Dans son allocution d’ouverture, il a rappelé qu'avec environ 6,5 millions de personnes réparties dans plus de 130 pays, la communauté des Vietnamiens à l'étranger constitue « une partie intégrante de la nation et une ressource majeure pour le développement du pays ». Il a réaffirmé la position immuable et constante du Parti et de l’État vietnamiens, qui consiste à garantir et promouvoir les droits humains des citoyens vietnamiens, non seulement sur le territoire national, mais aussi en veillant activement à la protection des droits et intérêts légitimes de la diaspora.
L'expérience récente montre que les droits des Vietnamiens à l'étranger font l'objet d'une attention, d'une garantie et d'une promotion accrues. Néanmoins, la situation recèle encore des risques latents et des infractions telles que l'immigration clandestine, la traite des êtres humains, le travail forcé, les escroqueries transnationales et d’autres atteintes aux droits et intérêts légitimes des ressortissants vietnamiens à l’étranger.
La résolution de ces problématiques exige une coordination étroite entre les autorités afin de prévenir, détecter et réprimer ces violations, tout en apportant une assistance opportune aux citoyens vietnamiens à l'étranger.
Le séminaire a donné lieu à la présentation de cinq rapports thématiques, notamment par Ngo Trinh Ha, vice-président du Comité d'État chargé des Vietnamiens à l'étranger, ainsi que par les représentants de quatre unités du ministère de la Sécurité publique : le Département de la législation et des réformes administratives et judiciaires ; le Département de la gestion des immigrations ; le Département de la sécurité extérieure et le Département de la police criminelle.
Ces interventions ont mis en lumière plusieurs axes fondamentaux : les droits des citoyens vietnamiens à l'étranger sous le prisme du droit national et international ; l'état des lieux de la diaspora et les menaces pesant sur ses droits (immigration clandestine, traite d'êtres humains, travail illégal, cyber-escroqueries transnationales et criminalité connexe) ; le rôle des Forces de la Sécurité publique et la coopération entre le ministère de la Sécurité publique et les autres ministères et institutions ; et enfin, des propositions d’initiatives visant à optimiser la protection des intérêts de la communauté vietnamienne partout dans le monde.
Lors des débats, les délégués issus de diverses entités — telles que le Département consulaire, le Département des affaires juridiques et des traités internationaux (ministère des Affaires étrangères), le Département de la gestion des travailleurs à l'étranger (ministère de l'Intérieur), le Bureau de la police d'investigation ou encore la Police de la ville de Hanoï — ont partagé leurs analyses juridiques et retours d'expérience en matière de protection consulaire, d'assistance aux victimes de la traite et d'enquêtes criminelles. Ils ont également suggéré des pistes pour lever les obstacles logistiques et renforcer l’efficacité de la synergie interministérielle.
En clôture du séminaire, Nguyen Hoa Chi s'est félicité du plein succès de l'événement. Il a rappelé que la garantie et la protection des droits des Vietnamiens, où qu'ils se trouvent, relèvent de la responsabilité directe et permanente de chaque agent et de chaque unité.
Selon lui, les contributions et les échanges des participants ont apporté des éclairages pluridimensionnels et des données précieuses pour la recherche et l'action de terrain des ministères et institutions concernés. Ces éléments serviront de base pour formuler des recommandations stratégiques aux instances dirigeantes afin de rendre plus efficiente la protection des droits des Vietnamiens à l'étranger.