuvre de la Résolution no 57-NQ/TW ouvre une nouvelle phase de développement pour le pays, confirmant que les sciences et technologies, l’innovation et la transformation numérique ne constituent plus un domaine spécialisé à part, mais sont devenues des modes de direction et de gouvernance ainsi que des moteurs essentiels du développement national dans la nouvelle ère.
À Hanoi, le Plan d’action n° 20-KH/BCĐ57 du 19 janvier 2026 fait des sciences et technologies, de l’innovation et de la transformation numérique des leviers majeurs pour améliorer la gouvernance, les services publics et l’environnement des entreprises. La ville met ainsi en place une gouvernance fondée sur les missions, adaptée au modèle d’administration locale à deux niveaux, afin de réduire les échelons intermédiaires et d’accélérer la mise en œuvre des directives.
Chaque mission précise les responsabilités, les délais et les résultats attendus, favorisant progressivement une gestion fondée sur les données. Hanoi a déployé la plateforme HanoiWork dans l’ensemble du système politique pour suivre les responsabilités, l’avancement des tâches et les performances selon les critères OKR/KPI. Le système couvre 179 unités, avec plus de 77 000 agents et près de 240 000 tâches suivies en ligne. Ce modèle fait évoluer la gestion administrative vers une « gouvernance numérique fondée sur les objectifs, les délais, les produits et les données ».
Au niveau local, les communes et quartiers poursuivent le renouvellement des modes de gouvernance grâce au système municipal de gestion des documents. L’expérimentation des OKR/KPI sur HanoiWork dans cinq unités donne de premiers résultats positifs, en réduisant notamment le temps et les coûts de traitement pour les habitants et les entreprises. Ces avancées renforcent progressivement l’efficacité de la gouvernance et contribuent à l’attraction des investissements et au développement économique de la capitale.
Au premier semestre 2026, Hanoi a attiré environ 3,2 milliards de dollars d’investissements directs étrangers (IDE), principalement dans les sciences, les technologies et l’innovation. Les entreprises des zones de haute technologie et industrielles ont maintenu une activité stable, contribuant à environ 11 000 milliards de dongs au budget municipal. Le PIBR a progressé de 8,22 %, son plus haut niveau en dix ans, renforçant les bases pour viser une croissance à deux chiffres en 2026.
Faire des produits et de l’efficacité les critères du développement
La mise en œuvre de la Résolution no 57-NQ/TW du Bureau politique a jeté les bases en matière d’institutions, d’infrastructures numériques, de données et de sensibilisation. Le pouvoir central appelle désormais à entrer dans une nouvelle phase de développement, axée sur la création de produits concrets, opérationnels, utilisés par les habitants et les entreprises et générant une nouvelle valeur pour le développement. Le SG du PCV et président d’État, To Lam, a souligné la nécessité de passer résolument à la production de résultats concrets et mesurables : chaque mission doit être associée à un résultat précis et chaque programme doit contribuer à résoudre les grands enjeux du développement national. Cette orientation se traduit déjà par diverses initiatives locales.
Ho Chi Minh-Ville figure parmi les localités qui prennent l’initiative de développer le marché de l’innovation. La création d’un fonds de capital-risque doté initialement de 500 milliards de dongs, avec l’objectif de porter ce capital à 5 000 milliards de dongs d’ici 2030, témoigne de la volonté de la ville de mettre progressivement en place des mécanismes financiers destinés à soutenir l’innovation et à mobiliser davantage de ressources en faveur des idées, entreprises et technologies à fort potentiel.
Dans la ville de Dong Nai, le Comité municipal du Parti s’attache à bâtir un écosystème d’innovation à la base. Plus de 20 espaces d’innovation au niveau local sont en préparation, tandis que la planification de plusieurs zones dédiées aux sciences, aux technologies et à l’innovation avance. Ces initiatives illustrent une nouvelle approche consistant à partir des réalités locales pour créer de nouveaux mécanismes et espaces de développement, en mettant l’innovation et la transformation numérique au service des problèmes concrets.
Dans la province de Thai Nguyen, le Comité provincial du Parti associe directement la transformation numérique au développement des produits agricoles phares. Une base de données sur les zones de production de thé, intégrant la traçabilité, a été mise en place. À ce jour, 149 zones de culture ont été géolocalisées par GPS, couvrant plus de 900 hectares et produisant quelque 11 300 tonnes de feuilles fraîches. Ces données favorisent une meilleure intégration du thé dans les chaînes de valeur agricoles de qualité.
Dans le même esprit, la province de Lam Dong mise sur les sciences, les technologies et l’innovation dans l’agriculture à grande échelle, avec plus de 107 000 hectares de cultures de haute technologie. Des modèles fondés sur l’Internet des objets (IoT), les capteurs, l’automatisation et l’intelligence artificielle contribuent à améliorer la productivité, la qualité et l’efficacité de la production.
La province de Ca Mau développe des modèles d’élevage de crevettes en circuit fermé utilisant des technologies de pointe, avec pour objectif de créer 1 500 hectares d’élevage aquacole de haute technologie.
La province de Dong Thap déploie de nombreux modèles de transformation numérique dans l’agriculture, allant de la traçabilité par QR code à la gestion des coopératives et à l’application des technologies numériques à la production. De nombreux produits OCOP sont désormais proposés sur les plateformes de commerce électronique, élargissant leur accès aux marchés national et international.
Le point commun de ces modèles est que l’innovation part des besoins du développement et s’appuie sur les technologies pour commercialiser, créer de nouveaux produits et de nouvelles valeurs pour la société, tout en renforçant la compétitivité de l’économie. Chaque localité identifie clairement les problèmes concrets à résoudre grâce aux sciences et technologies, à l’innovation et à la transformation numérique.
Il s’agit de l’une des évolutions majeures dans la manière de mettre en œuvre la Résolution no 57-NQ/TW, comme l’a souligné le SG du PCV et président d’État, To Lam : les résultats ne doivent pas se limiter à l’adoption de textes, à l’élaboration de plans, à l’organisation de conférences ou à la création d’organismes, mais doivent se traduire par la maîtrise des technologies, l’interconnexion des données, la réduction et la simplification des procédures administratives, l’amélioration de la productivité, le développement des entreprises, les bénéfices apportés à la population et à la société, ainsi que la contribution à la croissance.