Les produits aquatiques vietnamiens bénéficient de nouvelles perspectives sur les marchés haut de gamme

La signature officielle, le 18 octobre 2026, de l’accord de libre-échange entre le Vietnam et l’Association européenne de libre-échange (AELE) devrait ouvrir de nouvelles perspectives au secteur vietnamien des produits aquatiques.

Au cours des neuf premiers mois de 2026, les exportations vietnamiennes de produits aquatiques vers la Suisse ont dépassé 25 millions de dollars, en baisse de 10 % sur un an. Photo : anninhthudo.vn
Au cours des neuf premiers mois de 2026, les exportations vietnamiennes de produits aquatiques vers la Suisse ont dépassé 25 millions de dollars, en baisse de 10 % sur un an. Photo : anninhthudo.vn

Elle devrait favoriser non seulement les exportations vers des marchés à revenus élevés, mais aussi la coopération en matière d’approvisionnement en matières premières, de technologies de transformation et de développement des chaînes d’approvisionnement.

L’accord de libre-échange Vietnam-AELE (VEFTA) couvre un large éventail d’engagements, notamment le commerce des marchandises et des services, l’investissement, la propriété intellectuelle, les douanes, les mesures sanitaires et phytosanitaires, ainsi que le commerce et le développement durable. Les échanges commerciaux bilatéraux entre le Vietnam et l’AELE atteignent actuellement en moyenne près de 2 milliards de dollars par an.

Pour le secteur des produits aquatiques, le VEFTA devrait faciliter davantage les échanges commerciaux dans les deux sens et élargir les possibilités de coopération entre les entreprises vietnamiennes et leurs partenaires disposant d’atouts dans la pêche, la transformation et les technologies halieutiques.

Selon les données des douanes vietnamiennes, au cours des neuf premiers mois de 2026, les exportations vietnamiennes de produits aquatiques vers la Suisse ont dépassé 25 millions de dollars, en baisse de 10 % sur un an. Celles à destination de la Norvège se sont élevées à 12 millions de dollars, reculant de 5 %.

Ces résultats montrent que des marges de développement subsistent sur ces marchés, notamment pour les produits aquatiques à forte valeur ajoutée.

Selon Le Hang, secrétaire générale adjointe de l’Association vietnamienne des producteurs et exportateurs de produits aquatiques (VASEP), la Suisse constitue un marché particulièrement intéressant pour les exportations vietnamiennes, grâce à son pouvoir d’achat élevé et à la demande de produits de qualité, dont l’origine est clairement traçable et qui sont issus de modes de production durables.

Parmi ces produits, les crevettes écologiques, en particulier celles élevées sous le couvert des forêts de mangroves, constituent l’un des produits pour lesquels le Vietnam dispose d’un avantage distinctif. Au-delà de leur valeur alimentaire, elles sont associées à la protection de l’environnement et aux moyens de subsistance des communautés locales, ce qui leur permet de se différencier sur le segment haut de gamme.

Outre les crevettes, le VEFTA devrait également offrir de nouvelles perspectives aux produits à base de pangasius, au thon transformé et à d’autres produits aquatiques à forte valeur ajoutée.

Toutefois, pour bénéficier des préférences tarifaires lorsque l’accord entrera en vigueur, les entreprises devront respecter les règles d’origine, les exigences en matière de sécurité sanitaire des aliments, de traçabilité et les normes de durabilité propres à chaque marché.

Au-delà des exportations, le VEFTA offre également une occasion importante de renforcer la coopération avec la Norvège et l’Islande, deux pays dotés de secteurs développés de la pêche, de l’aquaculture et de la transformation des produits aquatiques.

Selon la VASEP, les perspectives offertes par le VEFTA ne se limitent pas à la réduction des droits de douane. Elles résident également dans la possibilité de renforcer la compétitivité des entreprises vietnamiennes et de leur permettre de s’intégrer plus profondément dans les chaînes de valeur mondiales des produits aquatiques.

Pour exploiter efficacement les débouchés sur les marchés de l’AELE, les entreprises doivent accorder une attention particulière à la gestion des chaînes d’approvisionnement, à la constance de la qualité, à la stabilité des approvisionnements et à l’élaboration de stratégies commerciales adaptées à chaque segment de marché. Pour l’importation de matières premières destinées à la transformation et à la réexportation, elles doivent également étudier attentivement les règles d’origine et les conditions d’accès aux préférences tarifaires sur les marchés de destination.

À ce stade, le VEFTA doit encore achever les procédures de ratification avant de pouvoir entrer officiellement en vigueur. Selon les informations du ministère vietnamien de l’Industrie et du Commerce, les parties visent une mise en œuvre de l’accord dès le début de l’année 2027.

Dans un contexte de fluctuations persistantes des marchés internationaux des produits aquatiques, le VEFTA devrait contribuer à diversifier les débouchés, à élargir les sources d’approvisionnement en matières premières et à accélérer la transformation du secteur vietnamien vers une transformation plus poussée des produits, une plus forte valeur ajoutée et un développement durable.

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