Promouvoir l’application des technologies à la recherche des restes des soldats morts pour la Patrie

La délégation du Comité de pilotage national 515, conduite par le général de corps d’armée Nguyen Van Gau, effectue une mission aux États-Unis afin d’accéder aux technologies de pointe utilisées pour rechercher et identifier les restes des soldats morts pour la Patrie.

Le général de corps d’armée Nguyen Van Gau prend la parole lors de la visite de travail à l’Université de Géorgie. Photo: ministère de la Défense
Le général de corps d’armée Nguyen Van Gau prend la parole lors de la visite de travail à l’Université de Géorgie. Photo: ministère de la Défense

Poursuivant son programme de travail aux États-Unis, la délégation conduite par le général de corps d’armée Nguyen Van Gau, membre du Comité central du Parti, vice-ministre de la Défense et vice-président du Comité de pilotage national chargé de la recherche, du regroupement et de l’identification des restes des soldats morts pour la Patrie (Comité de pilotage national 515), a effectué une visite de travail approfondie à l’Université de Géorgie et au sein de l’un des principaux établissements de médecine légale militaire des États-Unis.

Un écosystème technologique interdisciplinaire

L’Université de Géorgie dispose actuellement d’un modèle de recherche interdisciplinaire de premier plan consacré à la recherche et à la récupération des restes humains. L’équipe de recherche y a développé un écosystème scientifique intégré combinant étroitement histoire, anthropologie, archéologie, intelligence artificielle, capteurs chimiques, ADN environnemental, télédétection et géophysique. Les experts ont souligné que, dans des environnements caractérisés par une topographie complexe, aucune technologie prise isolément ne peut résoudre l’ensemble des problèmes, ce qui exige une coordination étroite entre les données historiques, les observations de terrain et les capacités de calcul modernes.

Lors des séances de travail approfondies, plusieurs solutions technologiques de pointe ont été présentées en détail, notamment les systèmes de radar à pénétration de sol. Afin de s’adapter aux caractéristiques des sols argileux humides du Vietnam, où l’atténuation des signaux est élevée, les scientifiques ont notamment intégré des capteurs magnétiques et des algorithmes de traitement d’images, permettant de détecter avec précision les perturbations stratigraphiques liées aux fosses communes.

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L’Université de Géorgie présente des solutions technologiques de pointe pour la recherche et la récupération des restes humains. Photo: ministère de la Défense

Le projet d’application des technologies à la recherche des restes humains, destiné à soutenir le Vietnam, bénéficie d’une attention particulière de la direction de l’université, qui a constitué une équipe de scientifiques de premier plan issus des disciplines concernées. Au cours des dix-huit derniers mois, cette équipe s’est rendue à plusieurs reprises au Vietnam et a élaboré un ensemble de solutions globales à forte dimension interdisciplinaire. Cette approche est considérée comme novatrice, car elle mobilise de multiples ressources et connaissances issues de différentes disciplines au service de la recherche et de l’identification des restes des soldats morts pour la Patrie.

Parmi l’ensemble de ces solutions, le Vietnam s’intéresse particulièrement à deux méthodes : l’ADN environnemental et l’identification des tombes mélangées par spectroscopie plasma, ainsi qu’aux solutions utilisant le radar magnétique et le radar à pénétration de sol.

Par ailleurs, un système mobile d’analyse de l’ADN environnemental permet de détecter sur le terrain les traces biologiques liées aux restes humains, aidant ainsi les équipes chargées des recherches à éviter des excavations de grande ampleur inutiles.

À cela s’ajoutent d’autres solutions technologiques, notamment des systèmes de laboratoire en boucle permettant une surveillance continue de l’environnement ; des technologies d’ablation laser combinées à la spectrométrie de masse et à la spectroscopie d’émission plasma, permettant d’analyser la composition chimique des os afin de distinguer avec précision les différents ensembles de restes dans les fosses communes ; ainsi que des applications de télédétection, des drones, de l’intelligence artificielle, des robots autonomes, de la géoarchéologie sous-marine et de la modélisation des écoulements des eaux souterraines.

Lors de la séance de travail, l’Université de Géorgie s’est engagée à transférer des technologies, à organiser des formations de courte durée au profit des forces vietnamiennes chargées des recherches et à partager des documents cartographiques.

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Vue de la séance de travail à l’Université de Géorgie. Photo: ministère de la Défense

L’expérience américaine en médecine légale militaire

Auparavant, la délégation avait effectué une visite et échangé des expériences pratiques au sein du Système de médecine légale des forces armées des États-Unis (AFMES), basé dans l’État du Delaware.

Dans les différentes unités fonctionnelles, la délégation a pu observer directement le fonctionnement de l’organisation, le système de gestion des données biologiques et les méthodes de conservation des échantillons de restes humains. Les échanges ont principalement porté sur l’application des techniques de médecine légale de nouvelle génération et sur les méthodes de gestion des dossiers au Laboratoire d’identification ADN des forces armées des États-Unis, spécialisé dans l’analyse ADN destinée à la recherche et à l’identification des militaires décédés.

Le Système de médecine légale des forces armées des États-Unis, connu sous son sigle AFMES, est chargé de fournir des services complets d’investigation médico-légale au Département de la Guerre ainsi qu’à d’autres agences fédérales.

Prenant la parole lors de la séance de travail, le général de corps d’armée Nguyen Van Gau a affirmé que l’application des avancées scientifiques et technologiques joue un rôle déterminant dans la mise en œuvre de la politique de reconnaissance et de gratitude envers ceux qui ont sacrifié leur vie pour la Patrie. Les informations et enseignements tirés de cette visite de terrain constituent une base importante pour permettre au Comité de pilotage 515 d’étudier, de conseiller et de proposer des solutions visant à perfectionner les procédures de médecine légale militaire au Vietnam.

Par ailleurs, l’adoption proactive des normes internationales en matière de gestion des données et des technologies d’analyse avancées devrait permettre de créer une avancée majeure et de renforcer les compétences professionnelles des centres d’analyse ADN du pays.

La mission de la délégation du Comité de pilotage national chargé de la recherche, du regroupement et de l’identification des restes des soldats morts pour la Patrie a permis de s’inspirer de nouvelles approches en matière d’application des technologies modernes. Elle contribuera également à améliorer et à normaliser les procédures d’expertise des restes des soldats morts pour la Patrie au Vietnam dans les temps à venir.

Le 13 août, heure locale, la délégation a également travaillé avec l’équipe de recherche de la Vietnam War Missing Initiative (VWAI), afin d’accélérer la coopération avec la partie américaine dans la réception de données et la mobilisation de ressources au service de la recherche et du regroupement des restes des soldats morts pour la Patrie, dans le cadre de la « Campagne des 500 jours et nuits d’intensification de la recherche, du regroupement et de l’identification des restes des soldats morts pour la Patrie ». Lors de cette séance de travail, l’équipe de recherche de la VWAI a remis à la délégation plusieurs documents concernant une fosse commune de soldats vietnamiens dans la zone de Con Tien, province de Quang Tri, lors des combats de 1967, ainsi que les premiers résultats de l’enquête sur une fosse commune située à la base d’appui-feu Blue en 1971.

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