Ceux qui préservent la culture villageoise

Au cœur du rythme de vie changeant chaque jour à Hue, les anciens đình (maisons communes) à travers les quartiers et communes subsistent encore silencieusement comme des « archives de la mémoire » de la communauté.

Ceux qui préservent la culture villageoise

Ce qui constitue « l'âme » de la maison commune n'est pas seulement l'architecture. Ce sont aussi les thủ từ (gardiens), les aînés, les détenteurs de sắc phong (décrets royaux), de gia phả (généalogies)... comme s'ils gardaient l'histoire vivante même de la communauté.

Des gardiens silencieux

À Hue, de nombreuses maisons communes conservent encore des hòm bộ (coffres) contenant des dizaines de sắc phong datant des dynasties Nguyen, ainsi que des registres fonciers et des généalogies remontant à plusieurs siècles. Au village de Cu Lai (ville de Hue), le rituel d'ouverture du coffre de décrets royaux et la numérisation des documents généalogiques ne sont pas seulement des activités administratives, mais un moment sacré où les descendants se tournent vers leurs racines.

Monsieur Hoang Dau, le gardien de la maison commune, a partagé : « Les habitants de Hien Luong, où qu'ils aillent, se souviennent de la maison commune. Car c'est là que se trouvent les ancêtres du métier, les aïeux ». Il nous a montré les décrets royaux reconnaissant les mérites des prédécesseurs, ceux qui ont fondé le village et transmis le métier. À Hien Luong, la maison commune est indissociable de la vie quotidienne.

Maintenir le fil de la mémoire

Rencontrant les journalistes dans la cour de la maison commune, Monsieur Le Hua (président du conseil du village), âgé de plus de 80 ans, se rend pourtant régulièrement à la maison commune chaque jour. Il ne détient ni décrets royaux ni généalogies, mais il garde autre chose : une mémoire vivante. Il a confié : « Je ne suis pas le gardien officiel, mais je considère la maison commune comme ma propre maison. Quand j'étais petit, j'écoutais mon grand-père raconter l'histoire de la fondation du village. »

Cependant, la vie moderne modifie la façon dont les gens s'attachent à la maison commune. Les activités communautaires d'autrefois se font plus rares. Beaucoup de jeunes grandissent, quittent le village pour étudier ou travailler, et ont peu d'occasions de revenir. Monsieur Toan a confié : « Les jeunes sont très occupés maintenant. »

Au cœur du rythme de vie changeant chaque jour à Hue, les anciens đình (maisons communes) à travers les quartiers et communes subsistent encore silencieusement comme des « archives de la mémoire » de la communauté. Ce sont aussi les thủ từ (gardiens), les aînés, les détenteurs de sắc phong (décrets royaux), de gia phả (généalogies)... comme s'ils gardaient l'histoire vivante même de la communauté.

Le rôle du sujet de la conservation

De nombreux programmes de restauration et de soutien des autorités ont aidé les maisons communes à être mieux réparées et préservées. Mais la participation de la communauté reste le facteur décisif. Sans les habitants, le patrimoine perdrait sa signification vivante.

C'est pourquoi la mise en valeur des individus tels que les gardiens, les détenteurs de généalogies... est de plus en plus privilégiée. Ils sont considérés comme les « sujets de la conservation », ceux qui empêchent la rupture du patrimoine. Grâce à eux, la culture villageoise de Vietnam, malgré les vicissitudes du temps, conserve toujours ses valeurs fondamentales dans le flux de la vie contemporaine.

NDEL
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