Dinh Cong Anh, l’artisan à l’origine du développement du bois d’agar à Phuc Trach

Dans la commune de Phuc Trach (Ha Tinh), le bois d’agar est devenu une activité économique majeure. À l’origine de cette transformation se trouve l’artisan Dinh Cong Anh, qui a introduit ce métier dans la région il y a plusieurs décennies.

Ce printemps, l’artisan Dinh Cong Anh a atteint l’âge de 98 ans. Photo: Vietnamnet
Ce printemps, l’artisan Dinh Cong Anh a atteint l’âge de 98 ans. Photo: Vietnamnet

D’un village pauvre battu par les vents du Centre du Vietnam, Phuc Trach (province de Ha Tinh) est aujourd’hui devenu une véritable « capitale » du bois d’agar, générant chaque année des recettes de plusieurs centaines de milliards de dôngs. Derrière cette transformation se trouve Dinh Cong Anh, pionnier qui a introduit dans sa localité le métier d’extraction et de transformation du bois d’agar.

Ce printemps, l’artisan a atteint l’âge de 98 ans. Malgré son âge avancé, il reste lucide et se souvient des premières années de ce métier. Né en 1928, il a grandi dans une région aux conditions naturelles difficiles, où les habitants vivaient essentiellement de quelques rizières, insuffisantes pour assurer leur subsistance.

Le tournant est survenu vers 1980, lorsque des commerçants venus de Hue sont arrivés à Phuc Trach pour acheter du bois d’Aquilaria crassna. Saisissant cette opportunité, Dinh Cong Anh et son épouse sont partis en forêt à la recherche de ces arbres. Connaissant bien les reliefs de la chaîne montagneuse de Truong Son, il savait où trouver les vieux arbres susceptibles de produire de l’agar.

Au début, faute de techniques, il devait abattre les arbres entiers pour les vendre. Plus tard, après avoir observé d’autres artisans travailler le bois d’agar, il a appris progressivement les méthodes permettant d’extraire la résine précieuse cachée dans le tronc.

Avec le temps, il a commencé à acheter du bois d’Aquilaria crassna pour le transformer chez lui. Sa réputation s’est peu à peu répandue et de nombreux habitants sont venus apprendre ce métier. L’artisan a toujours partagé son savoir-faire et encouragé la population à planter des arbres afin d’assurer une source durable de matières premières.

Grâce au développement de cette activité, le bois d’agar a progressivement apporté des revenus importants aux habitants, transformant l’économie locale. Le village autrefois pauvre a ainsi changé de physionomie.

Aujourd’hui, à Phuc Trach, l’Aquilaria crassna et le bois d’agar constituent les principaux produits de la commune. La superficie de plantations atteint environ 1.000 hectares, générant chaque année près de 200 milliards de dôngs de revenus. Certaines entreprises locales ont également investi des dizaines de milliards de dôngs dans des équipements destinés à la production d’huile essentielle d’agar, afin d’accroître encore la valeur économique de cette filière.

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