Application des technologies numériques à la conservation de la biodiversité dans le parc national de Phong Nha-Ke Bang

Ces dernières années, le parc national de Phong Nha-Ke Bang, au Centre du Vietnam, a entrepris une transformation numérique, appliquant les technologies modernes et l'intelligence artificielle (IA) pour améliorer l'efficacité du suivi et de la conservation de la biodiversité.

Le comité de gestion du parc national de Phong Nha-Ke Bang a relâché des calaos, une espèce rare, dans leur habitat naturel après les avoir secourus. Photo : NDEL.
Le comité de gestion du parc national de Phong Nha-Ke Bang a relâché des calaos, une espèce rare, dans leur habitat naturel après les avoir secourus. Photo : NDEL.

Un exemple notable est le système de pièges photographiques associé au logiciel d'IA Wildlife Insights, qui identifie automatiquement les espèces et traite les données plus rapidement et avec une plus grande précision que les méthodes manuelles.

Cette technologie est particulièrement adaptée au terrain montagneux complexe, permettant un suivi continu des espèces rares, notamment les animaux nocturnes ou ceux qui évitent la présence humaine. En 2025, le parc recensait 1 344 individus appartenant à 199 groupes, dont 38 espèces menacées inscrites sur la Liste rouge.

Les données collectées sont intégrées à un système d'information géographique (SIG), facilitant l'évaluation des habitats, le suivi des variations de population et l'identification des zones critiques afin d'élaborer des plans de protection efficaces. Parallèlement, le sauvetage, la conservation et la reproduction de la faune et de la flore sont également privilégiés, avec un centre de conservation de 28,8 hectares dédié à la recherche, à l'éducation et à l'écotourisme.

Le parc national de Phong Nha-Ke Bang s'étend sur plus de 123 000 hectares et abrite un écosystème diversifié, majoritairement composé de forêts primaires. Le parc a constitué une base de données botaniques et utilise le WebGIS pour gérer et préserver ses précieuses ressources génétiques. Récemment, des chercheurs y ont également découvert le Sapria himalayana, une espèce menacée d'extinction.

Cependant, l'application des hautes technologies se heurte encore à des difficultés liées au coût, à la technologie et aux conditions météorologiques. À l'avenir, le parc continuera d'améliorer son système de pièges photographiques, d'utiliser les technologies SMART, la télédétection et les drones, et d'intégrer les données afin d'optimiser la gestion et la protection des forêts, tout en établissant des cartes des ressources et en identifiant les zones à haut risque.

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