Vietnam – Nouvelle-Zélande : élargir la coopération éducative pour des résultats plus substantiels

La coopération éducative constitue depuis longtemps un domaine phare des relations entre le Vietnam et la Nouvelle-Zélande, offrant aux élèves, étudiants, enseignants, chercheurs et responsables des deux pays des possibilités d’études, de recherche, d’échanges professionnels et de renforcement de la compréhension mutuelle.

Des élèves et des étudiants participent au Salon des études à l’étranger de Christchurch. Photo d’illustration/Giaoducthoidai.
Des élèves et des étudiants participent au Salon des études à l’étranger de Christchurch. Photo d’illustration/Giaoducthoidai.

Élargir les possibilités d’études et de formation

Les programmes de bourses du gouvernement et des établissements d’enseignement néo-zélandais, dont les Manaaki New Zealand Scholarships, ont contribué à élargir les possibilités d’études et de formation, à développer les ressources humaines et à créer un réseau d’anciens étudiants contribuant aux liens entre les deux pays.

Du côté vietnamien, à travers les programmes de formation des ressources humaines financés par le budget de l’État, dont le Projet 89, de nombreux enseignants et chercheurs ont choisi la Nouvelle-Zélande pour poursuivre des études de haut niveau.

Toutefois, le potentiel de coopération reste important, notamment dans la recherche conjointe, la codirection de doctorants, l’élaboration de programmes de formation, le transfert de connaissances, l’enseignement professionnel et les liens avec les entreprises.

La coopération éducative doit ainsi passer de l’élargissement des possibilités à la co-construction des compétences, et d’activités ponctuelles à des programmes plus approfondis, produisant des résultats concrets et durables.

Dans un contexte marqué par l’intelligence artificielle (IA), la transformation numérique, la transition verte et l’évolution rapide du marché du travail, l’éducation ne doit pas seulement préparer les apprenants à exercer un emploi au moment de l’obtention de leur diplôme. Elle doit aussi leur permettre de développer, tout au long de leur vie, des capacités d’auto-apprentissage, d’adaptation, de coopération et de créativité.

Pour le Vietnam, la coopération internationale dans les domaines de l’éducation, de la formation, des sciences, des technologies et de l’innovation doit devenir un moteur de l’amélioration de la qualité du système éducatif et du développement de ressources humaines hautement qualifiées.

Renforcer, promouvoir et développer la coopération éducative

Le 13 août, le ministère vietnamien de l’Éducation et de la Formation du Vietnam a signé un accord de coopération dans le domaine de l’éducation avec le ministère néo-zélandais de l’Éducation. L’accord vise à renforcer, promouvoir et développer la coopération éducative sur la base de la réciprocité et des avantages mutuels. Il permettra également de faciliter l’échange d’informations, à l’exclusion des données à caractère personnel, sur les systèmes éducatifs des deux pays.

Le champ de coopération couvre l’éducation préscolaire, l’enseignement primaire et secondaire, l’enseignement professionnel, l’enseignement supérieur, les cadres et systèmes nationaux de qualifications, ainsi que la formation en anglais.

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Un représentant d’un établissement néo-zélandais conseille des élèves vietnamiens lors du Salon de l’éducation néo-zélandaise. Photo : Giaoducthoidai.

Les deux parties favoriseront les échanges entre responsables et établissements d’enseignement ; partageront les bonnes pratiques dans le cadre du dialogue sur les politiques publiques ; échangeront des informations sur les bourses et les possibilités d’études ; encourageront les échanges d’élèves, d’étudiants, d’enseignants, de personnels éducatifs, d’universitaires et d’experts ; et mettront en œuvre des programmes de renforcement des capacités, de formation et de développement professionnel à destination des enseignants et des responsables de l’éducation.

L’accord encourage également la coopération académique entre les établissements d’enseignement supérieur et d’enseignement professionnel ; renforce la compréhension mutuelle en matière de reconnaissance des diplômes et des qualifications afin de faciliter la mobilité des apprenants et des travailleurs ; et favorise les échanges culturels, l’apprentissage des langues ainsi que la recherche de possibilités de formation en anglais pour les enseignants des universités et établissements d’enseignement supérieur publics du Vietnam. D’autres activités pourront être mises en œuvre avec l’accord écrit des parties.

Dans le cadre de sa mise en œuvre, les parties respectent l’autonomie des établissements scolaires et d’enseignement supérieur dans les limites de leurs compétences respectives. Le ministère néo-zeélandais de l’Éducation est responsable des activités relevant du système éducatif néo-zélandais. Chaque partie désigne un ou plusieurs points de contact, l’agence Education New Zealand et le Département de la coopération internationale du ministère vietnamien de l’Éducation et de la Formation étant les principaux points de contact.

Sur le plan financier, les activités de coopération sont tributaires de la capacité de chaque partie à mobiliser les financements et les ressources nécessaires. Chaque partie assume les coûts liés à la mise en œuvre de l’accord.

L’accord prévoit des obligations de confidentialité concernant les informations identifiées comme confidentielles, ainsi que la protection des droits de propriété intellectuelle conformément aux législations des deux pays et aux traités internationaux auxquels ils sont parties.

En ce qui concerne son entrée en vigueur, l’accord remplace l’accord de coopération éducative signé en 2022 entre les deux ministères de l’Éducation, ainsi que celui conclu entre Education New Zealand et le ministère vietnamien de l’Éducation et de la Formation pour la période 2022-2026.

L’accord entre en vigueur à compter de sa date de signature et est valable pour une durée de cinq ans. Les parties peuvent le modifier ou le proroger par écrit. L’accord ne constitue pas un traité international et ne crée, ne modifie ni n’éteint de droits ou d’obligations au regard du droit international pour chacun des deux pays, ni les droits et obligations juridiques de chacune des parties.

Chaque partie peut mettre fin à l’accord en adressant à l’autre une notification écrite au moins trois mois à l’avance. La résiliation n’affecte pas les activités en cours avant la date de sa prise d’effet, sauf accord contraire entre les parties.

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