Le programme n’est pas seulement une activité destinée à soutenir les populations des zones frontalières pendant le Têt ; il est devenu un symbole vivant du lien étroit entre l’armée et le peuple. Il constitue également une occasion pour les Forces des gardes-frontières d’exprimer leur reconnaissance envers les populations vivant aux confins du territoire national.
Le printemps aux confins du territoire national
Selon le lieutenant-général Nguyen Anh Tuan, commissaire politique des Forces des gardes-frontières, malgré les lourdes pertes humaines et matérielles causées cette année par les catastrophes naturelles et les tempêtes, ces difficultés ont renforcé et diffusé davantage les belles traditions, l’esprit de solidarité et d’humanité du peuple vietnamien.
En toute circonstance, avec affection, responsabilité et profonde gratitude envers les populations, notamment les minorités ethniques vivant dans les zones frontalières, maritimes et insulaires, les soldats de l’Armée populaire du Vietnam, et en particulier les gardes-frontières, sont toujours les premiers à arriver et les derniers à partir aux côtés des habitants. Ce programme est devenu l’une des actions sociales les plus concrètes et efficaces menées par ces soldats en uniforme vert, contribuant à apporter le Têt aux familles démunies et à insuffler joie et enthousiasme aux populations vivant dans les zones frontalières, maritimes et insulaires.
L’édition 2026 du programme est organisée selon le principe d’efficacité et d’action concrète, orientée vers les besoins réels des habitants des zones frontalières. Le Commandement des gardes-frontières a chargé les unités locales et provinciales de sa mise en œuvre. L’ensemble des forces a distribué plus de 10.000 cadeaux, offert 500 bovins reproducteurs, construit 200 maisons dans le cadre du programme « Toits chaleureux aux frontières » et organisé des consultations et soins médicaux pour environ 15 000 habitants.
Animé par l’esprit « Pour les plus démunis, ne laisser personne de côté », le programme ne se limite pas à une aide matérielle mais accorde également une attention particulière à la vie culturelle et spirituelle des populations frontalières, notamment des jeunes générations. Environ 3 000 bourses d’études dans le cadre des programmes « Accompagner les enfants sur le chemin de l’école » et « Enfants adoptés par les postes de gardes-frontières » ont été attribuées à des élèves défavorisés, contribuant à nourrir leur espoir et leur volonté de progresser.
Selon les réalités locales, les forces de gardes-frontières dans les provinces limitrophes ont mis en œuvre de nombreuses activités créatives et diversifiées, telles que la construction d’ouvrages « Lumières le long de la frontière » ou « Routes aux drapeaux nationaux », la distribution de filtres à eau et de téléphones intelligents, l’organisation de « marchés solidaires gratuits », de jeux traditionnels et de repas collectifs du Têt, contribuant à renforcer la chaleur et la solidarité entre l’armée et la population. Par ailleurs, des délégations ont rendu visite et présenté leurs vœux du Nouvel An aux soldats stationnés dans les postes, points de contrôle et unités armées situés dans les zones frontalières.
À la fin du douzième mois lunaire, la commune montagneuse frontalière de Huong Xuan (province de Ha Tinh, au Centre du Vietnam) s’anime sous les couleurs éclatantes des fleurs de pêcher et des drapeaux nationaux. Cette zone vaste et accidentée, aux communications difficiles, abrite de nombreux hameaux isolés où vivent depuis longtemps les communautés ethniques Chut, étroitement liées à la forêt et à la frontière.
Selon Nguyen Kim Tu, secrétaire du Comité du Parti et président du Conseil populaire communal de Huong Xuan, le programme « Printemps des gardes-frontières, réconfort pour les villages frontaliers », organisé localement par le Commandement des gardes-frontières en coordination avec le Comité populaire provincial de Ha Tinh, revêt une signification particulièrement profonde.
