Dévoilé lors d’un atelier vendredi 24 juillet à Hanoi par le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, en partenariat avec la Banque mondiale et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), le projet est financé par des subventions du Fonds multilatéral du Protocole de Montréal.
Nguyên Tuân Quang, directeur adjoint du Département du changement climatique, a déclaré que le Vietnam respecte pleinement ses engagements au titre du Protocole de Montréal depuis son adhésion à la Convention de Vienne et à ce protocole en 1994.
Avec le soutien de ses partenaires internationaux, le pays a renforcé sa réglementation, durci les contrôles à l’import-export, encouragé la modernisation technologique, formé des techniciens et sensibilisé le public à la protection de la couche d’ozone.
Le 11 juin 2026, le Premier ministre a promulgué un plan national de gestion et d'élimination des substances appauvrissant la couche d'ozone et des gaz à effet de serre contrôlés.
Ce plan établit un cadre pour l’élimination progressive des hydrofluorocarbures (HFC) en parallèle avec la transformation technologique, la promotion de l’utilisation des fluides frigorigènes à faible potentiel de réchauffement climatique et l’amélioration de l’efficacité énergétique, tout en préparant le terrain pour l’élimination définitive des HCFC.
Selon Nguyên Tuân Quang, le projet vise à éliminer 97,5% de la consommation de référence d’HCFC d’ici 2030 et à réduire celle d’HFC de 10% par rapport à 2029. Ses principales activités comprennent le développement de la formation technique en réfrigération et climatisation, le soutien aux technologies de refroidissement à faibles émissions pour les systèmes de climatisation ferroviaires, l’amélioration des politiques de réduction de l’utilisation des HFC et la promotion de solutions de refroidissement respectueuses du climat et économes en énergie.
Le directeur par intérim des opérations de la Banque mondiale au Vietnam, Nguyên Duy Son, a déclaré que cette initiative contribuera à remplacer les fluides frigorigènes à fort potentiel de réchauffement climatique dans les systèmes de climatisation fixes et mobiles, à renforcer la lutte contre le commerce illicite de substances contrôlées et à former une main-d’œuvre qualifiée capable d’assurer la maintenance en toute sécurité des équipements frigorifiques modernes.
Il a que le projet devrait permettre de réduire les émissions annuelles de gaz à effet de serre de 6,1 millions de tonnes d’équivalent CO₂ d’ici fin 2031, tout en créant de meilleures perspectives d’emploi grâce à la formation et à la certification de milliers de techniciens frigoristes.
Le Département des douanes a annoncé avoir finalisé un accord de coopération avec le Département du changement climatique afin de renforcer le partage d’informations, l’application des réglementations douanières, la formation des agents, la modernisation des équipements, la sensibilisation des entreprises et la coopération internationale pour améliorer le contrôle des substances réglementées.
Les participants à l’atelier ont également discuté des mécanismes de coordination entre les douanes, les autorités de formation professionnelle, le secteur ferroviaire et les partenaires industriels pour soutenir le transfert de technologies, la formation des techniciens et le déploiement pilote de fluides frigorigènes à faible potentiel de réchauffement climatique dans les systèmes de climatisation ferroviaire.
Le Protocole de Montréal dans sa version initiale a été signé le 16 septembre 1987. Il s’agit d’un traité international conçu pour protéger la fragile couche d’ozone de la Terre en réduisant la production et la consommation des produits responsables de l’appauvrissement de la couche d’ozone.
Une clause spécifique sur les ajustements permet aux Parties de réagir rapidement à toute nouvelle avancée scientifique et de se mettre d’accord pour accélérer les mesures de réduction des substances chimiques réglementées par le Protocole. Ces ajustements sont ensuite automatiquement applicables à tous les pays signataires.
Depuis son entrée en vigueur le 1er janvier 1989, il a été révisé à huit reprises (par des amendements et des ajustements). L’amendement de Kigali (2016), qui impose une réduction progressive de la production et de la consommation d’HFC, devrait permettre d’éviter un réchauffement climatique de 0,5°C d’ici la fin du siècle s’il est pleinement mis en œuvre.