À la découverte du rocher Voi Me, un gigantesque monolithe à Dak Lak
Au cœur des hauts plateaux de Dak Lak, le rocher Voi Me (« Mère Éléphant »), le plus grand monolithe du Vietnam, attire les visiteurs par ses paysages spectaculaires, ses légendes mystérieuses et la richesse de la culture locale.
Situé à environ 40 km de Buon Ma Thuot, le long de la route nationale 27, dans la commune de Hoa Son, le rocher Voi Me est devenu un site emblématique de la région, attirant des visiteurs venus de partout.Avec un périmètre d’environ 500 m, une longueur de 200 m et une hauteur de 50 m, le rocher Voi Me est considéré comme le plus grand monolithe du Vietnam.Ses courbes évoquent le dos d’un éléphant sauvage géant couché dans la vallée.Sa surface gris foncé, sillonnée de veines et de fissures façonnées par des millions d’années d’érosion, accentue son caractère spectaculaire.Le rocher Voi Me est associé à de nombreuses légendes transmises de génération en génération par les M’Nong et les Ede.
Selon la tradition, il serait un éléphant sacré descendu des montagnes de Chu Yang Sin pour protéger la forêt et ses habitants. Considéré comme son gardien, il est depuis longtemps soigneusement préservé.Selon le Service provincial de la Culture, des Sports et du Tourisme de Dak Lak, des milliers de visiteurs vietnamiens et étrangers viennent chaque année gravir le rocher, admirer les paysages et découvrir les légendes qui l’entourent.Il faut environ 15 à 20 minutes pour atteindre le sommet depuis le pied du rocher. Malgré sa hauteur modeste, l’ascension offre une expérience à la fois impressionnante et grisante.Manh Hung, 32 ans, guide accompagnant des circuits entre Da Lat et Buon Ma Thuot, raconte qu’à chaque passage, la fatigue disparaît pour lui comme pour les visiteurs. Du sommet s’ouvre une vue panoramique à 360 degrés sur les paysages environnants.
« La roche est en pente douce, mais il n’y a ni marches ni rambardes. Certains passages sont très raides et exigent de bien choisir ses appuis. Par vent fort ou par légère brume, l’expérience est encore plus stimulante. Il est préférable de porter des chaussures offrant une bonne adhérence, car la roche devient glissante lorsqu’elle est humide », recommande-t-il.Le paysage change au fil des heures. Au loin, le sommet de Chu Yang Sin se dessine dans les nuages ; en contrebas apparaissent les maisons sur pilotis, les chemins sinueux et les rizières verdoyantes. Le vent qui souffle sur les hauteurs semble emporter les soucis de la vie urbaine.Le rocher Voi Me est aussi un lieu privilégié pour découvrir la culture locale. À l’ombre des maisons sur pilotis, des femmes M’nong façonnent l’argile à l’aide d’outils rudimentaires.Au pied des montagnes de Chu Yang Sin subsistent quelques-uns des derniers « sanctuaires » de la poterie noire traditionnelle M’nong. Ici, l’argile est façonnée à la main, sans tour de potier. Le bruit des pilons résonne encore dans ces anciens villages de potiers, véritables musées vivants où se perpétuent les techniques ancestrales.
Le chef-d’œuvre naturel du rocher Voi Me, dans la commune de Hoa Son, province de Dak Lak.. Vidéo : VTC News.