Dans le cadre de la mise en œuvre de la Résolution n° 71-NQ/TW du Bureau politique sur les percées dans le développement de l’éducation et de la formation, Hanoï accélère l’extension de son réseau d’écoles de haute qualité, avec l’objectif de bâtir un système éducatif performant, doté d’un rôle moteur pour l’ensemble du secteur.
À ce jour, la capitale compte 23 établissements de haute qualité, dont 17 publics et 6 privés.
L’expérience acquise au fil des années montre que ce modèle a contribué à améliorer la qualité de l’enseignement, notamment grâce à l’amélioration des infrastructures, à la réduction des effectifs par classe et à l’innovation des programmes et des méthodes pédagogiques.
Ces établissements ont également exercé un effet d’entraînement sur les autres écoles, les incitant à moderniser leurs approches éducatives, à renforcer l’usage des technologies de l’information et à se concentrer davantage sur le développement des compétences des élèves.
Par ailleurs, ils offrent davantage de choix aux familles et contribuent à réduire la pression sur les établissements les plus prisés.
Sur la base des évaluations locales, Hanoï prévoit de créer 37 nouvelles écoles de haute qualité, portant leur nombre total à 60 dans les prochaines années.
L’objectif est de constituer un réseau éducatif de qualité réelle, capable d’impulser une dynamique d’amélioration à l’échelle du système.
Selon les autorités éducatives, cette expansion ne relève pas d’un simple ajustement quantitatif, mais traduit une évolution fondamentale dans l’approche de développement.
Le modèle sera ainsi réorienté d’une gestion basée sur les critères d’entrée vers une gouvernance axée sur la qualité globale, intégrant des mécanismes d’évaluation périodique, d’accréditation et, le cas échéant, de retrait du statut.
Par ailleurs, un cadre de normes ouvert sera appliqué, fondé sur les standards nationaux de niveau 2, tout en permettant aux établissements de dépasser ces critères afin de développer leur identité propre et renforcer leur compétitivité.
Les programmes éducatifs seront conçus de manière flexible, combinant un socle commun et des modules avancés, avec une attention particulière portée aux langues étrangères, aux disciplines STEM, aux technologies numériques ainsi qu’aux activités artistiques et sportives.
Afin de garantir la qualité, un système de supervision régulière sera instauré, remplaçant le mécanisme de reconnaissance unique en vigueur jusqu’à présent.
La transparence des engagements en matière de qualité éducative sera également renforcée.
Le déploiement de ces établissements sera prioritairement concentré dans les zones disposant de conditions socio-économiques favorables, tout en veillant à ne pas compromettre les objectifs de généralisation de l’éducation.
L’État continuera d’assurer les conditions de base, tandis que les familles contribueront aux services de haute qualité selon un cadre transparent.
Cette politique suscite un vif intérêt de la part des parents, qui y voient une opportunité d’élargir l’accès à une éducation de qualité.
Ils soulignent également l’importance de garantir l’équité, notamment à travers des mécanismes de soutien financier adaptés, et de poursuivre l’amélioration de la qualité de l’enseignement dans les écoles publiques ordinaires.
Selon les autorités municipales, le modèle d’écoles de haute qualité, expérimenté depuis plus de dix ans, sera ajusté afin d’élargir son champ d’application tout en maintenant des exigences élevées.
Il sera organisé à l’échelle territoriale, sans limitation administrative ni sectorisation stricte.
Hanoï vise ainsi, d’ici 2030, à porter à environ 5 % la proportion d’écoles de haute qualité, soit près de 150 établissements.
Ce développement sera mis en œuvre en cohérence avec le Programme national d’éducation générale de 2018, sans accroître la pression académique sur les élèves.