Renforcement des échanges d’expériences sur l’urbanisme écologique entre Vietnam et Chine

Dans le cadre de sa visite en Chine, le ministre vietnamien de l’Agriculture et de l’Environnement, Tran Duc Thang, s’est entretenu avec le maire de Pékin, Yin Yong, autour de la question de la « ville verte » : qualité de l’air, de l’eau, et préservation des écosystèmes urbains.

Pour Yin Yong, l’amélioration de l’environnement permet d’attirer les secteurs de haute technologie, de la recherche et de l’éducation — bien loin du modèle ancien fondé sur l’industrie lourde et la main‑d’œuvre non qualifiée.
Pour Yin Yong, l’amélioration de l’environnement permet d’attirer les secteurs de haute technologie, de la recherche et de l’éducation — bien loin du modèle ancien fondé sur l’industrie lourde et la main‑d’œuvre non qualifiée.

Pour Yin Yong, l’amélioration de l’environnement permet d’attirer les secteurs de haute technologie, de la recherche et de l’éducation — bien loin du modèle ancien fondé sur l’industrie lourde et la main‑d’œuvre non qualifiée. Il assure que Pékin a opéré des « transformations spectaculaires » ces vingt dernières années.

« À chaque retour à Pékin, je constate un changement », confie Tran Duc Thang. Le Vietnam, en pleine révision de sa loi sur la protection de l’environnement, souhaite s’inspirer de l’expérience de la capitale chinoise pour mieux combattre la pollution de ses grandes villes.

Selon Yin Yong, trois indicateurs témoignent du tournant écologique de Pékin : une chute notable des particules fines PM2,5 — 26,5 µg/m³ en 2025, un niveau historiquement bas — la disparition des eaux de qualité inférieure (plus de zones de catégorie 5), et un renforcement massif de la couverture végétale. La ville revendiquera bientôt un taux de verdissement de 50 %, symbolisant son statut de « capitale‑forêt ».

Le maire détaille également cinq leviers d’action : déplacer les industries polluantes hors de l’agglomération, abandonner le charbon au profit de l’électricité ou du gaz, mieux coordonner les zones voisines, moderniser les transports et bâtiments, et enfin renforcer la surveillance environnementale via capteurs et satellites.

Interrogé sur l’impact de ces mesures sur la croissance économique, Yin Yong répond sans hésiter : non seulement Pékin n’a pas ralenti, mais son rythme de développement a même légèrement augmenté — un gain attribué à l’attractivité d’un environnement sain pour des activités plus qualifiées.

Tout en remerciant le maire de Pékin, Tran Duc Thang salue ces leçons « précieuses et sincères », espérant qu’elles permettront au Vietnam de progresser lui aussi sur la voie d’une urbanisation durable.

NDEL
Back to top