Les touristes occidentaux sous le charme de la sieste en hammock dans le delta du Mékong

« Ce hammock est véritablement le plus confortable au monde. Je comptais simplement fermer les yeux dix minutes, et à mon réveil, le soleil se couchait déjà », confie un touriste australien après avoir expérimenté la sieste dominicale dans le sud du Vietnam.

Les touristes occidentaux sous le charme de la sieste en hammock dans le delta du Mékong. Photo: kenh14.vn
Les touristes occidentaux sous le charme de la sieste en hammock dans le delta du Mékong. Photo: kenh14.vn

Au plus fort de la chaleur estivale caractérisant le delta du Mékong, s'accorder un petit somme est une habitude partagée par la quasi-totalité des habitants. Les hammocks se balançant doucement sous des cocotiers verdoyants ou le long des ruelles ombragées font partie intégrante du paysage local. Ce mode de vie paisible et nonchalant est devenu une attraction inédite pour les voyageurs internationaux, qui n'hésitent pas à partager leur enthousiasme sur les réseaux sociaux.

Loin des itinéraires touristiques effrénés et des programmes chargés, de nombreux visiteurs étrangers choisissent désormais de faire une pause, de s'étendre dans un hammock suspendu et de se laisser bercer par une sieste réparatrice. Pour ces voyageurs venus de loin, grimper pour la première fois sur cette toile oscillante peut susciter un brin d'hésitation et de maladresse.

Pourtant, après seulement quelques balancements légers accompagnés d'une brise rafraîchissante venue de la rivière, la fatigue du voyage semble s'évaporer totalement. Outre cette sensation de détente absolue, les touristes apprécient de toucher du doigt une facette culturelle unique du Sud-Vietnam, empreinte de sérénité, de liberté et d'harmonie avec la nature.

Sur les forums de voyage et les réseaux sociaux, de nombreux Occidentaux partagent leurs impressions.

Taylor, un touriste venu d'Australie, se remémore son expérience : « La première fois que j'ai essayé de grimper dessus, j'ai galéré pendant au moins cinq minutes à cause de mon gabarit ; j'avais l'impression que mon dos ne rentrerait jamais. Mais une fois l'équilibre trouvé et le balancement amorcé, j'ai tout de suite compris pourquoi les habitants d'ici peuvent dormir si profondément sans matelas. C'est le lit le plus frais et le plus douillet de la terre. Je voulais juste m'assoupir dix minutes, et quand je me suis réveillé, le jour baissait déjà. »

Thomas, un Allemand, a même demandé à repartir avec son hammock : « J'ai toujours pensé que la sieste en hammock était réservée aux chats. Pourtant, après un déjeuner copieux et deux jus de coco, je me suis allongé et je m'en suis allé dans un sommeil profond sans même m'en rendre compte. Cette brise continue qui vous enveloppe procure une paix immense, c'est bien plus agréable que la climatisation de l'hôtel ! J'ai demandé à mon hôte s'il pouvait m'en céder un pour mes siestes chez moi. Il a été d'une générosité incroyable et me l'a offert sur-le-champ. »

Mark, un voyageur britannique, raconte : « Au début, en voyant ce fin filet suspendu entre deux cocotiers, j'étais sceptique et j'avais peur de basculer la tête la première sur le sol. Encouragé par la bienveillance de mon hôte, j'ai fini par me jeter à l'eau. À ma grande surprise, la toile a parfaitement épousé la forme de mon dos. Au milieu de l'après-midi étouffante, quelques mouvements de bercement et l'air frais du fleuve ont suffi à me plonger dans un sommeil lourd. »

Sophie, une touriste française, a eu l'occasion de tester le concept du « café-hammock » au bord de la route : « Je me suis arrêtée dans un petit boui-boui au bord de la route à Can Tho, complètement épuisée après près de deux heures de vélo à travers les villages. La tenancière ne parlait pas anglais, mais en voyant ma mine défaite, elle a souri et m'a désigné du geste un hammock vert déjà installé. Dès que je m'y suis allongée, au son du clapotis de l'eau et du chant des insectes dans le verger, j'ai compris tout le sens que revêt la sieste pour les habitants d'ici. »

Du côté des internautes vietnamiens, le pouvoir de séduction du hammock en plein été n'est plus à prouver, et personne ne s'étonne de voir les touristes succomber si facilement. Quang Tuấn raconte : « J'ai emmené un collègue allemand visiter ma famille à Bến Tre. Au départ, il regardait le hammock en plastique vert suspendu entre deux palmiers avec un air très méfiant, comme s'il craignait que ses 80 kg ne fassent céder la corde et qu'il ne se retrouve dans l'étang. J'ai dû lui faire une démonstration en m'allongeant moi-même pour lui prouver que c'était sans danger. Il a fini par s'y installer précautionneusement... pour ne plus jamais vouloir le quitter ! Dès que l'heure de la pause arrivait, il réclamait son retour au calme pour la sieste. »

Hong Hanh témoigne également : « L'année dernière, j'ai accompagné des amis américains dans le Sud. Le programme était ultra-chargé : marché flottant, visite des vergers, écouter le Don ca tài tu (chant folklorique vietnamien)... Au final, lorsqu'ils sont rentrés chez eux et qu'on leur a demandé ce qui les avait le plus marqués, ils ne se rappelaient le nom d'aucun monument, mais ils voulaient à tout prix s'acheter un hammock en toile de parachute à rapporter aux États-Unis ! Ils m'ont expliqué que dans ces hammocks, l'air circule de bas en haut et de gauche à droite, ce qui garde le dos au frais tout en offrant un confort inégalé.

Back to top