Le programme ne se limite pas à la distribution de cadeaux du Têt ; il incarne également la présence chaleureuse du Parti, de l’État, de l’Armée et de l’ensemble de la société sur la ligne de front du territoire national. Il renforce ainsi l’unité entre l’armée et la population et consolide le dispositif de défense populaire aux frontières, contribuant à renforcer la confiance des habitants et leur engagement aux côtés des gardes-frontières pour la défense de la souveraineté territoriale et de la sécurité nationale.
Des ponts reliant les cœurs
Au hameau de Giang 2, où vivent 16 familles de l’ethnie Chut, le Têt de cette année marque la disparition complète des habitations précaires, grâce à la construction des quatre dernières maisons financées par des entreprises et bienfaiteurs mobilisés par les gardes-frontières de la province de Ha Tinh.
Selon Ho Van Son, autrefois, la vie des habitants était très difficile et les habitations précaires suscitaient l’inquiétude à chaque saison des pluies et des tempêtes. Les gardes-frontières ont apporté un accompagnement concret, guidant les habitants dans la mise en culture des terres, la culture du riz et du maïs, l’aménagement hydraulique, tout en fournissant du bétail reproducteur, en construisant des maisons culturelles, en améliorant l’hygiène villageoise, en installant l’éclairage public et en soutenant la scolarisation des enfants. Dans de nombreux aspects de la vie quotidienne, des mariages aux funérailles, leur soutien a toujours été présent.
« Aujourd’hui, en recevant cette nouvelle maison, nous exprimons notre profonde gratitude et nous nous engageons à rester unis, fidèles au Parti et à l’État, et à collaborer avec les gardes-frontières et les autorités locales pour protéger solidement la souveraineté et la sécurité des frontières », a-t-il déclaré.
Dans la joie générale, dans les régions frontalières du Nord-Ouest, le Têt semble arriver plus tôt dans les villages reculés, où l’image des soldats en uniforme vert est présente dans chaque foyer et chaque ruelle, accompagnant les autorités locales dans la préparation du Têt pour les populations ethniques.
Il convient de noter que, dans la mise en œuvre du programme, les commandements provinciaux des gardes-frontières accordent une attention particulière à la création de moyens de subsistance durables pour les habitants. Outre les aides directes, les postes frontaliers fournissent des plants et du bétail, soutiennent financièrement la construction ou la rénovation de logements pour les ménages pauvres et proches du seuil de pauvreté, leur permettant d’améliorer leurs conditions de vie.
Heureux d’emménager dans sa nouvelle maison, Nong Duc Quyen, du hameau de Pac Ta, commune de Pha Long, province de Lao Cai, parent d’un martyr de guerre, a confié que sa famille avait longtemps souffert de difficultés de logement et que disposer d’une maison solide constituait son plus grand rêve. Le soutien des gardes-frontières et des autorités locales lui permet désormais de stabiliser sa vie, de se consacrer à la production et de poursuivre la tradition révolutionnaire, contribuant ainsi au développement des zones frontalières.
Saluant l’esprit de responsabilité et l’initiative des gardes-frontières provinciaux dans la coordination des activités concrètes, Giang Thi Dung, vice-secrétaire du Comité provincial du Parti et présidente du Front de la Patrie du Vietnam de la province, a souligné que les résultats obtenus dans le développement socio-économique et la garantie de la défense et de la sécurité reposaient en grande partie sur la contribution des populations ethniques frontalières et des forces armées, dont les gardes-frontières. En peu de temps, les unités ont mobilisé plus de 5.000 cadeaux, d’une valeur totale supérieure à 2,5 milliards de dôngs, et déployé le programme dans neuf communes et quartiers frontaliers.
Après dix ans d’existence, le programme « Printemps des gardes-frontières » est devenu un véritable pont d’union entre les soldats frontaliers et les populations des régions frontalières et insulaires. Il constitue également un moteur pour encourager les habitants à poursuivre le mouvement « Toute la population participe à la protection de la souveraineté territoriale et de la sécurité des frontières nationales dans le nouveau contexte ». C’est précisément depuis ces confins que se renforce la grande union nationale, formant un solide rempart avancé pour la Patrie aujourd’hui et demain.