Résolution 71-NQ/TW : moderniser la gouvernance universitaire pour une autonomie effective

La Résolution n°71-NQ/TW du Bureau politique fait de la modernisation de la gouvernance universitaire un levier central pour promouvoir une autonomie effective, renforcer la responsabilité et améliorer la qualité de l’enseignement supérieur au service du développement national.

Des étudiants testent des algorithmes de commande d’un bras robotique au laboratoire de robotique de l’Université d’Industrie de Hô Chi Minh-Ville. Photo : VNA.
Des étudiants testent des algorithmes de commande d’un bras robotique au laboratoire de robotique de l’Université d’Industrie de Hô Chi Minh-Ville. Photo : VNA.

La Résolution n°71-NQ/TW du 22 août 2025 du Bureau politique sur les percées en matière de développement de l’éducation et de la formation fixe pour objectif de moderniser et de rehausser l’enseignement supérieur.

Elle vise à créer des avancées décisives dans la formation de ressources humaines hautement qualifiées et de talents, ainsi que dans la recherche scientifique et l’innovation.

Dans le nouveau contexte, la Résolution souligne la nécessité urgente de rénover les mécanismes de gouvernance universitaire. L’autonomie, associée à l’obligation de rendre des comptes, y est identifiée comme un axe central.

Dans la transition vers une économie fondée sur la connaissance, la science, la technologie et l’innovation deviennent les moteurs essentiels de la croissance. La qualité de l’enseignement supérieur revêt, à ce titre, une importance déterminante pour la compétitivité nationale.

La Résolution 71-NQ/TW met l’accent sur une réforme fondamentale et globale de l’enseignement supérieur. Elle appelle à la mise en place d’un modèle de gouvernance moderne, fondé sur l’autonomie, la transparence et l’efficacité, afin d’améliorer les performances du système universitaire vietnamien.

Selon les experts, dans le nouveau contexte, les universités doivent être considérées comme des pôles de création de connaissances et des acteurs moteurs de l’innovation. Leur rôle ne se limite plus à l’enseignement et à la recherche. Elles sont appelées à devenir des composantes clés des écosystèmes d’innovation, notamment par le transfert de technologies stratégiques au service du développement socio-économique.

Au Vietnam, l’Université nationale de Hô Chi Minh-Ville est identifiée comme un maillon important de l’écosystème d’innovation de la ville et de la région du Sud-Est. En vertu de la Décision n°129/QD-TTg du 19 janvier 2026, le Programme de développement de l’Université nationale de Hô Chi Minh-Ville pour la période 2026–2030 fixe pour objectif de la hisser parmi les principales universités d’Asie d’ici 2030. L’établissement est orienté vers la formation de ressources humaines de haute qualité, le développement et l’application des sciences et technologies, ainsi que la promotion de l’innovation et de l’entrepreneuriat. À l’horizon 2045, il ambitionne de devenir un système universitaire de recherche de premier plan en Asie, avec plusieurs disciplines bien classées dans les classements universitaires internationaux reconnus.

Parallèlement, de nombreux établissements d’enseignement supérieur ont élaboré des plans d’action pour mettre en œuvre la Résolution 71-NQ/TW. L’Université Tôn Duc Thang s’est fixé pour objectif de se développer en tant qu’université de recherche. Elle met en œuvre une autonomie globale et renforce son intégration internationale.

L’établissement entend ainsi contribuer de manière concrète aux percées stratégiques du pays en matière de ressources humaines de haute qualité, de sciences et technologies et d’innovation. Selon sa feuille de route, d’ici 2030, l’Université Tôn Duc Thang ambitionne de figurer parmi les 200 meilleures universités d’Asie et parmi les 100 meilleures universités mondiales dans certains domaines. À plus long terme, elle vise le statut d’université de recherche de niveau international.

L’autonomie universitaire est considérée comme un pilier de la réforme de l’enseignement supérieur. Elle permet aux établissements de définir de manière proactive leurs stratégies de développement, d’améliorer la qualité de la formation, de renforcer la recherche scientifique et d’élargir la coopération internationale. Toutefois, selon les chercheurs, sa mise en œuvre demeure limitée. Plusieurs établissements ne disposent pas encore de capacités de gouvernance suffisantes. Les mécanismes de contrôle interne restent peu efficaces. Les modèles financiers manquent de durabilité. Les conseils d’université n’exercent pas pleinement leur rôle. L’obligation de rendre des comptes n’est pas encore appliquée de manière globale.

La Résolution 71-NQ/TW identifie la gouvernance universitaire comme l’un des principaux goulets d’étranglement à lever en priorité. Dans de nombreux établissements, les modèles de gouvernance ne répondent pas encore aux exigences de l’économie de la connaissance. Les mécanismes organisationnels et financiers demeurent rigides.

La transformation numérique et la modernisation de la gestion ne sont pas mises en œuvre de manière cohérente. Dans ce contexte, le perfectionnement du cadre institutionnel, la rénovation des modèles de gouvernance, le développement des ressources et l’instauration d’une culture de responsabilité et de redevabilité sont définis comme des priorités pour la période à venir.

De l’avis des experts, la rénovation des mécanismes de gouvernance universitaire et la mise en œuvre effective de l’autonomie, conformément à l’esprit de la Résolution 71-NQ/TW, ne constituent pas seulement une exigence du secteur de l’éducation.

Elles représentent une mission stratégique visant à développer des ressources humaines de haute qualité, à stimuler l’innovation et à renforcer la compétitivité nationale, au service d’un développement rapide et durable du pays dans la nouvelle phase.

VNA/NDEL

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