La pensée de Hô Chi Minh demeure la boussole idéologique de l’œuvre de construction et de défense nationale du Vietnam. Les valeurs d’indépendance, d’autonomie, d’autosuffisance et la conception selon laquelle « le peuple est au centre » continuent d’éclairer la voie du développement, de l’intégration internationale et du perfectionnement de l’État de droit socialiste vietnamien.
Dans son article intitulé « La lumière de Hô Chi Minh éclaire notre chemin », le secrétaire général du Parti et président de la République, To Lam, souligne que la célébration du 136e anniversaire de la naissance du Président Hô Chi Minh intervient à un moment particulièrement important pour le pays.
Selon lui, le XIVe Congrès du Parti a défini les grandes orientations stratégiques ouvrant une nouvelle ère de développement national, tandis que les élections de la XVIe législature de l’Assemblée nationale et des Conseils populaires pour le mandat 2026-2031 ont marqué l’ouverture d’une nouvelle étape politique.
« Dans cette période de profondes transformations, nous prenons encore davantage conscience de la valeur intemporelle de la pensée de Hô Chi Minh, fondement spirituel, flambeau et guide de toutes les victoires de la révolution vietnamienne », affirme To Lam.
Le dirigeant vietnamien rappelle que Hô Chi Minh n’a pas seulement trouvé la voie de la libération nationale, mais qu’il a également posé les bases idéologiques du développement et de la protection du Vietnam moderne. Chez lui, l’indépendance nationale est indissociable de la liberté et du bonheur du peuple ainsi que du socialisme.
Dans le contexte actuel marqué par la concurrence stratégique mondiale, les mutations des chaînes d’approvisionnement et la quatrième révolution industrielle, la pensée de Hô Chi Minh sur l’indépendance, l’autonomie et l’autosuffisance conserve toute son actualité.
Le docteur Le Trung Kien, de l’Institut Hô Chi Minh et des dirigeants du Parti relevant de l’Académie nationale de politique Hô Chi Minh, estime que le principe « dĩ bất biến ứng vạn biến » — « Rester immuable dans le principe, s’adapter aux circonstances infinies » — demeure au cœur de l’application de cette pensée.
Selon lui, « Indépendance – Liberté – Bonheur » constitue l’élément immuable. Le Vietnam maintient ainsi une ligne de conduite fondée sur la souveraineté nationale, l’indépendance politique et la voie socialiste.
« Le Vietnam ne choisit pas un camp, mais choisit ce qui est juste », souligne-t-il, rappelant que le pays ne participe à aucune alliance militaire et privilégie une politique étrangère indépendante, pacifique et tournée vers les intérêts du peuple vietnamien.
Pour Le Trung Kien, l’indépendance ne se limite pas aux frontières territoriales ; elle implique également l’autonomie économique, technologique et énergétique. Il appelle notamment à des avancées dans l’industrie de défense, les technologies stratégiques et la sécurité énergétique afin de renforcer la souveraineté nationale.
Le chercheur insiste également sur la nécessité de combiner la force nationale avec la « force de l’époque », c’est-à-dire les avancées scientifiques, les normes internationales et les mécanismes mondiaux tels que l’OMC, l’EVFTA ou le CPTPP.
Selon lui, le perfectionnement du système juridique vietnamien doit s’appuyer sur l’intégration proactive des standards internationaux tout en préservant l’identité politique et culturelle du Vietnam.
Parallèlement, la construction de l’État de droit socialiste doit continuer à se fonder sur le principe selon lequel « le peuple est à la racine ». To Lam affirme d’ailleurs que cette pensée de Hô Chi Minh demeure le fil conducteur de toutes les politiques actuelles.
Le Trung Kien rappelle la célèbre formule de Hô Chi Minh : « Notre pays est un pays démocratique. Tous les intérêts appartiennent au peuple, tous les pouvoirs appartiennent au peuple. »
Selon lui, la force nationale suprême réside dans l’unité populaire et dans la participation active des citoyens à la gouvernance à travers le principe : « le peuple sait, le peuple discute, le peuple agit, le peuple contrôle, le peuple supervise et le peuple bénéficie ».
Enfin, il estime que la combinaison entre la force nationale et les avancées de l’époque passe aujourd’hui par le développement de la gouvernance numérique, du gouvernement électronique et de modèles administratifs modernes et efficaces, afin que l’appareil d’État devienne véritablement « le serviteur du peuple », conformément à l’enseignement du Président Hô Chi Minh.