La préservation de cet écosystème marin repose sur la mobilisation et l’engagement des habitants et des visiteurs.
La zone côtière de My Tan et de My Hiep s’étend le long de la route côtière reliant le quartier de Phan Rang à la baie de Vinh Hy.
Elle est notamment réputée pour ses remarquables récifs coralliens fossilisés aux formes singulières, ainsi que pour ses vastes tapis d’algues vertes.
Les coraux sont généralement visibles à marée basse, notamment entre 17 h et 20 h, les premier et quinzième jours de chaque mois lunaire.
Pendant la saison des algues vertes, le paysage devient encore plus attrayant et attire de nombreux visiteurs venus prendre des photos.
À marée basse, les récifs coralliens et les herbiers marins proches du rivage émergent, attirant habitants et visiteurs qui viennent les observer et les photographier, mais aussi pêcher à la main et ramasser des coquillages.
Ces activités de loisirs et de découverte non encadrées peuvent conduire, parfois involontairement, habitants et visiteurs à pénétrer dans les zones récifales et à porter ainsi atteinte à l’écosystème.
Bien que la majeure partie de l’estran soit constituée de coraux morts, certaines colonies de coraux vivants subsistent encore.
En l’absence d’un encadrement et de consignes appropriés, une fréquentation touristique non encadrée peut ainsi avoir un impact direct sur les récifs coralliens de la région.
Selon Pham Van Xiem, chef du Département de la gestion des ressources et de la réserve de biosphère relevant du Comité de gestion du parc national de Nui Chua - Phuoc Binh, l’estran de My Tan et My Hiep constitue une importante zone de reproduction et de développement pour les espèces aquatiques.
Il contribue notamment à offrir un habitat aux poissons juvéniles et à maintenir l’équilibre écologique.
Les récifs coralliens contribuent également à atténuer les effets des catastrophes naturelles, tout en favorisant le maintien des ressources halieutiques dont bénéficient les populations côtières.
Les activités touristiques non encadrées sont toutefois susceptibles d’endommager cet écosystème récifal.