Des institutions de recherche du Vietnam et de Nouvelle-Zélande ont convenu de promouvoir des mécanismes de coopération plus réguliers et plus substantiels, notamment à travers la proposition de créer un « Centre Vietnam » au sein de l'Institut Nouvelle-Zélande-Asie (New Zealand Asia Institute -NZAI) de l’Université d’Auckland.
Cette proposition a été examinée lors d’une rencontre entre une délégation de l’Académie politique nationale Hô Chi Minh (HCMA) et du Conseil central des études théoriques, conduite par le professeur Nguyen Xuan Thang, président du Conseil, et les responsables du NZAI, dirigés par la professeure associée Antje Fiedler, directrice de l’institut. La rencontre s’est tenue en marge de la visite d’État en Nouvelle-Zélande de To Lam, secrétaire général du Comité central du Parti communiste du Vietnam et président du Vietnam.
Le NZAI est un institut de recherche relevant de l’Université d’Auckland qui se consacre à l’engagement de la Nouvelle-Zélande en Asie et sert de passerelle entre les chercheurs, les entreprises et les décideurs politiques.
Lors de la rencontre, les deux parties ont souligné que l’élévation des relations entre le Vietnam et la Nouvelle-Zélande au niveau de partenariat stratégique intégral avait créé une base politique importante pour approfondir la coopération entre leurs institutions de recherche et leurs établissements universitaires.
Les responsables du NZAI ont salué les réalisations du Vietnam en matière de développement, ainsi que son rôle croissant dans la région et dans les relations bilatérales.
Lors des échanges avec les universitaires néo-zélandais, Nguyen Xuan Thang a affirmé que le Vietnam accordait une grande importance à l’approfondissement de son partenariat stratégique intégral avec la Nouvelle-Zélande et au renforcement de la coopération avec les pays du Pacifique Sud.
Il a souligné que les institutions de recherche stratégique, telles que l’Académie politique nationale Hô Chi Minh, le Conseil central des études théoriques et le NZAI, devraient jouer un rôle plus actif dans la recherche, l’analyse et le conseil en matière de politiques publiques, contribuant ainsi à renforcer la compréhension mutuelle entre les gouvernements, les milieux d’affaires et les populations des deux pays.
Les deux parties ont convenu que la coopération future devait aller au-delà des échanges universitaires ponctuels pour s’orienter vers des mécanismes plus institutionnalisés, réguliers et durables.
Elles ont discuté de plusieurs domaines potentiels de collaboration, notamment le commerce international, la transformation numérique, l’intelligence artificielle (IA), les technologies émergentes, le développement vert, les énergies renouvelables, l’économie circulaire et la transition énergétique.
Le Vietnam a accordé une attention particulière à l’expérience de la Nouvelle-Zélande en matière de développement vert et d’énergies renouvelables. Les deux parties ont évoqué la possibilité de partager leurs expériences dans le domaine de l’énergie éolienne et d’échanger sur les questions liées à l’environnement, aux écosystèmes, à la planification et aux politiques publiques.
La communauté vietnamienne en Nouvelle-Zélande a également fait l’objet d’une attention particulière. Forte d’environ 15 000 personnes vivant, étudiant ou travaillant dans le pays, parmi lesquelles figurent de nombreux scientifiques, enseignants, experts et entrepreneurs, elle est considérée comme une ressource importante susceptible de contribuer davantage au développement des relations bilatérales.
Selon le projet, ce centre pourrait être établi à l’Université d’Auckland, sans toutefois s’y limiter. Il s’appuierait sur un réseau plus large d’experts issus d’instituts de recherche et d’universités de toute la Nouvelle-Zélande, notamment à Auckland et à Wellington.
Ce modèle devrait offrir une plateforme élargie reliant les universitaires, les instituts de recherche et les communautés d’experts des deux pays, tout en favorisant les recherches sur le Vietnam, les relations entre le Vietnam et la Nouvelle-Zélande, ainsi que sur les questions d’intérêt commun liées à l’économie, aux technologies et au développement.