Sur le chantier de l’école inter-niveaux (primaire–collège) de Thuong Trach, les ouvriers continuent de travailler sous un soleil brûlant le jour et dans le froid nocturne afin d’achever les travaux conformément au calendrier prévu.
Il est à peine 8 heures du matin que la chaleur écrasante envahit déjà tout le chantier de l’école inter-niveaux de Thuong Trach.
« À midi, debout sur le béton, la chaleur remonte comme si l’on était sur un foyer ardent ; après un moment de travail, on est épuisé », confie un ouvrier en essuyant sans cesse la sueur. Une autre ajoute : « Avec plus de 40 degrés, c’est très pénible. On doit boire de l’eau en continu en travaillant, mais si l’on se repose trop longtemps, on ne respecte pas les délais ».
Face à ces conditions climatiques extrêmes, l’entreprise de construction a dû ajuster l’organisation du travail, en renforçant les activités tôt le matin et en soirée, tout en prolongeant les équipes la nuit afin de réduire l’exposition à la chaleur. Sous les projecteurs, le chantier reste vivement éclairé, tandis que les bruits des machines, des soudures et les appels entre ouvriers résonnent dans le silence des montagnes.
Tran Hong Giang, superviseur du chantier de l’école inter-niveaux de Thuong Trach (Comité de gestion du projet), indique : « Les travaux sont organisés en continu jour et nuit pour garantir les délais. Dans ces conditions de chaleur prolongée, nous demandons aux entreprises d’aménager les horaires de manière appropriée afin de préserver la santé des ouvriers, sans interrompre l’avancement ni compromettre la qualité. La structure brute devrait être achevée avant juin ».
M. Pham The Hao, technicien de la société ADB, partage : « La plus grande difficulté actuellement est la chaleur excessive, qui affecte directement la santé des ouvriers ainsi que l’avancement des travaux. Toutefois, chacun est déterminé à faire de son mieux et à profiter de chaque heure de travail pour respecter le calendrier global ».
De son côté, Hoang Van Trien (société Duc Thang) explique : « Par moments, la chaleur est trop intense pour travailler en continu. Nous devons organiser des rotations, faire de courtes pauses puis reprendre. La nuit, nous poursuivons pour compenser le travail de la journée ».
Entre ces deux extrêmes climatiques, chaleur accablante le jour et fraîcheur nocturne, les ouvriers restent à leur poste, maintenant le rythme des travaux sans interruption. Chaque mur qui s’élève est le fruit non seulement des matériaux de construction, mais aussi de la persévérance et de la détermination de ces travailleurs, engagés dans une course silencieuse contre les conditions climatiques afin d’achever rapidement le chantier et offrir une nouvelle école aux élèves des zones montagneuses.