Cette performance témoigne de la résilience de l’économie vietnamienne et de l’efficacité des politiques de gestion dans un contexte international marqué par de nombreuses incertitudes. La croissance a été soutenue à la fois par l’offre et par la demande.
Du côté de l’offre, les trois principaux secteurs économiques ont contribué à la dynamique de croissance. L’agriculture, la sylviculture et la pêche ont poursuivi leur développement grâce à la restructuration de la production, à l’application des nouvelles technologies et à une meilleure gestion des activités agricoles et aquacoles.
L’industrie et la construction demeurent le principal moteur de la croissance. L’industrie manufacturière a progressé de 10,23 % au cours des six premiers mois de l’année, portée par la reprise des commandes à l’exportation, notamment dans les secteurs de l’électronique, de l’informatique, de la métallurgie et de l’automobile. La production et la distribution d’électricité, tout comme le secteur de la construction, ont également enregistré une forte progression.
Le secteur des services a poursuivi sa reprise malgré la hausse des coûts des matières premières.
Du côté de la demande, la consommation finale a augmenté de 8,15 % au premier semestre, tandis que la consommation des ménages a progressé de 9,48 %, soutenue par le redressement des activités de tourisme, d’hébergement, de restauration et de loisirs. Les habitudes de consommation évoluent également vers des produits plus respectueux de l’environnement et des services à plus forte valeur ajoutée.
L’investissement a constitué un autre levier majeur de la croissance. Les investissements publics se sont accélérés, en particulier dans les grands projets d’infrastructures, entraînant dans leur sillage les investissements privés.
Les échanges commerciaux ont également poursuivi leur progression, avec une hausse de 27,1 % du commerce extérieur. Les exportations ont augmenté de 21 %, tandis que les importations ont bondi de 33,4 %, principalement en raison de l’accroissement des achats de matières premières, de composants électroniques et d’équipements destinés à la production, aux centres de données et aux applications d’intelligence artificielle.
Selon l’Office national des statistiques, les moteurs traditionnels de la croissance – investissement, production, exportations et consommation – continuent de jouer un rôle central. Parallèlement, de nouveaux relais, tels que les sciences et les technologies, l’innovation et l’économie numérique, montent progressivement en puissance. À ce stade, ils demeurent toutefois des facteurs de soutien et nécessitent des réformes institutionnelles, des ressources humaines hautement qualifiées et un écosystème d’innovation plus performant pour devenir de véritables moteurs de croissance.