Les dix finalistes lors de l’épreuve finale du concours. Photo : baoquocte.
Les dix finalistes lors de l’épreuve finale du concours. Photo : baoquocte.

Faire vivre l'amour du vietnamien chez les jeunes Vietnamiens de l'étranger

Le 12 juillet, dans la préfecture japonaise de Saitama, s’est tenue la finale du Concours d’éloquence en vietnamien 2026, placée sous le thème « Le vietnamien dans le cœur des Vietnamiens de l’étranger ».

Dans son allocution d’ouverture, Pham Dinh Thuong, président de l’Association des Vietnamiens de la préfecture de Saitama et président du comité d’organisation du concours, a souligné que la langue vietnamienne ne constitue pas seulement un moyen de communication, mais qu’elle représente également le fondement même de l’identité nationale.

Où que vivent les Vietnamiens dans le monde, le vietnamien demeure un trait d’union entre le passé, le présent et l’avenir ; entre les différentes générations au sein des familles ; ainsi qu’entre les communautés vietnamiennes établies à l’étranger et leur pays d’origine.

Il a déclaré : « Nous gardons toujours à l’esprit un message d’une grande simplicité, mais d’une profonde portée : Là où résonne encore la langue vietnamienne, là se trouve la patrie. »

Selon lui, le concours a été organisé dans le but de préserver la langue nationale et d'offrir aux jeunes vietnamiens de l'étranger un espace pour pratiquer leur vietnamien et approfondir leur connaissance de la culture, de l'histoire et des traditions de leur pays.

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Pham Dinh Thuong partage des messages porteurs de sens sur le parcours de préservation de la langue vietnamienne. Photo : baoquocte.

« Ce qui est le plus précieux, c’est que ces jeunes ont eu le courage de faire entendre leur voix en vietnamien afin de transmettre leur amour de la patrie et d’inspirer l’ensemble de la communauté. Ils sont de véritables ambassadeurs culturels, une jeunesse qui contribue à poursuivre la préservation de l’identité nationale grâce à son attachement à la langue maternelle », a confié M. Thuong.

Un terrain de jeu pour diffuser l'amour de la langue maternelle

Placée sous le thème « Préserver et promouvoir la langue vietnamienne – Fiers de la culture des 54 ethnies du Vietnam », cette édition a porté le message : « Là où résonne encore la langue vietnamienne, là se trouve la patrie », mettant en lumière le rôle essentiel de la langue dans la sauvegarde de l’identité culturelle ainsi que dans le renforcement des liens entre les différentes générations de Vietnamiens vivant à l’étranger.

Après plus de trois mois de lancement, le comité d’organisation a reçu cinquante-quatre candidatures provenant de nombreuses localités réparties à travers le Japon.

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Les membres du jury écoutent attentivement les prestations des candidats. Photo : baoquocte.

Les dix meilleurs candidats se sont qualifiés pour la finale, où leurs discours ont porté sur des thèmes tels que l’amour de la langue vietnamienne, les traditions familiales, les souvenirs du pays natal, l’identité culturelle nationale et la responsabilité de la jeune génération dans la préservation de la langue maternelle.

Au-delà d’une simple compétition d’éloquence, cette finale a également constitué un véritable espace d’échanges culturels.

De nombreuses prestations artistiques imprégnées de l’identité vietnamienne ont contribué à rapprocher la langue vietnamienne de la communauté vietnamienne ainsi que du public international.

La langue vietnamienne se cultive avant tout au sein de la famille

Intervenant lors de l’évènement, le professeur Nguyen Thien Nam, spécialiste en linguistique et membre du jury, a rappelé que le maintien de la langue vietnamienne chez les enfants nés et élevés à l’étranger constitue un défi permanent.

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Photo : baoquocte.

Selon lui, à partir de l’âge de sept ou huit ans, les compétences en vietnamien des enfants tendent à s’affaiblir progressivement si elles ne sont pas entretenues dans un environnement où la langue est régulièrement pratiquée.

C’est pourquoi la persévérance des parents à instaurer un cadre familial propice à la communication en vietnamien joue un rôle déterminant dans la transmission de la langue maternelle.

Chaque candidat, un « jeune ambassadeur » de la culture vietnamienne

Évoquant la qualité du concours, le docteur Do Ngoc Van, directeur de l’Institut de recherche sur les questions sociales et président du jury, s’est déclaré profondément ému par les interventions sincères et riches en émotions des finalistes.

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Photo : baoquocte.

Selon lui, la plus grande valeur de cette compétition ne réside pas dans le classement des candidats, mais dans sa capacité à éveiller la fierté nationale au sein de la communauté vietnamienne au Japon.

« Chaque candidat est un “jeune ambassadeur” qui contribue à préserver la langue et la culture vietnamiennes à l’étranger. Les certificats remis à cette occasion ne représentent pas seulement une récompense ; ils constituent également un précieux souvenir à conserver dans son cœur », a-t-il souligné.

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Photo : baoquocte.

Dans son allocution de clôture, Tran Thanh Long, vice-président du comité d’organisation, a affirmé : « La plus précieuse contribution de ce concours ne réside pas uniquement dans les récompenses décernées, mais dans la diffusion d’une conviction profonde : la langue vietnamienne continuera de vivre tant que nous saurons la chérir et la préserver au sein de chaque famille, dans chaque salle de classe, au cœur des activités communautaires et dans le cœur de chaque Vietnamien. »

Il a ajouté que chaque discours racontait une histoire liée à la patrie, à la famille et aux racines, contribuant ainsi à renforcer les liens entre les différentes générations de Vietnamiens établis au Japon tout en diffusant l’amour de la langue maternelle au sein de la communauté.

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Photo : baoquocte.

« Le concours s’achève aujourd’hui, mais le chemin de la préservation de la langue vietnamienne, lui, se poursuit. Nous espérons que chacun continuera à devenir un acteur de cette transmission, en faisant rayonner l’amour du vietnamien au sein de sa famille, de son établissement scolaire, de sa communauté et dans sa vie quotidienne », a souligné Tran Thanh Long.

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