Vietnam-UE : les relations économiques entrent dans une nouvelle phase

Entre l’Europe et le Vietnam, les opportunités existent déjà. La prochaine étape consiste à les transformer en partenariats concrets, équilibrés et durables, selon un article publié sur le site d'information économique français Objectif Eco.

Article sur les perspectives de coopération économique entre le Vietnam et l'UE, publié le 2 juillet sur le site économique français Objectif Eco. Photo : VNA.
Article sur les perspectives de coopération économique entre le Vietnam et l'UE, publié le 2 juillet sur le site économique français Objectif Eco. Photo : VNA.

Selon un article publié le 2 juillet sur le site d'information économique français Objectif Eco, les relations économiques entre le Vietnam et l'Union européenne (UE) entrent dans une phase de transformation profonde.

L’accent n'est plus mis uniquement sur l’expansion des échanges commerciaux, mais s'oriente désormais vers une coopération axée sur l’investissement, l’innovation, la transition verte et la mise en place de chaînes d'approvisionnement durables.

Selon l’article, le Vietnam n’est plus seulement une destination d’exportation ou une base de production alternative en Asie.

Le Vietnam est désormais un marché de plus de 100 millions d’habitants, avec une classe moyenne en progression, une urbanisation rapide, une économie de plus en plus intégrée aux échanges internationaux et une volonté politique claire de monter en gamme.

Pour une entreprise européenne, le Vietnam peut donc être à la fois un marché de consommation, un hub industriel, une base régionale et un partenaire dans des chaînes de valeur plus complexes.

L’Objectif Eco estime que les entreprises doivent comprendre les marchés, identifier les bons partenaires, adapter leur offre, anticiper les exigences réglementaires et construire une présence locale crédible.

Le Vietnam continue de s’imposer comme l’une des économies les plus dynamiques d’Asie du Sud-Est.

En 2025, la croissance vietnamienne a fortement accéléré, avec un PIB en hausse de 8,46 % au quatrième trimestre par rapport à l’année précédente.

Sur cette période, l’industrie et la construction ont progressé de 9,73 %, tandis que les services ont augmenté de 8,82 %.

Ces chiffres confirment le rôle central de l’activité industrielle et de la demande intérieure dans la trajectoire économique du pays, analyse l’auteur.

L’article cite les Pays-Bas comme partenaire naturel dans les stratégies Europe–Vietnam.

Plus précisément, les Pays-Bas occupent une place particulière dans cette dynamique.

En 2025, ils ont conservé pour la deuxième année consécutive leur position de premier partenaire commercial du Vietnam au sein de l’Union européenne.

Le commerce bilatéral a atteint 14,3 milliards de dollars, en hausse de 3,8 % par rapport à 2024.

Les exportations vietnamiennes vers les Pays-Bas ont représenté 13,5 milliards de dollars, tandis que les importations depuis les Pays-Bas ont atteint 825 millions de dollars.

Grâce à leurs infrastructures logistiques, leur position géographique, les Pays-Bas ne sont pas seulement un marché final, mais également jouent un rôle de plateforme d’entrée vers l’Europe.

L’investissement reflète la même tendance. À fin octobre 2025, les Pays-Bas comptaient 466 projets actifs au Vietnam, pour environ 14,93 milliards de dollars de capital enregistré.

Ils se classaient au neuvième rang parmi les 153 pays et territoires investissant au Vietnam, tout en restant le premier investisseur de l’Union européenne dans le pays.

Selon l’article, la relation économique entre le Vietnam et l’Union européenne ne se limite plus à une seule catégorie de produits.

Elle combine aujourd’hui agroalimentaire, biens industriels, composants, équipements, électronique, textile, chaussures, bois, produits transformés et services liés à la logistique ou à la distribution.

Pour les entreprises vietnamiennes, l’expansion vers l’Europe pose des défis différents.

Beaucoup d’entreprises vietnamiennes disposent déjà de capacités industrielles solides, d’une bonne réactivité et d’une expérience export.

Mais le marché européen demande souvent un niveau supérieur de préparation commerciale, documentaire et réglementaire.

Depuis l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Vietnam en 2020, les exportations vietnamiennes vers l’Union européenne ont fortement progressé.

Selon les déclarations du commissaire européen au Commerce Maros Sefcovic en 2025, les exportations vietnamiennes vers l’UE ont augmenté d’environ 60 % depuis la mise en œuvre de l’EVFTA, tandis que les exportations européennes vers le Vietnam ont progressé d’environ 10 %.

Cette différence montre à la fois le succès des exportateurs vietnamiens et l’enjeu, pour l’Europe, de construire une relation commerciale plus équilibrée.

Le contexte institutionnel renforce également cette dynamique. En janvier 2026, l’Union européenne et le Vietnam ont annoncé l’élévation de leur relation au niveau de partenariat stratégique global.

Ce nouveau cadre vise à renforcer la coopération dans plusieurs domaines : commerce, investissement, développement durable, climat, énergie, transformation numérique, sécurité et coopération multilatérale.

Cette évolution est importante pour les entreprises.

Elle confirme que la relation Europe–Vietnam ne se limite plus à l’accès au marché ou à la réduction des droits de douane.

Elle s’inscrit désormais dans une logique plus large : sécurisation des chaînes d’approvisionnement, diversification industrielle, transition verte, transformation numérique et développement de partenariats à long terme.

Selon l’Objectif Eco, les relations économiques entre l’Europe et le Vietnam entrent dans une phase plus mature.

Les échanges commerciaux restent importants, mais les discussions portent de plus en plus sur la qualité de ces échanges : durabilité, conformité, innovation, montée en gamme, sécurité des chaînes d’approvisionnement et coopération industrielle.

Pour les entreprises européennes, le Vietnam représente une opportunité, mais aussi un marché qui demande méthode, patience et adaptation.

Pour les entreprises vietnamiennes, l’Europe représente un potentiel considérable, mais aussi un niveau d’exigence qui nécessite une préparation sérieuse.

Entre l’Europe et le Vietnam, les opportunités existent déjà.

La prochaine étape consiste à les transformer en partenariats concrets, équilibrés et durables.

Back to top