Avec l’accompagnement des financements bancaires, de nombreux modèles de production et d’activité économique dans la province de Quang Tri (au Centre) ont pu se développer, créant des emplois, améliorant les revenus et accroissant la valeur des produits de la mer locaux.
Du désir de préserver le métier traditionnel…
Animée par le désir de préserver le métier traditionnel de sa terre natale de Bao Ninh, Dao Thi Tam, directrice de la coopérative de production, de commerce et de services de transformation des produits aquatiques Long Tam, dans le quartier de Dong Hoi, province de Quang Tri, a progressivement construit une marque de produits certifiés OCOP.
Son activité offre des emplois stables aux travailleurs locaux, contribue à accroître la valeur des produits de la mer et favorise un développement économique durable.
En 1990, après son mariage, Mme Tam s’est lancée dans le métier traditionnel de transformation des produits de la mer. À ses débuts, lorsqu’elle a commencé à travailler à son compte, le manque de capitaux constituait le principal obstacle pour le couple.
Chaque jour, elle ne pouvait acheter que quelques centaines de kilos de poisson. La production dépendait essentiellement de la saison sèche et l’activité restait principalement une affaire familiale.
…à l’ambition de s’enrichir sur la terre natale
Pour développer son entreprise, Mme Tam s’est tournée vers les prêts préférentiels de la succursale de Quang Binh de la Banque vietnamienne pour l’agriculture et le développement rural.
En 2008, Mme Tam a pris l’initiative de transformer son activité en groupe de coopération, avant de créer officiellement, en 2019, la coopérative de production, de commerce et de services de transformation des produits aquatiques Long Tam.
Pour résoudre le problème du manque de terrain destiné à ses ateliers, elle a de nouveau contracté un emprunt afin d’acquérir des parcelles supplémentaires et d’investir dans la construction de deux entrepôts frigorifiques ainsi que dans l’installation de sept congélateurs professionnels.
Dans le secteur des produits de la mer, préserver toute leur fraîcheur et leur qualité constitue l’élément essentiel. Un système moderne de congélation et de conservation permet désormais à la coopérative de produire toute l’année, sans plus dépendre des conditions météorologiques.
Partie d’une petite structure, la coopérative Long Tam assure aujourd’hui un emploi stable à 20 à 25 travailleurs locaux, principalement des femmes. Elle ne se contente pas d’acheter les matières premières, permettant ainsi aux pêcheurs de poursuivre sereinement leur activité en mer ; elle assure également la collecte, la transformation et la commercialisation des produits finis auprès des consommateurs.
Au-delà de la production, Mme Tam accorde une attention particulière à la construction de la marque. Les produits bénéficient d’un investissement important dans leur emballage, leur étiquetage et leur traçabilité, contribuant à gagner la confiance des consommateurs. Il s’agit également d’une étape clé pour permettre à la coopérative de participer au programme « À chaque commune son produit » (One Commune One Product – OCOP).
Les produits aux saveurs de la mer de la coopérative Long Tam sont désormais commercialisés non seulement dans de nombreuses grandes villes et provinces, notamment à Hanoï et à Hô Chi Minh-Ville, mais commencent également à pénétrer des marchés étrangers tels que le Laos et la Thaïlande.
Selon Dao Thi Tam, les politiques du Parti et de l’État, ainsi que le soutien des banques, permettent aux habitants de s’enrichir sur leur propre territoire maritime.
Les choix audacieux détermineront un avenir meilleur
Pour le pêcheur Hong Quang Minh, du secteur résidentiel Bao Ninh 2, quartier de Dong Hoi, province de Quang Tri (ancienne commune de Bao Ninh, ville de Dong Hoi, province de Quang Binh), la mer n’est pas seulement un espace auquel sa famille est attachée depuis des générations, mais aussi un moyen de bâtir une vie meilleure par un enrichissement légitime.
Conscient des limites des petites embarcations, qui ne permettent ni d’aller très loin ni de rester longtemps en mer, il a pris l’initiative de solliciter un prêt bancaire afin d’acquérir un bateau plus grand et de partir pêcher au large.
Grâce à un prêt de plus d’un milliard de dongs obtenu auprès de la succursale de Quang Binh de la Banque vietnamienne pour l’agriculture et le développement rural, il a acheté un bateau de pêche hauturière d’une puissance de 800 chevaux, immatriculé QB.91391-TS.
Cette embarcation moderne lui permet non seulement d’élargir avec confiance sa zone de pêche, des eaux de Thanh Hoa à celles de Da Nang, mais aussi d’offrir un emploi stable à sept marins qui l’accompagnent, avec des revenus compris entre 15 et 20 millions de dongs par mois.
En combinant avec souplesse deux métiers traditionnels, la pêche au casier à crabes et la pêche à la ligne, le modèle de production de M. Minh génère des revenus durables et permet à sa famille d’améliorer progressivement ses conditions de vie.
Les histoires venues de la zone côtière de Bao Ninh montrent que le crédit constitue aujourd’hui un levier permettant aux habitants de passer d’une production dispersée et à petite échelle à des investissements plus structurés, d’accroître la valeur des produits de la mer et de créer davantage d’emplois.
De la pêche hauturière à l’achat, à la transformation et à la construction de marques, les habitants mettent progressivement en place une chaîne de valeur autour des ressources maritimes.
Cette orientation correspond également à l’esprit de la Résolution n° 36 sur la Stratégie de développement durable de l’économie maritime du Vietnam à l’horizon 2030, avec une vision à l’horizon 2045 : exploiter et valoriser le potentiel maritime tout en améliorant les conditions de vie des populations côtières et en favorisant un développement économique efficace et durable.
Le Quang Dong, directeur adjoint de la succursale de Quang Binh de la Banque vietnamienne pour l’agriculture et le développement rural, souligne que les financements de cette banque jouent le rôle de « sage-femme », en apportant aux habitants des zones côtières les ressources nécessaires pour investir dans l’expansion de leur production, moderniser leurs moyens de travail, développer les activités commerciales et, progressivement, s’enrichir grâce à la mer.