Le Premier ministre Le Minh Hung appelle à accélérer la réforme éducative

Le Premier ministre vietnamien Le Minh Hung a présidé une séance de travail avec le ministère de l’Éducation et de la Formation, mettant l’accent sur l’accélération des réformes, l’amélioration de la qualité des ressources humaines et la levée des obstacles afin de répondre aux exigences du développement national.

Le Premier ministre Le Minh Hung lors de lq séance de travail. Photo : VNA.
Le Premier ministre Le Minh Hung lors de lq séance de travail. Photo : VNA.

Le Premier ministre Le Minh Hung a présidé, samedi, 25 avril, à Hanoi, une séance de travail avec le ministère de l’Éducation et de la Formation afin d’évaluer la mise en œuvre des tâches prioritaires et urgentes, de dégager des obstacles, et de définir les orientations destinées à promouvoir un développement global du secteur dans les temps à venir.

Selon les rapports et les avis présentés lors de la réunion, ces derniers temps, le secteur de l’éducation et de la formation a activement mis en œuvre d’importantes résolutions du Parti, notamment celles issues du XIVe Congrès national, la Résolution n°71-NQ/TW relative à une percée dans le développement de l’éducation et de la formation, ainsi que la Résolution n°57-NQ/TW sur le développement de la science, de la technologie, de l’innovation et de la transformation numérique nationale. Sur cette base, le ministère a coordonné étroitement avec les autres ministères et secteurs pour les concrétiser en programmes et plans d’action, obtenant ainsi des résultats significatifs.

Parmi les avancées notables figure la poursuite de l’amélioration des cadres institutionnels, des mécanismes et des politiques. Le ministère a conseillé la promulgation par le Bureau politique de la Résolution n°71-NQ/TW, tout en soumettant à l’Assemblée nationale l’adoption de quatre lois et quatre résolutions, et au gouvernement neuf décrets, contribuant à l’établissement d’un cadre juridique cohérent pour le développement du secteur. En parallèle, la généralisation de l’éducation préscolaire pour les enfants de 3 à 5 ans est maintenue de manière stable et substantielle.

Il convient également de souligner la décision de mettre en œuvre un manuel scolaire unique à l’échelle nationale à partir de l’année scolaire 2026-2027, garantissant l’harmonisation des contenus, des méthodes et de l’organisation de l’enseignement. La formation de ressources humaines de haute qualité est aussi renforcée, avec 102 filières relevant des technologies stratégiques et 92 programmes d’excellence, répondant aux besoins des secteurs économiques clés.

Parallèlement, le développement de l’innovation, de la transformation numérique et de la coopération entre l’État, les établissements d’enseignement et les entreprises a permis de former un écosystème d’innovation dans le domaine éducatif. Le secteur met également en œuvre activement le projet visant à faire de l’anglais une deuxième langue dans les écoles, contribuant à renforcer progressivement les capacités d’intégration internationale des élèves et étudiants.

En matière d’infrastructures, le ministère accorde la priorité à la construction d’écoles-internats polyvalentes dans les communes frontalières. À ce jour, 108 établissements ont été lancés en 2025 et devraient être achevés avant août 2026, tandis que 121 autres ont été mis en chantier en mars 2026 pour une livraison prévue en 2027. Cette initiative constitue une étape importante pour réduire les écarts éducatifs entre les régions.

Lors de lq réunion. Photo : VNA.
Lors de lq réunion. Photo : VNA.

Outre ces résultats, le Premier ministre a également pointé plusieurs insuffisances. Le nombre de textes et de projets en retard reste important ; la réorganisation des établissements d’enseignement supérieur et de formation professionnelle progresse lentement ; la transformation numérique et la réforme des procédures administratives rencontrent encore des difficultés. Des pénuries localisées d’enseignants persistent dans plusieurs localités ; les infrastructures et équipements pédagogiques manquent de synchronisation ; la qualité de l’enseignement demeure inégale. Par ailleurs, la formation professionnelle ne répond pas encore pleinement aux exigences du marché du travail.

Analysant les causes de ces limites, le chef du gouvernement a estimé que les facteurs subjectifs prédominent, notamment une prise de conscience encore insuffisante, une détermination politique inégale, une coordination intersectorielle peu efficace et une discipline administrative insuffisamment rigoureuse.

Dans ses conclusions, il a réaffirmé que l’éducation et la formation constituent une politique nationale de premier plan, jouant un rôle clé dans l’amélioration de la productivité, de la qualité des ressources humaines et de la compétitivité de l’économie. Il a ainsi appelé à une réforme plus forte et plus globale du secteur afin de répondre aux exigences du développement dans la nouvelle phase.

Concernant les orientations futures, le Premier ministre a demandé au ministère d’accélérer l’achèvement du cadre institutionnel, d’intensifier l’élaboration et la promulgation des textes juridiques, en garantissant leur cohérence et leur applicabilité. Il a insisté sur le principe « une mission, une seule autorité responsable », ainsi que sur la nécessité de soumettre simultanément les textes d’application afin d’éviter les retards.

En outre, il a appelé à poursuivre la réorganisation du système éducatif selon une approche rationalisée et efficace, à fusionner ou dissoudre les établissements non conformes, et à améliorer la performance des unités publiques. La garantie d’un nombre suffisant d’enseignants, notamment dans les zones reculées, ainsi que l’amélioration des politiques de rémunération, ont été identifiées comme des priorités urgentes.

Dans l’enseignement général, il est exigé de préparer pleinement la mise en œuvre du manuel scolaire unique dès l’année scolaire 2026-2027, et d’organiser l’examen de fin d’études secondaires 2026 dans des conditions sûres, rigoureuses et efficaces. Les programmes d’amélioration de l’enseignement des langues étrangères devront être intensifiés.

Pour l’enseignement supérieur et la formation professionnelle, l’accent est mis sur l’amélioration de la qualité, notamment dans les domaines technologiques avancés tels que l’intelligence artificielle, les semi-conducteurs et l’informatique en nuage. Il s’agit également de renforcer la coopération entre l’État, les établissements et les entreprises, et de développer à grande échelle la formation et la reconversion des ressources humaines pour les secteurs stratégiques.

En matière de transformation numérique, le Premier ministre a demandé d’accélérer la mise en place de la base de données nationale de l’éducation, de standardiser les données et de restructurer les procédures administratives sur l’environnement numérique.

Enfin, il a souligné l’urgence d’achever, dès avril 2026, les tâches liées à la simplification et à la réduction des procédures administratives et des conditions d’investissement dans le secteur éducatif, considérées comme un levier essentiel pour stimuler la croissance.

Le chef du gouvernement a également demandé de finaliser rapidement des projets majeurs tels que la gratuité des manuels scolaires, la création d’un fonds national de bourses et le développement d’universités de référence dans plusieurs localités. Par ailleurs, au deuxième trimestre 2026, devront être soumis les décrets relatifs à l’autonomie universitaire, aux mécanismes financiers et aux programmes nationaux de formation doctorale.

Réaffirmant sa volonté de réforme, le Premier ministre a exhorté les dirigeants du ministère à faire preuve de davantage de proactivité, de détermination et d’efficacité, afin de lever les goulets d’étranglement et d’assurer une mise en œuvre plus concrète et efficiente des politiques, contribuant ainsi à bâtir un système éducatif vietnamien moderne, intégré et durable.

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